Équipe de France

Equipe de France : 2014, année de la reconquête (2)

On l’a dit et répété, cette équipe est née un 19 novembre 2013. Et ce n’était pas un mirage. Tout au long de 2014, les joueurs de Didier Deschamps ont montré une envie et un plaisir de jouer dont on avait perdu le souvenir. Ils ont étalé, parfois avec brio, des valeurs longtemps oubliées. C’est cette reconquête, approuvée par leurs supporters, que nous vous proposons de revivre. Rétro frisson avant de plonger vers l’Euro made in France.

Episode 2 • France-Norvège, France-Paraguay, France-Jamaïque, les promesses de l’aube
Mandanda, Grenier et Ribéry forfaits, les Bleus prennent quelques coups durant la préparation de la Coupe du monde. Mais sur le terrain, place aux sourires et à la fête face à des adversaires bien ciblés. Avec un café et l’addition, en plus, contre à la Jamaïque, à la veille du départ. Direction le Brésil avec le plein de confiance.

À deux semaines du départ pour Ribeirao Preto, leur camp de base brésilien pour la Coupe du monde, les Bleus s’offrent un premier récital offensif dans un Stade de France de plus en plus bruyant. De plus en plus fervent. Et de plus en plus plein ! Didier Deschamps, le sélectionneur tricolore, en profite pour mettre en marche son horlogerie personnelle, celle des temps de jeu. Entre équilibre, densité athlétique, vitesse et technique, les Bleus font voler en éclats la défense norvégienne. Et confirment leurs bonnes dispositions en ce début de préparation. Au lendemain d’un 4-0 très propre (ouverture du score de Paul Pogba, doublé d’Olivier Giroud et but de Loïc Rémy), le président François Hollande s’invite à Clairefontaine. Bah oui ! Non seulement il a le droit de se présenter à la guitoune d’entrée sans laissez-passer mais en plus, il est convié à déjeuner ! Un rendez-vous obligatoire comme un autre, peut-être.
Après la véritable entrée, cette Norvège choisie pour ses caractéristiques athlétiques et physiques proches de celles de la Suisse, la tête de série européenne du groupe des Bleus, c’est la grinta et la touche technique sud-américaines qui complètent le menu de la prépa, à Nice. Les Bleus passent en mode Équateur et trouvent à qui parler avec le Paraguay. Antoine Griezmann, qui a ouvert son compteur buts en équipe de France à l’entame des dix dernières minutes, pense bien avoir offert la victoire aux siens. Mais les Paraguayens vont égaliser sur un dernier coup de pied arrêté. Un coup franc excentré côté gauche, très bien tiré entre le point de penalty et les cinq mètres cinquante. Une absence fatale au marquage, Hugo Lloris un peu court, la sanction tombe… Comme une piqûre de rappel. Travailler les balles arrêtées et ne jamais négliger la concentration.
Pas de président le lendemain mais deux jours de coupure pour les Bleus qui terminent par une répétition à Lille, à la veille de leur départ pour Ribeirao Preto. Avalanche de buts face aux Reggae Boys. Dernière mise en jambes fatale pour Warren Barrett, le gardien de but jamaïcain, et les siens. Les Bleus s’envolent avec le plein de super. Mais sans Franck Ribéry et Clément Grenier, contraints de déclarer forfait à quelques jours du grand départ. Dos en compote pour Franck, adducteurs en charpie pour Clément. Deux absences qui s’ajoutent à celle de Steve Mandanda, victime d’une fissure des cervicales lors de la dernière journée de championnat. Contre Guingamp, le gardien marseillais s’est pris le genou de Mustapha Yatabaré.
Stéphane Ruffier a remplacé Steve très tôt à Clairefontaine. Rémi Cabella et Morgan Schneiderlin, deux réservistes de la liste des sept, sont rappelés par Didier Deschamps. Au Brésil, les 23 Bleus seront donc : Lloris, Ruffier et Landreau, les gardiens, Sagna, Debuchy, Varane, Koscielny, Sakho, Mangala, Évra et Digne, les défenseurs, Cabaye, Sissoko, Pogba, Matuidi, Mavuba et Schneiderlin, les milieux, et enfin Valbuena, Benzema, Griezmann, Giroud, Rémy et Cabella, les attaquants. En route pour l’aventure !

Zone mixte
Blaise Matuidi : « Nous sommes fin prêts. On a disputé un match sérieux, comme tout au long de la préparation. Maintenant, on sait que ce sera une toute autre rencontre dimanche prochain (ndlr : contre le Honduras à Porto Alegre). On a perdu Franck Ribéry, un joueur de classe mondiale, mais tout le monde le sait maintenant, on ne doit plus en parler. Des joueurs de classe mondiale, on en a d’autres dans ce groupe. Il faut aller de l’avant. »

Les mots du coach
« C’est une dernière soirée parfaite pour faire le plein de confiance avant le départ. Sans excès. Ce n’est jamais évident de mettre huit buts. Les Jamaïcains n’avaient pas pris de claque avant (ndlr : la Suisse les avait battus 1-0 à la 85e minute le 30 mai). L’absence de Franck Ribéry n’a pas soudé davantage le groupe parce qu’il était déjà très soudé. On a disputé les deux premiers matches amicaux sans Franck. On perd un élément de classe mondiale mais nous avons d’autres joueurs qui font la différence. Voilà, nous partons. Rendez-vous contre le Honduras, une équipe qui aime le combat, qui ne se contente pas de défendre et qui est une bonne nation de football. »

Un chiffre : 3
Comme le nombre de passes décisives de Mathieu Valbuena contre la Norvège au Stade de France. Un hat-trick de ce genre, ça le fait bien !

Le saviez-vous ?
Le 8-0 infligé à la Jamaïque à Lille est la deuxième plus grosse victoire de l’histoire des Bleus. Si le 10-0 contre l’Azerbaïdjan (en septembre 1995 à Auxerre) reste n°1, le France-Jamaïque de Lille égale une victoire contre le Luxembourg en décembre 1953 et une autre face à l’Islande en juin 1957. Toutes les deux comptaient pour les éliminatoires de la Coupe du monde (1954 et 1958).

Les fiches des matches
Le 27 mai au Stade de France, à Saint-Denis, France-Norvège 4-0 (1-0), 78 000 spectateurs.
Arbitre : M. Sutton (IRL).
Buts : Pogba (15e), Giroud (51e et 69e), Rémy (67e) pour la France.
Avertissement : Tettey (44e) pour la Norvège.
France : Ruffier – Debuchy, Koscielny, Sakho (cap.), Évra (Digne, 46e) – Pogba (Sissoko, 46e), Cabaye (Cabella, 79e), Matuidi (Mavuba, 74e) – Valbuena (Grenier, 70e), Giroud, Griezmann (Rémy, 64e).
Sélectionneur : Didier Deschamps.
Norvège : Nyland – Linnes (Ringstad, 90e), Hangeland (cap.), Nordveit, Högli – S. Johansen, Tettey (Konradsen, 72e), R. Jenssen (Braaten, 57e), Daehli (Samuelsen, 77e) – Elyounoussi (Berisha, 72e), J. King (H. Nielsen, 63e).
Sélectionneur : Per-Mathias Hogmo.

Le 1er juin à l’Allianz Riviera, à Nice, France-Paraguay 1-1 (0-0), 35 300 spectateurs.
Arbitre : M. Clos Gomez (ESP).
Buts : Griezmann (82e) pour la France ; V. Caceres (89e) pour le Paraguay.
Avertissements : Giroud (17e), Sagna (66e) et Pogba (88e) pour la France ; Samudio (52e), Benitez (87e) et Silva (90e+2) pour le Paraguay.
France : Lloris (cap.) – Sagna, Koscielny, Sakho (Mangala, 46e), Évra – Pogba, Cabaye (Mavuba, 46e), Matuidi (Grenier, 64e) – Valbuena, Giroud, Rémy (Griezmann, 64e).
Sélectionneur : Didier Deschamps.
Paraguay : Silva – Z. Cardozo (Orué, 75e), Ortiz, J. Alonso – Coronel (Nunez, 70e), V. Caceres, Oviedo, Samudio – Mendieta (Rojas, 42e), Santa Cruz (cap.) (J. Benitez, 65e), Romero (Gonzalez, 77e).
Sélectionneur : Victor Genes.

Le 8 juin au Stade Pierre Mauroy, à Lille, France-Jamaïque 8-0 (3-0), 49 626 spectateurs.
Arbitre : M. Zwayer (ALL).
Buts : Cabaye (17e), Matuidi (20e, 66e), Benzema (38e, 63e), Giroud (53e), Griezmann (77e, 89e) pour la France.
Avertissement : Cabaye (45e) pour la France.
France : Lloris (cap.) – Debuchy (Sagna, 46e), Varane, Sakho, Évra – Sissoko, Cabaye (Mavuba, 59e), Matuidi (Pogba, 72e) – Valbuena (Rémy, 80e), Giroud (Griezmann, 72e), Benzema (Schneiderlin, 87e).
Sélectionneur : Didier Deschamps.
Jamaïque : Barrett – Doyley, Morgan, Mariappa, Lawrence (Gray, 46e) – Beckett, Austin (cap.), Humphrey (Sheriff (63e), Grant, Dawkins (Edwards, 85e) – Seaton.
Sélectionneur : Winfried Schäfer (ALL).

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