Équipe de France

En route pour la Coupe du monde 2014 (26) : Espagne, groupe B

Nous poursuivons notre présentation de la Coupe du monde 2014 (12 juin-13 juillet). Après le Brésil, le Mexique, la Croatie et le Cameroun dans le groupe A, les Pays-Bas, l’Australie et le Chili dans le groupe B, la Côte d’Ivoire, la Grèce et le Japon dans le groupe C, l’Angleterre, l’Italie et le Costa Rica dans le groupe D, la Suisse, l’Equateur et le Honduras dans le groupe E, la Bosnie-Herzégovine, le Nigeria et l’Iran dans le groupe F, le Ghana, le Portugal et les USA dans le groupe G, la Russie, l’Algérie et la Corée du Sud dans le groupe H, place à l’Espagne dans le groupe B.

Des champions en question

Les tenants du titre avancent vers le Brésil sans changer de philosophie, sûrs de leurs forces. Malgré quelques alertes, contre les Bleus notamment.

GROUPE B • Espagne • Pays-Bas • Chili • Australie

Vicente del Bosque est un homme heureux. Il avait pris la succession de Luis Aragones au lendemain du sacre européen de 2008 et n’a connu que le triomphe depuis. Champion du monde 2010, champion d’Europe 2012. La Roja truste tous les titres depuis quatre ans. Imprenable, injouable, redoutable : les superlatifs manquent et le champion reste vaillant dans l’adversité, bien assis dans son fauteuil. Difficile de lui prendre la place. L’Espagne ferait un carton chez Nagui le midi.
Au Brésil, de l’autre côté de l’équateur, les hommes de la péninsule ibérique vont défendre le titre acquis en Afrique du Sud. Même s’ils auront la même confiance en eux, il faut bien avouer que les adversaires ne les regardent plus vraiment de la même façon. L’usure du temps, sans doute. « Nous avons passé de mauvais moments parce que la compétition n’est pas facile, admet Del Bosque. Mais nous avons deux qualités : la patience, savoir conserver le ballon. Je ne vois pas pourquoi tout à coup, on appellerait cela un défaut. »
Pas question de toucher à l’ADN de l’équipe. En père tranquille, l’ancien manager du Real Madrid gère les affaires courantes. Oui mais… Outre le nul at home contre la Finlande, il y a eu celui concédé face aux Bleus. Et surtout l’image laissée. L’Espagne fut malmenée comme on l’avait rarement vue malmenée par un adversaire depuis de longs mois, voire des saisons. Alors ?
Alors, les questions demeurent. Quid de la colonne vertébrale ? Iker Casillas, le recordman des sélections, ne joue plus ou trop peu, depuis plus d’un an maintenant, pour pouvoir prétendre à la place de titulaire. Victor Valdes est là, Pepe Reina aussi, mais bon, on parle quand même de San Iker… Derrière, il faut oublier Carles Puyol. Capitaine en Afrique du Sud, le Barcelonais a disparu de la circulation au fil des mois. Au milieu ? Xabi Alonso a subi deux interventions chirurgicales l’été dernier, pour une pubalgie et une fracture du pied. Il loupera la finale de la Ligue des champions pour cause de suspension. Et Xavi, le métronome ? Moins de fraîcheur. Normal. Le lutin du Barça a beaucoup donné et il n’est plus forcément capable d’enchaîner les matches. Dans quel état sera-t-il en fin de saison ?
Bien sûr, les réserves sont là. Le vivier espagnol regorge de talent à tous les postes. Mais un champion ne peut demeurer éternellement au sommet. Il lui faut, un jour ou l’autre, descendre de la première marche du podium. L’Espagne en est consciente. Il faudra revenir sur terre mais quand ? Ce qui est sûr, c’est que l’équipe reste hyper compétitive et qu’elle ne se laissera pas facilement déposséder de sa couronne. Personne n’avait jamais réussi l’enchaînement Euro-Coupe du monde-Euro. On ne pourra jamais enlever aux Espagnols ce qu’ils ont accompli et leur destin s’écrit toujours au présent. Rappelons que la Seleçao leur avait donné une leçon en finale de la dernière Coupe des Confédérations (3-0). Prémonitoire ?

Star à la barre : Sergio Ramos
Latéral droit à ses débuts, le héros de la demi-finale retour de Ligue des champions contre le Bayern (deux buts de la tête à Munich pour lancer le festival 4-0 du Real) est vite devenu une référence à son poste. Et puis Sergio Ramos s’est reconverti dans l’axe. Où il est vite devenu une référence à son poste. C’est une référence partout en quelque sorte. Le pilier de la défense de la Roja avance vers sa troisième Coupe du monde. En 2006 en Allemagne, il avait mis Michel Salgado à la retraite pour de bon. Il s’était hissé sur le toit du monde quatre ans plus tard en Afrique du Sud et n’a pas l’intention d’en rester là. Ramos est un monstre de confiance et un vrai cadre au vestiaire. C’est souvent lui qui donne le ton, au Real comme en sélection. En mars 2013, l’Espagne était arrivée au Stade de France plombée par un nul aussi surprenant qu’ennuyeux contre la Finlande, trois jours plus tôt chez elle. Sergio avait balayé tous les doutes : « On garde confiance en nous. On veut tous aller de l’avant. Nous avons gagné tous nos titres grâce à notre belle union. Cette force est la clé de notre succès. » Le lendemain, c’est une Roja sûre de sa force qui cueillit trois points à Saint-Denis. A 28 ans, Ramos a toujours aussi faim. « Aujourd’hui, je suis au milieu du gué. J’espère pouvoir écrire un autre livre et j’espère que l’on se souviendra de moi comme d’un homme de cœur, de caractère et de passion. » Avec une finale de C1 et une Coupe du monde au programme, sa fin de saison s’annonce somptueuse.

Le coach : Vicente Del Bosque (63 ans)
En poste depuis juillet 2008
« Nous espérions tomber sur un groupe moins relevé. Nous allons affronter deux nations que nous connaissons très bien, même si les Pays-Bas ont beaucoup changé depuis la finale de 2010. Ils gardent les mêmes références en attaque mais jouent différemment sous les ordres de Louis Van Gaal. Nous connaissons également le Chili. C’est le genre d’adversaire qu’on préfère éviter. Le Chili possède des joueurs très expérimentés, capables de vous rendre la tâche particulièrement difficile. »

Comment ils jouent
La machine espagnole se met toujours en route de la même façon : avec la balle dans les pieds. Comment les jouer ? En pressant haut et tous ensemble, en essayant de les priver de temps, d’abord, puis de ballon. Facile sur le tableau noir… Mais sur le terrain, c’est souvent la même chose : on s’épuise à courir après le cuir sans jamais pouvoir le toucher. Et c’est quand on manque d’air que les Espagnols portent l’estocade. Le schéma est invariable : quatre éléments derrière avec une charnière Sergio Ramos-Gerald Piqué qui vole haut et qui est toujours très dangereuse sur coups de pied arrêtés. Sergio Busquets, le cerbère du milieu, file tout le temps en se cachant bien des arbitres. « L’Italien » du Barça veille en sentinelle. Xavi Hernandez et Andres Iniesta sont toujours inoxydables. C’est devant que ça tourne le plus avec Pedro, David Villa, Juan Mata, David Silva, Alvaro Negredo et Roberto Soldado. On en oublierait presque Fernando Torres, buteur face à l’Atlético Madrid lors de la demi-finale retour de Ligue de champions…

Le chiffre : 153
Le nombre de sélections d’Iker Casillas. C’est le joueur le plus capé de toute l’histoire du football espagnol.

Programme 1er tour
Le 13 juin 2014 à 21h à Salvador, Espagne-Pays-Bas
Le 18 juin 2014 à 21h à Rio, Espagne-Chili
Le 23 juin 2014 à 18h à Curitiba, Espagne-Australie

Leurs éliminatoires

Zone Europe
1er groupe I : 20 pts, 6 v, 2 n, 14 bp-3 bc

11.09.2012
Géorgie-Espagne 0-1 (Soldado)
12.10.2012
Biélorussie-Espagne 0-4 (Alba, Pedro 3)
16.10.2012
Espagne-France 1-1 (Ramos)
22.03.2013
Espagne-Finlande 1-1 (Ramos)
26.03.2013
France-Espagne 0-1 (Pedro)
6.09.2013
Finlande-Espagne 0-2 (Alba, Negredo)
11.10.2013
Espagne-Biélorussie 2-1 (Xavi, Negredo)
15.10.2013
Espagne-Géorgie 2-0 (Negredo, Mata)

Visa
• Superficie : 504 782 km2
• Population : 46 millions d’habitants
• Capitale : Madrid
• Fédération : Real Federacion Espanola de Futbol
• Site Internet : www.rfef.es
• Année de fondation : 1913
• Affiliation FIFA : 1904
• Couleurs : maillot rouge, short et bas bleus
• Equipementier : Adidas

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