Équipe de France

Euro 2016 : Albanie, la toute première fois

Qualifiés pour la première fois de leur histoire pour une phase finale internationale, les Albanais ont déjà réussi leur exploit. Ils s’avancent donc sans aucune pression vers la France.

C’est une première historique et forcément, un exploit à considérer à la mesure de ce pays d’à peine 3 millions d’habitants. L’Albanie, que l’on apprend à placer sur la carte du monde grâce à son équipe de foot, a réussi l’impossible. Quitter les dernières places, accrocher autre chose qu’un chapelet de défaites ? C’était déjà le cas lors des deux ou trois dernières campagnes qualificatives. Mais là, ils ont franchi le pas.
D’abord en remportant trois points sur tapis vert après avoir vécu l’enfer en Serbie (un pugilat éclata après qu’un drone avec le drapeau de « la Grande Albanie » eut survolé la pelouse à Belgrade). Surtout, en rapportant des victoires plus que des défaites, dont une du Portugal, historique elle aussi, en septembre 2014.
C’est une équipe qui grandit, qui s’est débarrassée de ses complexes et qui aborde sereinement son premier Euro, comme en témoigne Lorik Cana, le capitaine, le guide, le grand frère. « Allons en France pour montrer nos valeurs et franchissons le 1er tour », a réagi le défenseur central du FC Nantes au soir de la qualification (une victoire sans trembler en Arménie). Au moins, on ne pourra pas dire, nous les Français, que l’on ne savait pas.
Si les points avaient compté lors de nos deux dernières confrontations, les Albanais nous en auraient pris trois sur quatre. Il y eut un nul presque flatteur pour les Bleus, en novembre 2014 à Rennes, tant les Albanais s’étaient procuré des occasions. Et une défaite vilaine, certes mais logique en juin dernier chez eux. Ils adorent accrocher les gros à leur tableau de chasse. Hyper solidaires en défense, toujours agressifs au pressing. Et pour eux, en juin, il n’y aura que des gros.

Eurostar : Lorik Cana
Le plus Français des Albanais est aussi le capitaine de l’équipe et le joueur le plus expérimenté du onze rouge et noir. Longtemps à Paris, longtemps à Marseille puis longtemps à la Lazio, Lorik a trimballé sa silhouette en Angleterre (Sunderland) et en Turquie (Galatasaray). Avec des fortunes diverses mais toujours la même implication et le même sens du devoir collectif. Un dévouement qu’il développe encore un peu plus quand il enfile le paletot de la sélection, avec laquelle il devrait dépasser les 90 capes lors de l’Euro. Pas un mince exploit mais un juste retour des choses pour un vrai bon pro, souvent décrié et étiqueté joueur dur, ce qui n’est pas faux, mais aussi un phare vers lequel on peut se tourner, même en cas de gros temps. A Nantes, où il est arrivé cette saison (« Le FCN, c’est parfait pour moi avant l’Euro »), on ne s’en plaint pas. En juin, le phare éclairera partout, sur les pelouses mais aussi en dehors. Il connaît la France par cœur.

Le chiffre : 45
En pourcentage, la possession de balle de l’Albanie lors de la phase éliminatoire. Avec l’Irlande du Nord, Cana et ses potes sont ceux qui ont eu le moins le ballon dans les pieds parmi les 24 qualifiés.

Classement FIFA : 38e

Comment ils jouent
Bas, en bloc, en réduisant les espaces. Avec un 4-1-4-1 en forme de toile d’araignée. Avec ces deux lignes qui s’étirent sur toute la largeur du terrain, façon doubles rideaux rembourrés. C’est Lorik Cana, le capitaine, qui dirige la défense, autrement dit l’équipe dans son ensemble, étant entendu que les Albanais sont programmés pour subir, comme ils l’ont d’ailleurs très bien fait contre les Bleus, tant en France que chez eux (victoire 1-0 en juin dernier). Ils commettent pas mal de fautes mais restent très disciplinés dans le marquage et le placement, notamment sur coups de pied arrêtés. Ils n’ont pris que 5 buts en 8 matches. Et en additionnant les deux matches contre les Bleus (1-1, 1-0), ils en auraient encaissé seulement 6 en 10 rencontres. Plutôt pas mal.

Le sélectionneur : Giovanni de Biasi
• 59 ans
• Italien
• En poste depuis décembre 2011
• Poste précédent : Udinese (ITA)
« Je ne suis pas inquiet car je savais qu’en étant dans le chapeau 4, nous allions affronter des équipes de qualité. On rencontre le pays hôte, qui sera l’un des favoris pour la victoire finale. La Suisse et la Roumanie sont deux équipes très solides. Notre force : nous n’avons pas de pression. Tout ce que nous ferons sera exceptionnel. C’est une expérience très importante pour nous.»

Cote Planète Foot : 2

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