Étranger

Ils ont fait 2014 : Philipp Lahm, le boss des champions

Prénom : Philipp. Nom : Lahm. Poste : Défenseur. Club : Bayern Munich. À signaler : champion du monde.

2014 comme le couronnement d’une carrière hors normes. OK, Philipp Lahm avait tout gagné avec le Bayern Munich en 2013. OK, il était considéré depuis plusieurs années déjà comme le meilleur arrière latéral de la planète. Le qualificatif « latéral » en question n’est pas une particule bon chic bon genre mais un constat : le garçon est aussi redoutable, depuis de longues saisons, dans le couloir gauche que dans le couloir droit. Question d’équilibre, sans doute. D’intelligence, surtout.
La nouveauté de 2014, c’était ce replacement, initié par Pep Guardiola au Bayern et repris par Joachim Löw en sélection. Lahm a joué milieu défensif. Lui, le spécialiste du couloir, le roi de la bande blanche, reconverti en sentinelle, plein axe, du haut de son 1,70 m ? Fallait non seulement y penser mais encore plus l’oser ! Résultat ? Bingo ! En plus d’être intelligent, le garçon dispose d’un sacré bagage technique. Aussi, il s’est mué en premier relais de jeu.
Dans cette philosophie de possession chère à Guardiola, Lahm s’est transformé en Xavi bavarois. En Xavi de la Mannschaft, aussi. Du moins jusqu’au 8e de finale contre l’Algérie (2-1 a.p.). Les Allemands ne l’ont pas trop montré mais ils se sont fait drôlement peur face aux Fennecs, tout feu, tout flamme, de Coach Vahid. À partir des quarts de finale et du duel face aux Bleus (1-0), Joachim Löw a remis Lahm à son poste de prédilection. Brassard autour du bras mais couloir droit. Et il faut bien le dire, ç’a tout changé.
L’Allemagne est devenue, d’un coup, plus forte, plus joueuse. Plus « Machine ». Plus tout. Et l’Allemagne est allée au bout. Avec le meilleur arrière latéral du monde, qui a fait un bout de chemin au milieu avant de rebasculer à droite. Un capitaine désormais retraité en sélection. Philipp a eu droit aux éloges et aux hommages en tous genres en septembre, lors des retrouvailles de l’équipe nationale avec son public. Il a droit à un prix spécial, aussi, pour l’ensemble de son œuvre.
Un couronnement individuel ne ferait pas plus tâche que ça. Après tout, il est bon partout.
Même si la qualité du joueur ne fait pas l’ombre d’un doute et qu’elle ne suscite même pas le débat, difficile d’imaginer le Bavarois truster l’une des trois premières places du podium du Footballeur de l’année. Il est sacrément polyvalent, oui, mais ne joue pas attaquant et n’enquille pas 50 buts par saison. Il l’a dit lui-même : « La star de l’Allemagne, c’est l’équipe. » Donc, pas lui.

Un chiffre : 562
Le nombre de passes réussies par Philipp Lahm au cours de la Coupe du monde au Brésil. C’est tout simplement le meilleur total de la compétition. Pas que capitaine, le boss de la Mannschaft !

Populaires

To Top