Équipe de France

En route pour la Coupe du monde 2014 (29) : France, groupe E

Nous poursuivons notre présentation de la Coupe du monde 2014 (12 juin-13 juillet). Après le Brésil, le Mexique, la Croatie et le Cameroun dans le groupe A, les Pays-Bas, l’Australie, l’Espagne et le Chili dans le groupe B, la Côte d’Ivoire, la Grèce, la Colombie et le Japon dans le groupe C, l’Angleterre, l’Italie, l’Uruguay et le Costa Rica dans le groupe D, la Suisse, l’Equateur et le Honduras dans le groupe E, la Bosnie-Herzégovine, le Nigeria et l’Iran dans le groupe F, le Ghana, le Portugal et les USA dans le groupe G, la Russie, l’Algérie et la Corée du Sud dans le groupe H, place à la France dans le groupe E.

Bleu comme l’horizon

Regonflée dans tous les sens du terme par le dénouement des barrages, l’équipe de France bénéficie d’un nouvel élan. Jusqu’où la mènera-t-il ? Telle est la question…

Groupe E • Suisse • Equateur • France • Honduras

Depuis le temps qu’ils en parlent, de cette Coupe du monde au pays du football, de cette opportunité en forme de rêve qui n’arrive qu’une fois dans une vie, même dans une vie de footballeur professionnel… Les Bleus peuvent changer la face du disque : cette fois, ils y sont. Le rêve a pris forme au fil d’une soirée pas comme les autres, qu’ils s’étaient rendue terriblement compliquée un soir de novembre à Kiev. Et qu’ils ont transformée en grand chamboule-tout, toujours en novembre, à Saint-Denis. Quatre vingt-dix minutes qui changent tout. Un 3-0 pour effacer un 0-2. Et tout a changé. Les regards, les envies, les images. Donnant l’impression de tout vouloir, de tout pouvoir, les Bleus ont fini par tout renverser.
Le 3-0 du 19 novembre 2013 est un acte fondateur dans lequel il faut puiser. La source est là. Didier Deschamps, qui n’est pas devin et encore moins sourcier, le sait. Ses mots dans le vestiaire du Stade de France juste après le coup de sifflet final avaient une double signification. Il y avait les félicitations mais aussi la ligne de conduite à tenir. « Cette victoire, c’est vous qui êtes allés la chercher. Elle est à vous, on ne peut pas vous l’enlever. C’est vous qui écrivez votre histoire », affirma-t-il.
Depuis sa prise de fonctions au lendemain de l’Euro 2012, « DD » l’a dit et répété : « J’ai une mission. Qualifier l’équipe de France pour la Coupe du monde. » Dans le groupe leur offrant l’Espagne, voir les Bleus terminer 2es n’avait rien de choquant. Mais il faut bien analyser les quinze premiers mois de son mandat. La seconde période à Madrid et le nul arraché au bout du temps additionnel par Olivier Giroud avaient fait la fierté de tout un groupe. Et fait naître quelques attentes. La victoire de l’Ukraine balaya tout. La victoire contre l’Ukraine balaya tout à nouveau.
L’histoire retiendra le deuxième acte fondateur. Celui qui s’est écrit au bout du bout du chemin. Du coup, l’horizon n’est plus tout à fait le même. C’est un peu comme si les Bleus s’étaient lavés de tous leurs maux, débarrassés de tous leurs pansements, certains collants, d’autres puants. L’équipe veut repartir de l’avant, une bonne fois pour toutes. L’impression demande confirmation, évidemment, mais elle est assez saisissante pour qu’ils aient le droit d’y croire. Et nous aussi.
Voilà donc les Bleus au Brésil. Signe du destin ou pas, le sort les a, cette fois, épargnés en leur évitant (sur le papier) un 1er tour à faire peur. Face à la Suisse, le Honduras et l’Equateur, ils héritent de l’étiquette de favori du groupe. « Non, déboule Didier Deschamps, toujours diplomate, la Suisse a survolé son groupe. Elle n’était pas tête de série par hasard. Ce sont eux, les favoris de notre poule. » Oui, mais…
Moussa Sissoko postule dans la liste des 23. Il s’apprête à disputer sa première Coupe du monde. Et ses déclarations traduisent bien la confiance nouvelle qui habite les Bleus. « C’est un bon tirage, on aurait pu en avoir un bien pire. Maintenant, on sait que rien n’est facile. Tous les matches seront compliqués. A nous de mettre tous les atouts de notre côté pour aller loin. Tout le monde veut aller au bout. Bien sûr que nous voulons gagner la Coupe du monde ! On a les joueurs pour faire quelque chose mais il faut le montrer. »
Olivier Giroud, entre confiance et humilité (peut-être la nouvelle marque de fabrique du groupe), enchaîne : « C’est une poule ouverte mais il faut se méfier. Lors des éliminatoires, on a vu qu’on souffrait contre les nations réputées moins fortes. J’espère qu’on a appris et que quelque chose est né lors du barrage. » On y revient… Mathieu Valbuena, l’un des joueurs les plus utilisés par Didier Deschamps lors de ces éliminatoires, conclut : « C’est un groupe plutôt à notre portée. On va prendre les matches avec beaucoup d’humilité mais je pense que si on affiche l’état d’esprit adéquat, on se qualifiera. Notre premier adversaire, ce sera peut-être nous. Il ne faut pas attendre d’être dos au mur pour réagir. Tout un pays a envie que la France fasse une grande Coupe du monde. »
L’acte fondateur est entériné. Reste à écrire les prochains chapitres. Ils ont le droit de faire long.

Star à la barre : Franck Ribéry
L’Argentine a Lionel Messi. Le Portugal a Cristiano Ronaldo. La Suède et le Pays de Galles, qui ont Zlatan Ibrahimovic et Gareth Bale, ont la télévision. La France, elle, a Franck Ribéry. 2013 aura été l’année du retour en grâce, de tous les titres et du changement profond – carrure et stature – pour Franck. Il a abordé 2014 auréolé du titre de joueur européen de l’année 2013. Le Ballon d’Or lui a échappé mais le n°7 du Bayern Munich et de l’équipe de France a tout raflé en club. Meilleur joueur de Bundesliga tous les ans ou presque depuis son arrivée en Bavière, il a décroché le Graal européen avec la Ligue des champions. Pas de bis repetita puisque le Real Madrid est allé corriger le tenant du titre chez lui (4-0) en demi-finales retour de l’édition 2014. La reconnaissance a dépassé les larges troncs de la Forêt Noire qui le cachaient sans doute aux yeux du reste du monde. Insaisissable en rouge, Franck fut aussi le grand artisan de la qualification de l’équipe de France avec son coup d’accélérateur – comme un cri de rage, du cœur, de maître – en Biélorussie. Il remit les Bleus à flot, les porta sur ses épaules et les sortit à lui seul d’un piège dans lequel ils pourraient très bien se trouver encore aujourd’hui. Finalement, Ribéry sera au Brésil en juin et c’est la meilleure nouvelle possible pour le football français. Didier Deschamps expliquait : « Il est normal que le jeu de l’équipe de France penche à gauche. Plus Franck a le ballon, mieux c’est. » Quand on lui demande si la France peut gagner cette Coupe du monde, le Bavarois lève les yeux. « Aller au bout, je ne sais pas. Mais ce dont je suis sûr, c’est qu’on va tout donner. L’important, c’est de jouer pour le collectif. Avoir envie de faire les efforts les uns pour les autres. C’est ensemble qu’on va y arriver. » Ensemble et surtout avec lui.

Le coach : Didier Deschamps (45 ans)
En poste depuis juillet 2012
« Le point positif, c’est qu’on ne disputera pas tous nos matches au Nord où il y a un problème de chaleur et d’humidité. On joue à peu près dans le même secteur, c’est bien. Le camp de base est plus ou moins proche de la plupart des stades. La Suisse sera l’adversaire le plus difficile, forcément, en tant que tête de série. L’Equateur et le Honduras, on connaît moins. Il faut gagner le premier match pour se placer idéalement. L’ordre des rencontres sera bon à condition de remporter ce premier match. »

Comment ils jouent
C’est en 4-3-3, avec un triangle Yohan Cabaye (en pointe basse)-Paul Pogba et Blaise Matuidi (au milieu) que les Bleus ont tout renversé contre l’Ukraine lors du barrage retour. Ce système libère Franck Ribéry et à un degré moindre Mathieu Valbuena, même si le Marseillais sait repiquer et profiter des « dédoublements » de Mathieu Debuchy à droite. Patrice Evra et Debuchy sont deux latéraux qu’on voit plus ces temps-ci avec des appels, de la profondeur, des centres. Karim Benzema ou Olivier Giroud en pointe ? Le débat se poursuit sachant que les Bleus ne joueront sans doute pas avec deux attaquants de pointe au Brésil. Et la charnière ? Raphaël Varane et Mamadou Sakho étaient sur le terrain contre l’Ukraine à Saint-Denis. Alors, on a envie de les revoir. Mais Laurent Koscielny est là. Eric Abidal sera aussi là, peut-être. Et Eliaquim Mangala se tient prêt. Il y a du monde et quelques chose comme un esprit. Un mot qui change toute votre animation offensive.

Le chiffre : 2
Sur les trente-deux sélectionneurs présents au Brésil, il sont deux à avoir remporté la Coupe du monde en tant que joueur. Didier Deschamps et Jürgen Klinsmann, le sélectionneur des Etats-Unis. La « Desch’ » en 1998 bien sûr, « Klinsi » en 1990. Respect, donc.

Programme 1er tour
Le 15 juin 2014 à 21h à Porto Alegre, France-Honduras
Le 20 juin 2014 à 21h à Salvador, France-Suisse
Le 25 juin 2014 à 22h à Rio, France-Equateur

Leurs éliminatoires

Zone Europe
2e du groupe I : 17 pts, 5 v, 2 n, 1 d, 15 bp-6 bc

7.09.2012
Finlande-France 0-1 (Diaby)
11.09.2012
France-Biélorussie 3-1 (Capoue, Jallet, Ribéry)
16.10.2012
Espagne-France 1-1 (Giroud)
22.03.2013
France-Géorgie 3-1 (Giroud, Valbuena, Ribéry)
26.03.2013
France-Espagne 0-1
6.09.2013
Géorgie-France 0-0
10.09.2013
Biélorussie-France 2-4 (Ribéry 2 dont 1 s.p., Nasri, Pogba)
15.10.2013
France-Finlande 3-0 (Ribéry, Toivio c.s.c., Benzema)

BARRAGE
15.11.2013
Ukraine-France 2-0
19.11.2013
France-Ukraine 3-0 (Sakho 2, Benzema)

Visa
• Superficie : 674 846 km2
• Population : 65,8 millions d’habitants
• Capitale : Paris
• Fédération : Fédération Française de Football
• Site Internet : www.fff.fr
• Année de fondation : 1904
• Affiliation FIFA : 1904
• Couleurs : maillot, short et bas bleus
• Equipementier : Nike

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