Équipe de France

Euro 2016 : Irlande, l’Eire de rien

Le fighting spirit sera de sortie à l’Euro. Bonne nouvelle pour le tournoi et pour les Irlandais, à condition de faire mieux qu’il y a quatre ans…

Ils ont dû patienter un peu plus longtemps que les autres. Doublés par l’Allemagne et la Pologne dans leur groupe de qualification, les Irlandais sont passés par la case « Barrage » afin de composter leur billet pour la France. Alors forcément, la validation n’en a été que plus belle.
En matant la Bosnie-Herzégovine, les hommes de Martin O’Neill (un Irlandais du Nord à la tête de la République d’Irlande, il fallait oser…) et tout l’Aviva Stadium de Dublin ont basculé dans l’ivresse quand Björn Kuipers, l’arbitre néerlandais de la rencontre, a sifflé la fin du match. Même Roy Keane, l’adjoint d’O’Neill, a souri, c’est dire ! Tous contents de faire partie des 24. « Je ne pourrais pas être plus fier de mes joueurs, ils ont été admirables dès le début des éliminatoires. Ils sont formidables, ils veulent toujours jouer pour leur pays », a alors déclaré un O’Neill aux anges.
Une campagne au cours de laquelle l’armée verte a tout de même trouvé le moyen de battre l’Allemagne à Dublin. Accidentel ou prémonitoire ? John O’Shea s’en balance, l’important est ailleurs pour lui aussi. Et l’important est en France. Lui était soulagé d’avoir passé le cut. « Nous avons été mis sous une pression énorme par les Bosniens mais nous avons tenu, comme nous l’avions fait chez eux. C’est très particulier. L’ambiance dans le stade a été incroyable ! Nous savons que nos supporters vont voyager pour nous soutenir (nous aussi) et ils n’ont pas à aller très loin ! »
Il va y avoir du vert dans les rues de France en juin. Et c’est tant mieux. En revanche, il faudra que les Irlandais montrent autre chose qu’il y a quatre ans en Pologne, où ils avaient erré comme des âmes en peine entre Gdansk et Poznan. Trois défaites, un petit but marqué et neuf dans la musette. Franchement pas à la hauteur de leurs supporters.
La griffe O’Neill, qui était peut-être le plus à même de prendre la succession de Giovanni Trapattoni, et la dynamique du barrage peuvent reverdir encore un peu plus le maillot à l’heure de la phase finale. Ce ne sera pas de trop.

Eurostar : Jonathan Walters
Double buteur en barrage contre la Bosnie-Herégovine, l’attaquant de Stoke s’est mué en sauveur de la nation, celui qui a envoyé l’Irlande à l’Euro. Un changement de statut presque obligatoire et qui s’affirmait peu à peu dans les dernières sorties du onze vert. Martin O’Neill en a fait son nouveau titulaire à la pointe de l’attaque, ce qui n’est pas une mince affaire quand on sait que le précédent taulier dans la place se nommait Keane, Robbie Keane. Pareil à Stoke où Jonathan montre les dents et où Mark Hughes, son coach, le préfère régulièrement à Peter Crouch, pas un perdreau de l’année mais pas le premier venu non plus. A 32 ans, il va disputer sa seconde phase finale mais sa première dans la peau d’un titulaire. Puissant, athlétique, gaillard : bref, la panoplie complète de l’attaquant « so british », capable de coups d’éclat mais surtout doté d’une volonté à toute épreuve. Le fighting spirit estampillé numéro 9, quoi. A voir.

Le chiffre : 67
Le nombre de buts inscrits par Robbie Keane avec le maillot vert, en 143 sélections. Le meilleur buteur irlandais de l’histoire sera aussi le meilleur en activité à l’Euro, devant Zlatan Ibrahimovic (62 buts en 111 sélections).

Classement FIFA : 31e

Comment ils jouent
Shay Given s’est blessé au genou en octobre et on ne revient pas aussi vite à 39 ans qu’à 19. N’empêche, on veut croire que Martin O’Neill fera confiance à l’expérience du gardien de Stoke s’il se remet à temps. Dans le 4-2-3-1 irlandais, Robbie Brady et Seamus Coleman ferment les couloirs alors que John O’Shea porte le brassard en même temps que la défense à bout de bras. James McCarthy est un milieu relayeur box to box, aussi bien à Everton qu’avec sa sélection. Wes Hoolahan, le vétéran de Norwich, joue presque toujours en soutien des attaquants. Bon pied, bon œil. Et devant, derrière Jonathan Walters, il y a la vitesse de Shane Long et de Jeff Hendrick qui peuvent créer quelques différences. Du Premier League premier cru, tout ça. En y ajoutant Robbie Keane, évidemment…

Le sélectionneur : Martin O’Neill
• 63 ans
• Nord-Irlandais
• En poste depuis novembre 2013
• Poste précédent : Sunderland
« Cela n’aurait pas pu être plus difficile. L’Italie, qui aurait dû être dans le chapeau 1, l’équipe classée n°1 mondiale, la Belgique plus la Suède. Ce seront de grands matches pour les fans mais les pires pour nous. C’est bien de rencontrer la Suède d’entrée, jouons à fond et ne regrettons rien. Nous allons fomenter quelque chose en espérant coller à nos plans. »

Cote Planète Foot : 2

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