Étranger

Et Dieu créa Zlatan (10)

Il est le joueur le plus cher de l’histoire en transferts cumulés, le joueur le mieux payé de l’histoire du football français, la personnalité numéro 1 en Suède, où il a fait de son prénom une marque déposée. Bienvenue sur la planète Zlatan.

Bientôt classé monument historique
Client permanent du Bristol puis de l’Intercontinental Opéra à son arrivée à Paris en juillet (deux des palaces les plus chers de la capitale), Zlatan – euh, surtout sa femme… – voulait habiter dans Paris. Après plus de 80 visites, le couple n’avait toujours rien trouvé à sa convenance. Il a été question d’emménager Villa Montmorency, dans le XVIe arrondissement, où il aurait eu pour voisins les Sarkozy mais le propriétaire ayant fait flamber les prix, Zlatan a renoncé. On a ensuite évoqué le calme du Parc Chauchard à Versailles, une propriété privée qui abrite quelques luxueuses demeures mais l’information a été démentie. Il semblerait que la famille Ibrahimovic ait finalement trouvé son bonheur à Paris, comme elle le désirait, plus précisément avenue Montaigne. Pas facile d’en savoir plus puisque Laurent Demeure, le président de Coldwell Banker France et Monaco, chargé de dénicher le bien, a carrément signé une clause de confidentialité. « Tout ce que je peux dire, c’est que Zlatan Ibrahimovic a besoin d’un endroit pour se reposer et se ressourcer. Il s’imagine davantage dans le Paris glamour. Il souhaite un bel immeuble haussmannien, une décoration moderne, des services high-tech et un standing équivalent à celui d’un hôtel international cinq étoiles, avec un parking en sous-sol. » Ces petits soucis domestiques ne l’ont pas empêché d’éclabousser de son talent ses premières sorties parisiennes. On parle du terrain, là.

Lac, montagne et bardage bois
La rumeur de l’acquisition d’une île en Suède (pour la chasse, une autre de ses passions) a été démentie par Zlatan en personne. On peut le croire car le garçon a tout de même de quoi s’occuper avec son parc immobilier. S’il loue en France, Ibrahimovic achète en effet en Suède. Une maison le faisait rêver à Malmö quand il était gamin (photo). Il l’a acquise en 2007 mais l’aurait remise en vente. Aujourd’hui, il préfère la chaleur du bois. « Ibra » fait construire dans les montagnes du Jämtland. Maison en bois, donc, avec vue sur le lac et les montagnes environnantes, à Kälamannsjön, avec un garage de 50 m2 notamment. Coût de la construction : 2,2 millions d’euros pour 127 m2 seulement. A ce prix-là, les poignets des portes et les robinets doivent briller jaune… Son futur voisin, Dan Olofsson, un milliardaire suédois, possède son propre parcours de golf dans le jardin.

Le Mondial de l’auto dans son garage
« Ce n’est quand même pas le club qui va décider avec quelle voiture je dois venir à l’entraînement ! Moi, je conduis comme un fou. Une fois, en Espagne, j’étais à 325 km/h avec les flics au cul. Et je les ai lâchés ! » Ibrahimovic n’a pas laissé un souvenir impérissable au FC Barcelone, la Guardia Civil catalane ne s’en souvient pas non plus… Elle ne l’a jamais revu. Quand Zlatan est au volant, ça va encore plus vite que sur les pelouses. Dans le garage ? Plusieurs Ferrari dont une Enzo (plus de 500 000 euros) et une 360 Spider. On y trouve aussi une Porsche Cayenne, une Carrera GT, une Lamborghini Merciélago, un Hummer, un Q7 et un S8 pour le rayon Audi. Sans oublier la touche patriotique avec sa Volvo C30 T5 préparée. Non, mais !

Le plus cher de l’histoire en transferts cumulés
Son transfert au PSG n’a pas fait trembler les murs des records en matière d’indemnités (20 millions d’euros, moitié moins que Thiago Silva). Normal pour un trentenaire. Oui mais Zlatan, de Malmö à Paris, c’est en tout 170 millions d’euros dépensés. Presque le double du plus gros transfert de l’histoire, les 93 millions investis par le Real Madrid pour acheter Cristiano Ronaldo à Manchester United. C’est le FC Barcelone qui aura signé le plus gros chèque en 2009 : près de 70 millions à l’Inter Milan, dans un très coûteux échange avec Samuel Eto’o. 170 millions, donc, 7 équipes (Malmö, Ajax Amsterdam, Juventus Turin, Inter Milan, FC Barcelone, Milan AC et Paris SG) et le titre de champion partout, excepté à Malmö !

Zlatan, marque déposée
Puisqu’on n’est jamais trop prudent et parce qu’il n’y a pas de petites économies, même sur la planète Zlatan, Ibrahimovic est, depuis 2003, le seul à pouvoir commercialiser son prénom. Zlatan est en effet une marque déposée en Suède. Estimant que toute publicité mentionnant « Zlatan » lui faisait référence, il a fait enregistrer son prénom à l’Office national suédois.

Plus gros salaire de l’histoire de la Ligue 1
Les Galactiques du Real Madrid Zinédine Zidane, Luis Figo, Ronaldo ou David Beckham émargeaient à 6 millions d’euros annuels. C’était il y a dix ans. Une éternité et trois mondes d’écart avec la fiche de paie de Zlatan à Paris : 14,5 millions d’euros nets d’impôts. Il gagne le triple de Lisandro Lopez, Yoann Gourcuff ou Javier Pastore, les trois autres plus gros salaires de Ligue 1. Parmi les footballeurs, seul Samuel Eto’o (20 patates annuelles à l’Anzi Makhachkala) touche plus que lui en salaire.

Un ambassadeur mondial de Nike
Il est, avec Cristiano Ronaldo, la principale star à porter les chaussures Mercurial Vapor Superfly. Sur les siennes, il fait toujours inscrire les prénoms de ses deux enfants : Vincent et Maximilian. Avec Nike, Zlatan participe au projet de fondation d’un terrain de foot à Rosengard, son quartier d’enfance. L’année suivante, il finance tous les équipements de son premier club de quartier, le FBK Balkan, à Malmö. Là-bas depuis, les kids jouent aussi en Nike, de la tête aux pieds. Sans parler des versements reçus par le premier club d’« Ibra » à chacun de ses transferts, en vertu de la règle FIFA qui veut que chaque club reverse au club formateur un pourcentage de la vente sur un transfert à l’étranger.

Un manoir pour Noël
L’an passé, « Ibra » a régalé. Pour les fêtes de fin d’année, le Père Noël a dû réussir à passer par la cheminée : il avait loué un manoir de plus de 700 m2 ! A 11 000 euros la réservation, il y avait assez de place pour tous les invités, le foie gras et les oies farcies.

Plus fort que Harry Potter
Fallait le faire… En Suède, Ibrahimovic a fait mieux que le sorcier le plus vendu de l’histoire en librairie. Sortie il y a tout juste un an, son autobiographie, intitulée « Jag är Zlatan Ibrahimovic » (Moi, Zlatan Ibrahimovic), s’est révélée l’un des succès les plus inattendus et fulgurants de l’histoire de l’édition en Suède. Au total, plus de 500 000 exemplaires vendus ! La surprise ne s’arrête pas là puisque cet ouvrage écrit avec la collaboration du journaliste David Lagercrantz a été nominé pour le prix August, le plus prestigieux prix littéraire suédois. Un livre à fleur de peau, de son enfance à Rosengard, la banlieue pas rose de Malmö où il vit le jour et grandit, à certaines répliques mémorables dont il a le secret, comme cette répartie « audiardesque » à une journaliste suédoise : « Il faudrait dix autres Zlatan dans l’équipe pour gagner l’Euro ». Le livre est désormais disponible en français.

Zlatan et Helena, couple le plus business de Paris
Zlatan a rencontré sa femme sur un parking. Il l’empêchait de sortir avec sa Ferrari… Mannequin, vraie businesswoman, réputée très dure en affaires, la bombe blonde (11 ans de plus que son chéri, elle en a 42, il en a 31) a délaissé le monde de la mode pour mieux conseiller sa mégastar de mari dans la gestion de son image. Dix ans plus tard, le couple file droit, tout comme Maximilian et Vincent, leurs deux enfants.

Carmine « Mino » Raiola, le tout puissant
Carmine Raiola est l’un des agents les plus puissants du monde du foot, à l’instar d’un Jorge Mendes (l’agent de Cristiano Ronaldo, Mourinho…). Dans son portefeuille : Mario Balotelli, Marek Hamsik et bien sûr Zlatan, sa poule aux œufs d’or. Il aurait accumulé près de 15 millions d’euros rien que sur les transferts du Suédois, qu’il a connu jeune et sans agent à l’Ajax. Amsterdam, là où tout a commencé pour Raiola, simple pizzaiolo au « Napoli », le restaurant de ses parents à Haarlem, juste à côté. En sympathisant avec quelques joueurs et dirigeants de l’Ajax et en se montrant particulièrement convaincant et fort en gueule, Raiola a monté son empire. Cela lui a pris moins de 10 ans, avec comme premier gros client Pavel Nedved. Il est devenu l’un des agents les plus redoutés tant une moindre prise de parole de sa part peut ébranler les murs. Ceux du Barça ont tremblé quand « Ibra » était en conflit avec Pep Guardiola. Récemment, Michel Platini, le président de l’UEFA, en a pris pour son grade. « C’est un incompétent. Platini n’a jamais fait quelque chose d’important pour le football, seulement des choses utiles à lui-même. S’il avait eu suffisamment de courage, il aurait essayé de changer des choses. Alors, mon dernier message au patron de la mafia sera : « Arrêtez de critiquer mes joueurs et allez au diable ! » » Raiola ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnaît.

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