Équipe de France

Euro 2016 : Angleterre, roule Britannia !

Malgré une cascade de blessures, les « Three Lions » ont mangé tout crus leurs adversaires au cours de la phase qualificative pour l’Euro. De quoi leur donner des idées ?

Si Roy Hodgson a utilisé trente-trois joueurs durant la campagne qualificative pour l’Euro, ce n’est pas dû à un goût effréné pour le turnover ou parce qu’il était à la recherche du groupe idoine, non, ce sont bien les événements – contraires – qui ont dicté sa conduite, confronté qu’il a été à une invraisemblable cascade de blessures. Et pas des petit bobos. Souvent, c’était du lourd. Parmi les plus notables, on peut signaler le cas de Daniel Sturridge qui, victime de blessures à répétition qui se sont terminées par une opération de la hanche, n’a pas joué une seule minute au cours de ces éliminatoires.
Danny Welbeck, lui, avait débuté la campagne et plutôt bien (cinq matches, six buts) avant d’être stoppé net en avril dernier, le genou en compote. Depuis, il n’a pas remis le maillot des « Three Lions » et il n’a carrément pas remis les pieds sur un terrain de foot. Pour le jeune Luke Shaw, qui était en train de s’imposer au poste de latéral gauche, le déplacement de Manchester United chez le PSV Eindhoven, en Ligue des champions mi-septembre, a été fatal : double fracture tibia-péroné et une indisponibilité évaluée, au moins, à six mois. Plus récemment, Jack Wilshere (cheville) en a pris pour trois mois. Pour Phil Jagielka (genou), ce sera deux mois. Et on pourrait poursuivre la litanie.
Et pourtant, paradoxe de la situation, malgré cette incroyable série de coups vraiment durs, l’Angleterre a été la première équipe à obtenir, sur le terrain, son billet pour l’Euro (dès le 5 septembre après une victoire 6-0 à Saint-Marin). Mieux, Wayne Rooney et les siens ont été les seuls, au cours de la phase qualificative, à réussir le carton plein : 10 matches, 10 victoires, 31 buts marqués, 3 encaissés. « Gagner tous nos matches éliminatoires n’a vraiment pas été une chose facile, savoure Roy Hodgson, le sélectionneur. On peut être fiers de notre parcours. On n’a jamais rien lâché jusqu’à la dernière rencontre en Lituanie (succès 3-0) où il y avait pas mal de novices, par la force des choses, dans le groupe. Ces jeunes ont réalisé un travail extraordinaire et ils ont renforcé leurs chances d’être du voyage en France. »
Cette « new wave » est parvenue à s’engouffrer dans la brèche entrouverte pour creuser son sillon, à l’image du défenseur John Stones, du buteur Harry Kane, du délicieux milieu Ross Barkley ou de la dernière trouvaille, toujours au milieu, Dele Alli, étonnant de justesse technique à seulement 19 ans. Le sélectionneur a d’ailleurs annoncé la couleur : « Je ne prendrai, pour l’Euro, que des joueurs à 100% de leurs moyens. Pas question d’emmener un gars qui n’aurait pratiquement pas joué, juste parce qu’il est talentueux, en espérant qu’il puisse miraculeusement retrouver toutes ses sensations. Non, ce ne serait pas sérieux. »
Si ce bon Roy ne confie pas ouvertement ses ambitions, le milieu de Swansea Jonjo Shelvey a mangé le morceau. « Le coach, explique-t-il, nous a dit que quel que soit l’adversaire, on devait rester nous-mêmes et continuer à gagner. Que nous pouvions encore élever notre niveau de performances et qu’avec cette équipe, il n’y avait aucune raison de ne pas viser la victoire finale. Il le veut et je suis sûr qu’on le peut. » Alors, roule Britannia !

Eurostar : Wayne Rooney
Le 8 septembre dernier, Wayne Rooney, capitaine de Manchester United et du team England, est un peu plus rentré dans l’histoire du football anglais dans le cadre prestigieux du mythique stade de Wembley. C’était à l’occasion d’un match des éliminatoires pour l’Euro 2016, contre la Suisse, sans trop de pression pour les « Three Lions » qui avaient validé leur billet pour la France trois jours plus tôt. C’est pourtant un jour dont Rooney se souviendra. En transformant, en fin de rencontre, un penalty, son cinquantième but sous le maillot de l’équipe nationale – depuis, il en a ajouté un autre, portant le total à 51 -, il est devenu le meilleur buteur de l’histoire de la sélection anglaise, dépassant Bobby Charlton ancien capitaine de Manchester United dont le record datait de 1970. « Il s’agit d’une grande joie, un grand moment pour moi et ma famille, a-t-il détaillé après coup. J’en suis extrêmement fier. En étant un peu égoïste, je dirai qu’il s’agit d’une soirée très spéciale pour moi, que je n’oublierai jamais. Quand les filets ont tremblé, j’ai été un peu submergé par l’émotion. Je le répète, c’est un grand moment dans ma vie comme dans ma carrière. » Et maintenant ? Wayne la gâchette, qui a remporté tous les trophées possibles avec les Red Devils mais jamais rien en sélection, veut voir plus loin. « A la limite, je serais prêt à échanger tous ces buts contre la médaille du vainqueur, l’été prochain, à l’Euro. »

Le chiffre : 10
De tous les participants aux éliminatoires de l’Euro 2016, le team de Roy Hodgson est le seul à avoir réussi le carton plein : dix matches, dix victoires ! Nobody is perfect but The Three Lions.

Comment ils jouent
Roy Hodgson a souvent opté pour un 4-3-3, éventuellement modulable en 4-2-3-1, au cours de la phase qualificative à cet Euro. Mais il n’est pas allergique au 4-4-2. Ce qui laisse beaucoup de portes ouvertes. En défense, Joe Hart n’a pas de concurrence, l’expérimentée paire Gary Cahill-Phil Jagielka part avec une longueur d’avance mais une association Cahill-Chris Smalling peut aussi être envisagée. A gauche, le très prometteur Luke Shaw bénéficiait des faveurs du pronostic avant d’être fauché en plein vol, victime d’une double fracture tibia-péroné à la mi-septembre, en Ligue des champions. Durée de son indisponibilité : six mois minimum. Au milieu, c’est solide avec Jordan Henderson et inspiré avec Jack Wilshere et la révélation Ross Barkley. Enfin, devant, Raheem Sterling et Theo Walcott doivent faire parler leur vitesse et Wayne Rooney son expérience.

Classement FIFA : 9e

Le sélectionneur : Roy Hodgson
• 68 ans
• Anglais
• En poste depuis mai 2012
• Poste précédent : West Bromwich
« Chris Coleman et le Pays de Galles font du bon travail. Peu importe l’équipe du chapeau 4, cela aurait été de toute façon compliqué, donc autant jouer un voisin. La Russie et la Slovaquie seront intéressantes, je n’ai jamais croisé ces formations par le passé. Nous allons les étudier, d’ici juin, pour en savoir le plus possible. Les Gallois sont très bien organisés avec Ashley Williams, Aaron Ramsey et Gareth Bale, de grands joueurs européeens. »

Cote Planète Foot : 4

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