Étranger

Islande : Tout feu, tout flamme ! (1)

L’Islande vient, pour la première fois de son histoire, de se qualifier pour la phase finale d’un tournoi majeur et c’est tout un pays qui chavire. Le boss de la sélection, lui, voit déjà plus loin.

Vous vous en souvenez peut-être. Au printemps 2010, un immense nuage de cendres causé par l’éruption du volcan Eyjafjöll, tout là-haut en Islande, avait entraîné pendant quelques jours la plus vaste fermeture de l’espace aérien depuis la Seconde Guerre mondiale. Les vingt-huit aéroports français n’avaient pas échappé à la paralysie. Alors, attention parce qu’en juin prochain, cela pourrait de nouveau cracher le feu !
Pas de nuage de cendres en vue, cette fois, juste une équipe d’Islande qui va investir la France après s’être, pour la première fois de son histoire, qualifiée pour la phase finale d’un tournoi majeur. Tout simplement énorme quand on sait que les adversaires en poules se nommaient, entre autres, République Tchèque, Pays-Bas ou Turquie, aux références footballistiques autrement plus consistantes que les iliens du nord. Mais ces derniers ont battu ces trois géants « at home » et ils se sont également imposés sur les terres bataves ! Gigantesque pour le pays le moins peuplé – et de loin, avec ses… 329 000 habitants  ! – des vingt-quatre invités au grand raout du début de l’été. « Je pense qu’être une si petite nation nous a aidés, estime le boss, Lars Lagerbäck. C’est plus facile de contrôler tout se qui se passe et le pays entier est toujours derrière vous. »
Quand Lagerbäck avait débarqué sur la « Terre de Glace », il avait insisté pour nommer au poste de co-sélectionneur (et non d’adjoint) Heimir Hallgrimsson. Depuis, les deux hommes ont toujours travaillé main dans la main, s’appuyant notamment sur la génération qui s’était qualifiée pour l’Euro Espoirs 2011 afin de former le groupe qui s’apprête à décoller, destination France.
Un peu tendre pour un tournoi de ce niveau ? Le « vieux » Eidur Gudjohnsen est convaincu du contraire. « Ce ne sont plus des gamins. Les gars ont 25-26 ans maintenant. Ils comptent pas mal de sélections et ils ont emmagasiné de l’expérience. Ces jeunes sont devenus des hommes depuis un moment déjà. » Et on va dire qu’avec ces jeunes hommes, Lars Lagerbäck est persuadé de pouvoir encore écrire quelques belles pages parmi les dernières du livre de sa carrière. « On vise toujours la victoire, lance-t-il, et nous ne sommes pas nerveux à l’idée d’affronter les grands d’Europe. Nous avons attrapé de gros poissons (ndlr : normal pour des Islandais !) durant les deux dernières campagnes qualificatives (Mondial et Euro). On ne compte pas s’arrêter là. »
Tout feu, tout flamme à 67 ans. Cette bonne maladie semble décidément contagieuse et pourrait en enrhumer certains, placés sur leur route, dans quelques mois…

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