Équipe de France

Espagne 2016-17 : Mano a mano pour un couronnement de roi

Le combat des chefs entre le Real et le Barça a presque éclipsé tous les autres et s’est étiré jusqu’aux derniers rounds de la saison.

Trois points. Une victoire de différence. Si la saison du Real Madrid a battu des records d’efficacité (nombre de victoires consécutives notamment, voir par ailleurs), si la Maison Blanche a parfois donné l’impression, dans le déroulé de la course, de faire cavalier seul, il a fallu attendre les derniers tours du circuit pour mettre un visage définitif sur le vainqueur. Une incertitude entretenue par un Barça parfois à la limite, lui, de l’essoufflement et de cette sensation de fin de cycle, mais un Barça toujours là, dans la roue, jamais loin de l’aspiration.
Le bolide a toussé, Luis Enrique a même annoncé, dès le début du printemps, qu’il rendrait son tablier à la fin mais avec les chevaux M, S et N dans le moteur (Lionel Messi, Luis Suarez, Neymar), il reste toujours un rapport poids-puissance propice à établir des différences. La sortie de route en forme de crash-test, en quarts de finale de la Ligue des champions, n’aura donc pas freiné les ardeurs des « Culé » dans leur quête. Ils ont fait l’essentiel de la course derrière. Mais ils n’auront perdu de vue la victoire finale que dans les derniers hectomètres.
Pour le Real, la victoire est d’autant plus belle que ce 33e titre est aussi le premier depuis 2012. Cinq ans. Une éternité à Madrid. La 33e est aussi celle de « Zizou », qui a confirmé que ses cinq premiers mois de coach, en 2016, n’étaient pas un accident, encore moins un hasard. Juste un début. Voilà « ZZ », après un an et demi dans la fonction, à la tête d’un palmarès d’ogre centenaire : 1 Liga, 2 C1, 1 Supercoupe d’Europe, 1 Mondial des clubs… A ce rythme, il va vraiment finir aux côtés de George Clooney pour vanter les mérites d’un café expresso. « What else », ça sonnerait « bieng »…
Derrière les deux mastodontes, l’Atlético de Madrid ne s’est pas mêlé à la lutte ce coup-ci, trop préoccupé par son aventure européenne, peut-être, ou par son manque de profondeur de banc, sans doute. Avec un recrutement bloqué jusqu’en janvier par le TAS, l’avenir proche des Matelassiers, auxquels Antoine Griezmann a juré très vite et peut-être un peu maladroitement fidélité, reste une énigme.
Pareil pour le FC Séville, où Jorge Sampaoli a vécu une belle histoire qui est malheureusement déjà finie. Les Sévillans ont mené grand train jusqu’en février et les huitièmes de finale de la C1 contre Leicester, avant de connaître un mortel coup de mou. A bloc jusqu’en février avant de s’écrouler : vraiment un disciple de Marcelo Bielsa, le Jorge, nouveau sélectionneur de l’Albiceleste.
Une mention spéciale pour les amis basques : la Real Sociedad, qualifiée pour l’Europa Ligue, s’est distinguée comme l’une des plus belles équipes de la saison. L’Athletic Bilbao, 7e, devra pour sa part passer par les préliminaires pour espérer ramener l’Europe à San Mames cet automne. Enfin, un tacle appuyé à Valence, qui n’arrive pas à sortir de la nasse, et au Deportivo la Corogne qui flirte depuis plusieurs saisons avec la zone de relégation.

Le chiffre : 93
En millions de dollars (un peu plus de 82 millions d’euros), le pactole engrangé par Cristiano Ronaldo au cours des douze derniers mois en contrats et revenus publicitaires, selon une étude publiée par le magazine américain « Forbes » début juin. Ce qui fait de « CR7 » le sportif le mieux payé du monde pour la seconde année consécutive. Le Portugais devance le basketteur américain LeBron James (86 M$) et Lionel Messi (80 M$).

Le podium des buteurs
1. Lionel Messi (FC Barcelone), 37 buts
2. Luis Suarez (FC Barcelone), 29 buts
3. Cristiano Ronaldo (Real Madrid), 25 buts

Carton bleu : Le Real dans les 40es rugissants
Quarante matches sans défaite. C’est la nouvelle marque de référence établie par le Real Madrid cette saison. Soit une unité de plus que le précédent record, détenu jusque-là par le rival barcelonais. On parle toujours des mêmes ? On ne le fait pas exprès, ils laissent vraiment peu de miettes aux autres…

Carton rouge : Grenade dégoupille
Propriété de la société chinoise Link International Sports Limited et présidé par Jiang Lizhang, le Grenade CF voulait tout exploser à l’orée de cette saison 2016-17 et, accessoirement, accrocher une qualification pour une Coupe d’Europe. Résultat : le club a obtenu la palme d’or du grand n’importe quoi. Avec d’abord l’éviction très rapide de Paco Jemez, le coach qui était censé tout révolutionner et qui n’aura même pas eu le temps de digérer son premier canard laqué. Puis l’éjection de Lucas Alcaraz et enfin, l’arrivée en fanfare d’un pompier de service nommé… Tony Adams ! L’ancien capitaine des Gunners d’Arsenal s’est interrogé, a cherché mais n’a jamais trouvé. Quatre victoires dans la saison et des cartons mémorables (une différence de buts de -52…). Une véritable explosion en plein vol. Direction la Liga 2. Vu le grand bazar, la sanction est d’une logique implacable. Pour les supporters andalous, réputés parmi les plus chauds du pays, c’est une punition qu’ils ne méritaient assurément pas.

Le podium des passeurs
1. Luis Suarez (FC Barcelone), 13 passes décisives
2. Toni Kroos (Real Madrid), 12 passes décisives
3. Neymar (FC Barcelone), 11 passes décisives

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