Étranger

Japon : Franchir une nouvelle barrière

Les Japonais alternent, depuis 1998, entre une élimination précoce et un huitième de finale. Ils voudraient que ça change. En mieux, évidemment.

Jamais qualifié pour la Coupe du monde jusqu’en 1998, le Japon n’a plus manqué de phase finale depuis l’édition organisée en France. Devenus un poids lourd de la Confédération asiatique, les Samouraïs bleus sont quasiment un candidat déclaré, si ce n’est un participant certain, au grand rendez-vous tous les quatre ans. Maintenant, c’est plus loin qu’ils regardent.
Depuis vingt ans, leur horizon se bouche soit juste derrière le rideau du 1er tour, soit à l’écueil des huitièmes de finale. Ils avaient appris en France, avec trois défaites en autant de rencontres. Ils avaient surpris chez eux, terminant 1ers de leur groupe en 2002 avant de baisser pavillon (1-0) face au futur 3e (la Turquie) en huitièmes de finale.
Sauront-ils fendre l’armure et voir les quarts en Russie ? Au départ, c’est aussi pour cela que la Fédération japonaise est allée chercher Coach Vahid (Halilhodzic). Le Bosnien venait de mener l’Algérie jusqu’en huitièmes au Brésil, en affichant un jeu assez séduisant pour marquer les esprits sur tous les continents. Mais entre l’ancien buteur du FC Nantes et du Paris SG et le pays du Soleil Levant, la greffe, en fait, n’a jamais pris.
Vahid Halilhodzic a « des problèmes personnels ». A régler chez lui, en Bosnie. Il a failli rendre son tablier avant le dernier match. Il a longtemps été contesté au Japon. La qualification acquise laisse, pour le moment, le débat au fond du placard mais il se dit que les relations sont plutôt fraîches entre le sélectionneur et les leaders du groupe (Shinji Kagawa, Keisuke Honda…). Qui, c’est vrai, ont paru un peu en dedans au cours des qualifications.
Pas mal d’interrogations s’évaporent donc au-dessus du wok mais on sait que dans la configuration « tournoi », avec des joueurs semblables à des guerriers et une équipe prête à mourir sur le champ de bataille, le coach n’a pas son pareil pour motiver ses troupes. Alors, les Japs en quarts ? Ce serait un sacré coup de sabre dans le fil du yoyo.

L’homme à suivre : Shinji Kagawa
Il a un peu plus de mal cette saison au Borussia Dortmund, où il se bat pour sa place de titulaire et éprouve des difficultés à jouer les matches dans leur intégralité. Il est à la lutte avec Gonzalo Castro, Nuri Sahin, Julian Weigl et Mario Götze et c’est vrai que la concurrence n’est pas neutre. Mais quand il retrouve le maillot bleu et le blason de l’équipe nationale, c’est toujours un autre homme. Shinji Kagawa, c’est la star de l’équipe au Japon. Celui qui est devenu, à 17 ans, le plus jeune joueur du pays à signer professionnel (c’était au Cerezo Osaka). Celui qui a joué à Manchester United, qui est devenu une valeur sûre de la Bundesliga et du foot en Europe. Bientôt 100 sélections ? En Russie, si tout va bien. Shinji, c’est un monstre au pays des Samouraïs.

Classement FIFA : 44

1er tour
Le 19 juin à 14h, Stade de Mordovie à Saransk : Japon-Colombie
Le 24 juin à 17h, Stade d’Ekaterinbourg : Japon-Sénégal
Le 28 juin à 16h, Stade de Volgograd : Japon-Pologne

Visa mondial
• Superficie : 377 915 km2
• 126,4 millions d’habitants
• Capitale : Tokyo
• Fédération : Japan Football Association
• Année de fondation : 1921
• Affiliation FIFA : 1929
• Couleurs : maillot, short et bas bleu marine
• Equipementier : Adidas

Le chiffre : 4
Comme le nombre de victoires des Samouraïs bleus en phase finale de Coupe du monde… en 17 matches, ce qui ne fait pas énorme quand même.

Comment ils jouent
Coach Vahid ne dépareille pas. Son 4-3-3 est bien rôdé et même lorsqu’il effectue ses essais de laboratoire, le Bosnien ne touche pas à son système. Avec une équipe qui fleure bon le pays de France quand même. Déjà dans son staff, avec Jacky Bonnevay et Cyril Moine, mais aussi dans le onze type avec deux acteurs majeurs de la L1 : Hiroki Sakai, la droite sushi de l’OM, et Eiji Kawashima, le portier sashimi du FC Metz. Sans parler de l’accent unique du général en chef… Sinon, ce sont onze samouraïs façonnés par Halilhodzic : discipline, équilibre et lâchage des chevaux en contres.

Leurs éliminatoires
Zone Asie
Tour final – 1er du groupe B
20 pts, 6 v, 2 n, 2 d, 17 bp-7 bc
1.09.2016 : Japon-Emirats Arabes Unis 1-2 (Keisuke Honda)
6.09.2016 : Thaïlande-Japon 0-2 (Genki Haraguchi, Takuma Asano)
6.10.2016 : Japon-Irak 2-1 (Genki Haraguchi, Hotaru Yamaguchi)
11.10.2016 : Australie-Japon 1-1 (Genki Haraguchi)
15.11.2016 : Japon-Arabie Saoudite 2-1 (Hiroshi Kiyotake s.p., Genki Haraguchi)
23.03.2017 : Emirats Arabes Unis-Japon 0-2 (Yuya Kubo, Yasuyuki Konno)
28.03.2017 : Japon-Thaïlande 4-0 (Shinji Kagawa, Shinji Okazaki, Yuya Kubo, Maya Yoshida)
13.06.2017 : Irak-Japon 1-1 (Yuya Osako)
31.08.2017 : Japon-Australie 2-0 (Takuma Asano, Yosuke Ideguchi)
5.09.2017 : Arabie Saoudite-Japon 1-0

Le coach
Vahid Halilhodzic
65 ans – Bosnien
En poste depuis mars 2015
« Cela aurait pu être pire, on ne va pas se plaindre. Le premier match contre la Colombie sera déterminant. La Pologne compte une perle avec Robert Lewandowski. Je connais bien le Sénégal et il faudra trouver la parade face à leurs grands gabarits. »

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