Étranger

Ils ont fait 2014 : Neymar, Le Corcovado du Barça

Nom : Neymar. Nationalité : Brésilien. Poste : Attaquant. Club : FC Barcelone. À signaler : 4e de la Coupe du monde.

Avec 7 buts en 342 minutes de jeu en Liga en début de la saison, Neymar progressait à un rythme « messiesque » : 1 but toutes les 49 minutes ! Un ton en-dessous de Cristiano Ronaldo, qui atteint des cîmes encore plus élevées depuis septembre mais à très, très haute altitude quand même. Après une première saison d’adaptation, où il s’est mis au service du collectif et de l’Argentin, sans se préoccuper de son bilan personnel, et où il a connu plusieurs longues semaines d’absence en raison de problèmes à la malléole (et la Coupe du monde toujours en tête), Neymar joue désormais sans retenue. Et comme par hasard, son entente avec la « Pulga » devient de plus en plus délicieuse pour les yeux, indigeste pour leurs adversaires.
Paris avait battu le Barça à la mi-octobre ? Oui mais là aussi, dans cette incandescence où la magie des soirs d’Europe s’était invitée au Parc, le duo avait fait des étincelles. Et pas qu’un peu. Quelle vitesse d’exécution et quelle intensité… technique, jusqu’à ce bijou d’intérieur pied droit, hors de portée de Salvatore Sirigu, pied ouvert et poteau rentrant. Le Brésilien se balade sur tout le front de l’attaque, avec une préférence naturelle pour le côté gauche, et se montre toujours très intelligent dans ses déplacements. Ça, c’est côté Catalogne. Comment occulter sa Coupe du monde, au cours de laquelle il a porté le Brésil à lui seul, guide, leader et maître à jouer, à 22 ans, au milieu des briscards trouillards (Thiago Silva) et des moutons bigleux, avec Fred et Hulk en chefs du troupeau ?
Là aussi, les stats parlent pour lui, avec ses quatre buts gros comme des chênes qui cachaient la forêt. Dans l’implication et la gestion de l’événement, oui, ses 22 berges pesaient bien plus. Sa sortie (vertèbre fracturée) en 8es de finale contre la Colombie (2-1) n’a pas seulement fait pleurer le Brésil, elle a également plongé la sélection dans le désarroi le plus complet. Le chêne est tombé, le no man’s land s’est retrouvé à découvert. Les absents n’ont pas toujours tort. Ce n’était, bien sûr, pas de son fait, il n’était pas sur la pelouse contre l’Allemagne, en demi-finales, à Belo Horizonte. À l’heure des bilans, il a eu bien raison.
Au-delà de la Coupe du monde et même si son duo de feu avec Messi semble prendre corps, il n’a pas franchement pesé plus que ça lors de sa première année au Barça. Bien sûr, il a connu plusieurs stops dans sa saison, en raison des blessures, mais on était en droit d’attendre plus de lui. Un triplé contre le Celtic en poules, un soir de carton au Camp Nou, et une passe décisive à l’Etihad Stadium en 8es de finale de la Ligue des champions contre Manchester City. Un but en quarts contre l’Atletico Madrid et puis plus rien, au retour, à Vicente Calderon. Comme un gros trou dans la feuille.

Un chiffre : 16
Le nombre de passes réussies par Neymar dans la surface de réparation adverse lors de la Coupe du monde. Et tout ça, en 457 minutes de jeu seulement puisqu’il s’est arrêté, fauché dans le dos, contre la Colombie en huitièmes de finale. En y ajoutant ses 4 buts (et sa passe décisive), on comprend mieux l’ultra-dépendance de la Seleçao vis-à-vis de lui.

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