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France 2016-17 : Les Princes sacrés (1/2)

Si la Ligue 1 s’incline devant la classe monégasque, elle a aussi été portée par le trio ASM-Paris-Nice qui a dansé une sacrée carmagnole. Vite, la suite.

Ce n’était pas gagné, franchement, à y repenser. Paris qui croque tout et qui ne laisse même plus une miette. Un Grand Chelem par-ci, une valise par là. Vous vous souvenez ? Le temps était à l’hégémonie et même le suspense avait rendu l’âme… Les seules questions concernaient le prochain record que les Parisiens allaient faire tomber, le nombre de points d’écart, un record aussi sans doute, avec le valeureux dauphin. Il y avait Paris et les autres. Des temps anciens. La Ligue 1 2016-17 s’est écrite au pluriel. C’était Paris avec les autres. Paris à la lutte. Paris battu, même. Le pari fou de l’AS Monaco, qui a réussi l’exploit de se hisser dans le dernier carré de la Ligue des champions après deux tours préliminaires en juillet et août, tout en volant sur le championnat. Champions mais pas que, les Monégasques de Leonardo Jardim. Il y avait belle lurette que le Rocher n’avait pas dansé. Jamais il n’avait fait valser les défenses adverses à ce point. Des cartons en veux-tu, en voilà. Des buts à la pelle, des joueurs qui sourient en jouant.
Le champion 2017 est une équipe joueuse, volontairement tournée vers l’avant, qui aura donc claqué la bagatelle de 107 pions en 38 rencontres de championnat. Trois petites défaites au compteur et un rythme de croisière un cran au-dessus des standards du genre. Paris, dans la peau du dauphin, aurait été champion avec ses 87 points si la sarabande monégasque n’était pas passée par là. Au final, c’est une Ligue 1 excitante jusqu’au bout qui s’est offerte avec, en guise d’invité au bal, un OGC Nice qui a caracolé en tête jusqu’à Noël, dans l’élan de Lucien Favre et d’un jeu chatoyant et coloré. Les Azuréens, 3es au final, ont le droit de rêver à la Ligue des champions, même s’il leur faudra passer par deux tours préliminaires. Ils peuvent demander conseil à leurs voisins princiers, qui ont forcément de beaux souvenirs à leur conter.
L’Olympique Lyonnais est une nouvelle fois sacré champion de France des réseaux sociaux – enfin, surtout Jean-Michel Aulas. L’OL a laissé trop de défaites sur son chemin pour espérer une place sur le podium. Sept équipes ont perdu moins de matches (Monaco, Paris, Nice, Marseille, Bordeaux, Saint-Etienne et Rennes). Parfois, la 4e place est celle du malheureux. La leur est un peu plus vernie. L’OM a également réussi son pari fou. Un peu fada, oui, quand on se souvient de la situation du club phocéen début août, quand Frank McCourt avait signé le chèque du rachat, ou même début octobre, quand Rudi Garcia avait succédé à Franck Passi sur le banc, à deux jours du Clasico au Parc des Princes. Les Olympiens sur la cinquième marche, c’est l’espoir de retrouver l’Europe. Mais il faudra bien négocier le barrage du mois d’août. A Bordeaux également, les parfums enivrants des soirs d’Europe s’invitent de nouveau dans l’air. Il faudra aussi franchir les préliminaires. C’est la validation du très bon travail de Jocelyn Gourvennec et de son staff (qui ont prolongé leur bail).
On peut encore noter le retour d’entre les tombes du FC Nantes, remis sur les rails par Sergio Conceicao après une parenthèse René Girard qui était morte dans l’œuf. Pourquoi Waldemar Kita lui a-t-il proposé le bébé ? Ça reste une question en suspens… A Saint-Etienne, le virage s’annonce serré. C’est celui de l’après-Christophe Galtier. A Rennes, c’est toujours la même ligne droite. Linéaire, sans obstacle, sans ambition. A moins que Yoann Gourcuff mais bon… Une plongée dans la seconde partie du tableau nous emmène à Lille. Lille ? Un sacré flop quand même. Mais le LOSC, c’est maintenant Marcelo Bielsa, alors on met quelques bières dans la glacière et on patiente, histoire de voir. Mention « Bien » encore pour Antoine Kombouaré à Guingamp et Stéphane Moulin à Angers, qui n’est vraiment pas passé loin d’une victoire en Coupe de France. Paris, champion déchu, a gardé la main cette saison sur les Coupes nationales.

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