Étranger

Ils ont fait 2014 : Lionel Messi, Bioman au pays du football

Prénom : Lionel. Nom : Messi. Nationalité : Argentin. Poste : Attaquant. Club : FC Barcelone. À signaler : vice-champion du monde.

Les chiffres, encore et toujours. On le dit de retour au top de sa forme depuis quelques semaines. Voir son « but de jeu vidéo » marqué au Parc des Princes face au Paris SG. Avec 26 pions et 15 passes décisives en 27 matches de Liga en 2014, Leo Messi a remis les pendules à l’heure. Chacune de ses prises de balle est un coup de fusil. Chaque changement de rythme est un coup de poignard. On le sait, tout le monde le sait mais tout le monde continue de se faire hacher menu.
Autant électron libre avec Luis Enrique qu’elle l’était avec Tata Martino, la « Pulga » vagabonde sur le terrain, marche – un peu – mais crée toujours autant d’étincelles. De vraies fulgurances. Il devait dépasser Raul au classement des meilleurs buteurs de l’histoire de la Ligue des champions avant Noël. C’était écrit. C’est fait. L’histoire ne dit pas s’il sera n°1 ou n°2 puisque Cristiano Ronaldo est toujours dans les parages.
Et puis, toujours pour relativiser les états de forme, on peut ajouter que Leo a intégré Neymar dans son jeu et ses arabesques offensives. Il marque un peu moins ? Oui, six buts lors des sept premières journées de championnat, par exemple. Question de relativité, encore. Mais il cumule les passes décisives : sept sur la même période dont une majorité destinée au Brésilien. Ça mérite un gros plus.
Cela reste toujours une photographie, un instantané de l’année. Le problème, s’agissant de la Coupe du monde disputée au Brésil, c’est que l’instantané reste gravé dans le marbre. Au mieux pour l’éternité, au moins pour quatre ans. À l’heure des distinctions individuelles et de la distribution des lots, c’est toujours pareil. Une Coupe du monde dessine presque à elle seule les contours du bulletin.
Alors, certes, Leo s’est hissé jusqu’en finale, en portant l’Argentine lors du 1er tour. Il l’a même sauvé d’un sacré traquenard grâce à un coup de patte en toute fin de match contre l’Iran (1-0). Certes, Leo a mis les bouchées doubles comme jamais auparavant avec le maillot ciel et blanc, notamment en 8es de finale, avec cette percée folle au bout de la prolongation (1-0 contre la Suise), offrande pour Angel Di Maria en supplément. Mais après, plus rien.
Pas de coup de griffe en quarts de finale, face aux Belges (1-0). Encore moins en demi-finales (0-0, 4-2 t.a.b. contre les Pays-Bas), où Javier Mascherano a pris les rênes de l’équipe. On s’était dit qu’en finale… Mais non. Patatras, un zéro pointé qui se termine par le triomphe allemand (1-0 a.p.). Et surtout, avec cette impression de distance entre Leo et l’événement. Le Maracana, c’est grand mais vu des tribunes, il ne paraissait pas concerné. Voir sa tête éberluée en apprenant qu’il était désigné meilleur joueur du tournoi. La FIFA peut continuer à se ridiculiser comme elle veut, on ne la lui fait pas.
Revoyez sa tête à la fin du match, aussi. Lui, comme beaucoup d’autres, savait très bien qu’il n’avait rien à faire sur l’estrade. À l’échelle du joueur, c’est un petit moins mais un petit moins qui compte beaucoup.

Un chiffre : 251
Le nombre de buts marqués par Telmo Zarra, attaquant de l’Athletic Bilbao des années 40, en championnat espagnol. Un record que Leo a battu (258 ce 24 décembre).

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