Équipe de France

Eliaquim Mangala, le numéro complémentaire

Le contrôle antidopage positif de Mamadou Sakho a rebattu les cartes de la charnière centrale, où le Citizen Eliaquim Mangala passe de numéro quatre à numéro trois.

Il n’a pas disputé une seule minute au Brésil. Ils ne furent que deux dans ce cas, lui et Rémy Cabella. Il n’a d’ailleurs jamais posé un pied sur la pelouse, ne serait-ce qu’une seconde, en match officiel avec l’équipe de France. Les sept sélections affichées sur son compteur bleu depuis trois ans sont sept rencontres amicales. Il est donc toujours sélectionnable pour la Belgique ! Vincent Kompany, capitaine des Diables Rouges de Belgique et de Manchester City, où il joue, l’a bien noté. « Si la France ne le prend pas, on sera contents de l’avoir en Belgique. Elia est un super défenseur. Pour moi, c’est l’un des futurs grands défenseurs du monde. »
Un coup de pression qui n’avait rien d’une boutade mais qui a très peu de chances d’aboutir. En fait, le titi parisien – qui était parti en Belgique à l’âge de 5 ans, qui y a grandi et qui y a fait toutes ses classes, jusqu’au Standard de Liège – a déjà refusé la sélection belge au moment de choisir les Espoirs bleus. Et ceux qui le connaissent le savent, l’oiseau n’est pas du genre à changer de nid sur un claquement d’aile.
Pour le moment, il n’a jamais réussi à s’imposer, aux yeux de Didier Deschamps, comme le complément idéal de Raphaël Varane. Pas de rendez-vous manqué, ce serait trop réducteur, mais trop de manques au fil des rendez-vous. Comme un symbole, on peut rappeler le courant d’air qui le transperça le jour de sa grande première avec l’équipe de France. C’était à Montevideo, le courant d’air s’appelait Luis Suarez et les Bleus s’étaient inclinés 1-0. Deschamps préfère la relance de Laurent Koscielny à la sienne.
« DD » préférait aussi le côté guerrier de Mamadou Sakho au sien. Mais l’absence du dernier cité, pour cause de contrôle anti-dopage positif, redistribue forcément les rôles derrière l’indéboulonnable Raphaël Varane, à défaut de brûler les réserves de la défense centrale. Bien entendu, c’est maintenant Koscielny qui part dans la peau du titulaire. Mais Mangala, dans le sillon de sa bonne année 2016, est devenu, sans aucune présence en match officiel, presque un indiscutable de la liste des 23 de Deschamps.
Certes, Manuel Pellegrini lui a préféré Nicolas Otamendi lors de la demi-finale aller de la C1 contre le Real Madrid, quand Kompany est revenu avec son brassard, mais le Français a pour lui plusieurs matches de gros niveau, notamment contre le Paris SG en quarts de finale, où il a bien tenu Zlatan Ibrahimovic (surtout au Parc, à l’aller). La sélection et plus encore, l’entrée en jeu de Jérémy Mathieu, en mars dernier contre la Russie au Stade de France, avaient mis en lumière une hypothèse : Didier Deschamps n’emmenant que trois défenseurs centraux à l’Euro, Mathieu pouvant jouer aussi bien à gauche de l’axe qu’à gauche tout court.
Si par chance, le Barcelonais, qui s’est blessé quelques instants après son entrée en jeu au SDF mais qui est en avance sur son protocole de reprise, attrape le bon wagon, l’hypothèse des sept défenseurs et donc des trois centraux ne serait même plus un handicap. Ni un obstacle à sa présence. Ce qui n’était vraiment pas la tendance au début du printemps.

PROFIL
Défenseur central
Né le 13 février 1991 à Paris
25 ans
1,87 m, 74 kg
Club : Manchester City (ANG)

VISA
7 sélections
Première sélection : le 5 juin 2013 à Montevideo (Uruguay), Uruguay-France 1-0 (amical)
Sélectionneur : Didier Deschamps
Expérience à l’Euro : 0 match
SA SAISON INTERNATIONALE 2015-16 : 2 matches, 180 minutes jouées
SITUATION PERSONNELLE
Le « défenseur le plus cher de l’histoire de la Premier League » est sous contrat jusqu’en 2019 avec Manchester City. Si l’arrivée de Pep Guardiola sur le banc mancunien peut rebattre certaines cartes, Eliaquim n’a pas plus d’inquiétudes que ça à avoir. Vincent Kompany n’est pas éternel, Martin Demichelis est de plus en plus proche de la retraite. Normalement à City pour aujourd’hui et pour demain.

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