Étranger

Islande : A l’abordage !

Deux ans après leur première phase finale internationale, voilà les Vikings qualifiés pour leur première Coupe du monde. On n’arrête plus le progrès !

Leur présence à l’Euro avait fait sourire. Avant le début du tournoi, beaucoup de mauvaises langues ricanaient, ciblant leur légitimité, l’ouverture à 24 équipes, la troisième zone de l’Europe du foot qui était invitée au grand banquet… Puis la phase finale a démarré. Sur le terrain, ils n’ont plus fait rire personne pendant qu’autour, leurs fans laissaient, en quelques semaines, une trace indélébile en guise de marque de fabrique.
Depuis l’Euro 2016, le « clapping » est devenu non seulement un mot courant de la langue française mais aussi et surtout une nouvelle célébration de la victoire. On a encore vu les Bleus « clapper » en octobre dernier, après le match contre la Bulgarie qui les qualifiait pour la Russie, au Stade de France. Deux ans plus tard, les vrais détenteurs des droits de la chose ont une nouvelle occasion d’exporter leur savoir-faire. A Moscou et aux alentours, ça devrait faire comme partout. Premier Euro en 2016, première Coupe du monde en 2018. Du bruit, beaucoup de bruit.
Question football, Heimir Hallgrimsson a repris seul le témoin qu’il tenait à quatre mains avec Lars Lägerback. Le Suédois avait transformé la maison du sol au plafond pour mener les Islandais à l’Euro. Il lui a laissé les clés depuis mais ça ne dépareille pas. Rien ne change, en fait, sinon l’expérience qui gonfle. Celle d’un groupe qui se connaît par cœur depuis de longues années. La génération prend un peu de bouteille mais les figures fortes sont toujours vaillantes et l’arrivée d’Horour Magnusson (24 ans) au poste d’arrière latéral prouve que l’on sait aussi se renouveler au pays des volcans.
Ça se fait à doses homéopathiques mais c’est aussi la principale force du groupe. Pour mieux illustrer l’idée que plus personne ne les prend à la légère, on rappellera ici que nos amis Vikings ont quand même envoyé les Croates de Luka Modric and co disputer les barrages… Et que la Turquie et l’Ukraine pleurent toutes les larmes de leur corps après les avoir croisés en qualifs. Le grand vainqueur de cette poule plutôt relevée s’appelle l’Islande.
Ils ne faisaient plus rire personne, ils vont finir par faire peur. Ils partent à l’abordage de la Russie. Et il ne partent jamais seuls. Ça devrait clapper fort en juin sur la Place Rouge.

L’homme à suivre : Gylfi Sigurdsson
Un milieu de terrain complet. Un Islandais né avec le virus du ballon. Teigneux et rugueux comme un Viking, il est surtout un technicien de haut niveau, capable de faire basculer un match à lui seul, notamment grâce à sa qualité de passe. Il joue légèrement plus défensif avec la sélection qu’il ne le fait dans son club d’Everton mais le départ de Ronald Koeman de son poste d’entraîneur va peut-être lui offrir un nouveau rôle pour la seconde partie de saison. Compte tenu de ses matches en Premier League, chez des Toffees à la peine cette saison, on aimerait presque le voir évoluer chez un membre du « Big Four » ou « Five ». Les places y sont très chères mais quelque chose nous dit qu’il trouverait la sienne sans problème.

1er tour
Le 16 juin à 15h, Stade du Spartak à Moscou : Islande-Argentine
Le 22 juin à 17h, Stade de Volgograd : Islande-Nigeria
Le 26 juin à 20h, Stade de Rostov : Islande-Croatie

Visa mondial
• Superficie : 103 125 km2
• 334 000 habitants
• Capitale : Reykjavik
• Fédération : Knattspyrnusamband Íslands
• Année de fondation : 1947
• Affiliation FIFA : 1947
• Couleurs : maillot bleu à bande rouge sertie de blanc, short bleu, bas bleus à bande rouge sertie de blanc
• Equipementier : Errea

Le chiffre : 26
Le nombre de buts marqués par Eidur Gudjohnsen (en 88 sélections). Le meilleur buteur de l’histoire de l’Islande faisait encore partie des 23 pour l’Euro il y a deux ans. Mais là, ça paraît plus compliqué. Il vient de s’engager à Pune, en Inde.

Comment ils jouent
L’indécrottable 4-4-2 islandais poursuit son bonhomme de chemin. Il ira jusqu’en Russie. Hannes Halldorsson met toujours les gants. Il en fallait bien un, sur l’île, qui accepte d’aller dans les buts. La charnière Ragnar Sigurdsson-Kari Arnason veille, enfin surtout dans le domaine aérien. Birkir Saevarsson peut paraître un peu léger défensivement mais c’est un bon joueur de couloir quand son équipe est en possession du ballon. Le reste ? De la trempe de Viking et la classe de Gylfi Sigurdsson. Un vrai bon, celui-là.

Leurs éliminatoires
Zone Europe
1er du groupe I
22 pts, 7 v, 1 n, 2 d, 16 bp-7 bc
5.09.2016 : Ukraine-Islande 1-1 (Alfreo Finnbogason)
6.10.2016 : Islande-Finlande 3-2 (Kari Arnason, Alfreo Finnbogason, Ragnar Sigurdsson)
9.10.2016 : Islande-Turquie 2-0 (Elmar Bjarnason, Alfreo Finnbogason)
12.11.2016 : Croatie-Islande 2-0
24.03.2017 : Kosovo-Islande 1-2 (Björn Sigurdarson, Gylfi Sigurdsson)
11.06.2017 : Islande-Croatie 1-0 (Horour Magnusson)
2.09.2017 : Finlande-Islande 1-0
5.09.2017 : Islande-Ukraine 2-0 (Gylfi Sigurdsson 2)
6.10.2017 : Turquie-Islande 0-3 (Johann Gudmundsson, Birkir Bjarnason, Kari Arnason)
9.10.2017 : Islande-Kosovo 2-0 (Gylfi Sigurdsson, Johann Gudmundsson)

Le coach : Heimir Hallgrimsson
50 ans
Islandais
En poste depuis novembre 2013 (co-sélectionneur avec Lars Lägerback jusqu’à l’Euro 2016, seul en poste depuis)
« Jouer contre l’Argentine et Lionel Messi, pour le premier match de l’Islande en Coupe du monde, c’est romantique et très sympa. Nous espérons rendre les gens heureux. Nos supporters vont venir en nombre, ils seront les stars du Mondial. »

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