Étranger

Face-à-face : Edinson Cavani VS Zlatan Ibrahimovic, droit aux buts

A gauche, Edi le Cav’, le poil qui se rebiffe. Cador à Paris qui martyrise les chiffres. A droite, Ibra le Zlatan. Chauffé au bois de Suède, qui prolonge le plaisir mais pas que, à MU. Mais au fait, entre les deux meilleurs buteurs de l’histoire du Paris SG, qui est le plus fort ?

PALMARÈS

Edinson Cavani
Les concernant, il y a un palmarès identique qui compile les titres remportés par le PSG au cours de leur histoire commune à Paris et c’est déjà conséquent. Et sinon ? L’Uruguayen a aussi un titre de meilleur buteur du Calcio, en 2013 avec Naples, et une Coupe d’Italie en 2012. Surtout, l’insolent affiche une Copa America avec l’Uruguay, remportée en 2011. Et là, tout Zlatan qu’il est, on rabaisse son caquet. Non, mais.
8/10

Zlatan Ibrahimovic
On lui enlève un point car il a beau faire le beau, il n’aura jamais rien gagné avec la Suède. Bon, OK, c’était avec la Suède… où il est quand même le meilleur buteur de la sélection avec ses 62 pions en 116 sélections. Autrement, il a gagné partout où il est passé. Même à Manchester, où il vient de marquer un doublé en finale de la Coupe de la Ligue. Il est insolent, il parle fort mais il peut. Et il prend un point de plus, évidemment.
9/10

SUR LA SAISON

Edinson Cavani
Le départ de Sa Majesté Zlatan aurait pu le brider, comme une lanière bien serrée autour du cou, prête à accentuer la pression à la moindre occasion manquée. Au contraire, l’Uruguayen a repris le collier au PSG avec une assurance de jeune premier. Il caracole en tête du classement des buteurs de la Ligue 1 et pourrait vite rattraper « Ibra » sur le trône des buteurs parisiens mais aussi en Ligue des champions, où il était en tête à l’issue de la phase de poules avec Lionel Messi. Un crack, c’est tout. Ça vaut un vrai point de plus.
10/10

Zlatan Ibrahimovic
Le départ de Sa Majesté Zlatan aurait pu sonner le glas d’une carrière en majuscules. On y a cru quand, au début de l’automne, il est devenu aphone à Manchester, quand MU balbutiait un peu son football et que José Mourinho cherchait la bonne formule. Mais les temps ont changé. Il a rajeuni depuis les fêtes, il s’est amusé contre Saint-Etienne en UEFA (il adore Stéphane Ruffier, vraiment) et il a offert la Coupe de la Ligue aux Red Devils grâce à un doublé contre Southampton. Mais ça vaut un vrai point de moins par rapport à son successeur à Paris.
9/10

MENTAL

Edinson Cavani
Il se fait matraquer, souvent, par des détracteurs qui n’ont sans doute jamais joué au foot de leur vie. Il prend pour les autres, parfois, quand Paris tourne moins rond et qu’on le désigne comme le principal responsable. Mais il est là, toujours debout, en première ligne, à réciter son football, c’est-à-dire sa façon à lui de jouer. Toujours la bonne attitude. A son niveau, ce n’est plus l’envie de bien faire, c’est l’envie de faire mieux. Juste énorme.
10/10

Zlatan Ibrahimovic
Il est comme son ancien coéquipier à Paris : pas facile, voire impossible d’enlever un point quand on connaît sa capacité de concentration, de réaction, cette faculté de toujours se relever, quand bien même il aurait trébuché. Ça lui arrive de manquer un match ? Oui et c’est le premier à le dire. Dans le rayon des champions, il joue des coudes pour prendre la position préférentielle. Tête de gondole, le chasseur suédois.
10/10

FRAPPE ET TECHNIQUE

Edinson Cavani
Le seul point sur lequel on a envie de le voir progresser. S’il marque vite et bien, l’avant-centre parisien excelle surtout dans le jeu en une touche de balle. C’est lancé et à la réception d’un ballon accéléré qu’il est le meilleur. Peut-être ce qui se fait de mieux sur la planète foot, d’ailleurs. Sur la première prise de balle, quand il faut marquer sans contrôle, il n’a presque pas de concurrence. Mais ça se complique lorsqu’il faut contrôler, se retourner ou juste cajoler le ballon. « Edi » joue pour marquer, pas pour jouer.
7/10

Zlatan Ibrahimovic
C’est surtout pour sa technique balle au pied qu’il s’est très vite singularisé dans sa carrière. Avec cette facilité à régner dans les plus petits périmètres, face aux plus petits gabarits, lui qui trône à près de deux mètres. C’est un peu comme le couple moteur, le rapport poids-puissance. Le sien est hors normes. Sa frappe est un modèle et une encyclopédie, il peut marquer avec toutes les surfaces du pied. Il apprécie particulièrement le talon. Très adroit sur coup franc aussi. Mais alors, un point en moins ? Oui, pour sa feuille blanche en phase finale de C1…
9/10

JEU DE TÊTE ET PHYSIQUE

Edinson Cavani
Ce n’est pas un monstre des surfaces. Sa chevelure de Jésus et ses joues creuses le rendent même, parfois, un peu maigre. Mais c’est une illusion. Cavani est une bête de travail et une machine à courir, à presser, à monter dans les tours. Toujours à l’aise quand la tension artérielle monte, il conserve sa lucidité quand les autres crachent leur dernière Valda. Si son jeu de mouvement et de rupture lui offre plus naturellement des occasions dans le jeu au pied, il est très adroit de la tête, notamment quand il fouette et parvient à redonner de la vitesse à son ballon, en pleine extension. Enfin, il n’est jamais blessé. Ce qui veut tout dire.
10/10

Zlatan Ibrahimovic
On sent bien que les années passent, que le temps fait son œuvre aussi sur lui. Il a modifié son jeu et il a même drôlement reculé au cours de sa dernière saison à Paris, se découvrant des talents de meneur de jeu, en marchant. Difficile de définir clairement son jeu de tête, il peut marquer de la poitrine ou d’une reprise acrobatique à des hauteurs que certains n’atteindront jamais en pleine extension. C’est peut-être là – et c’est un paradoxe – qu’il aurait pu claquer encore plus de buts s’il avait privilégié la reprise de la tête. C’est comme s’il dégageait moins d’assurance avec son front qu’avec le reste de son corps.
9/10

Verdict
Edinson Cavani : 45/50
Zlatan Ibrahimovic : 46/50

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