Étranger

Egypte : Retour vers le futur

Au pays des temples et des fouilles archéologiques, les Pharaons remontent le temps et retrouvent la Coupe du monde 28 ans après. Enfin…

C’est un retour en forme de découverte. Un clin d’œil du passé et une promesse pour l’avenir. Car l’Egypte, dirigée par la main experte de l’Argentin Hector Cuper depuis mars 2015, n’en finit plus de progresser. D’abord, celui qui s’était fait une solide réputation en même temps qu’une très fournie carte de visite au début des années 2000 en Europe, à Valence puis à l’Inter Milan, a remis les Pharaons tout en haut de l’échelle continentale.
Après leur septième sacre à la CAN (en 2010), leur parcours ressemblait beaucoup plus à une errance dans le Sahara qu’à une joyeuse partie sur les bords du Nil. Trois éditions consécutives manquées, comme un delta bien moins glorieux que celui du Nil. Mais Cuper a tout changé. D’abord en conduisant les Pharaons jusqu’en finale de la CAN 2017 (défaite 2-1 contre le Cameroun). Et puis surtout, en menant jusqu’à son terme l’Opération Russie. La route a parfois été caillouteuse, les virages serrés mais c’est au stade Borg El-Arab d’Alexandrie, leur nouveau bastion imprenable, que les visages se sont libérés. Jusqu’au bout, il s’y seront imposés. Jusqu’au temps additionnel face au Congo, début octobre, et ce penalty décisif de Mohamed Salah synonyme de qualification.
Par-delà la star de Liverpool (voir par ailleurs), Cuper s’est essentiellement appuyé sur le Gunner Mohamed Elneny pour densifier son milieu et son vétéran Essam El Hadary, sorti du sarcophage, dans le but. El Hadary avait mis un terme à sa carrière internationale en 2013 ! Revenu en grâce à la CAN 2017, le vieux – il aura 45 ans en juin prochain – a disputé le tour final dans son intégralité. Pas de quoi sécher les larmes de Gianluigi Buffon mais bon. Nous connaissons déjà le doyen de la prochaine Coupe du monde. Il jouera dans les buts.
Il faut aussi noter l’implication d’Ahmed Hassan, l’avant-centre qui joue des coudes au SC Braga, et la redoutable efficacité d’Abdallah Said (trois buts en six matches), pas pour rien déclaré partenaire de jeu privilégié de Mohamed Salah. Mais au final, c’est surtout la patte gauche de l’ailier des Reds de Liverpool qui fait le plus de misères. Avis aux amateurs. Les Pharaons ressortent de leur boîte.

Classement FIFA : 30

1er tour
Le 15 juin à 14h, Stade d’Ekaterinbourg : Egypte-Uruguay
Le 19 juin à 20h, Stade de Saint-Pétersbourg : Egypte-Russie
Le 25 juin à 16h, Stade de Volgograd : Egypte-Arabie Saoudite

Visa mondial
• Superficie : 1 001 450 km2
• 94,8 millions habitants
• Capitale : Le Caire
• Fédération : Fédération d’Egypte de Football
• Année de fondation : 1921
• Affiliation FIFA : 1923
• Couleurs : maillot rouge et noir, short blanc, bas noirs
• Equipementier : Adidas

L’homme à suivre : Mohamed Salah
Avec sept buts et trois passes décisives, il est, avec Sadio Mané, l’homme qui fait la décision chez les Reds de Liverpool depuis le début de la saison. De plus en plus fort, il s’est acclimaté à Anfield tout de suite, ce qui montre sa force et son caractère. Mais à la Roma, la saison dernière, ce n’était pas mal non plus. Deuxième meilleur buteur du club derrière Edin Dzeko (15 buts en Série A) et deuxième meilleur passeur du championnat (11 passes). Du lourd. Salah, c’est un peu plus qu’une valeur sûre. Il assume aujourd’hui un statut qui pèse son poids au pays des pyramides et de la pression populaire : leader et atout numéro 1 de l’Egypte. Salah, c’est Mido en mieux. Jugez par vous-même : 32 buts en 56 sélections. A ne surtout pas perdre de vue en juin prochain.

Le chiffre : 4
Comme le nombre de victoires des Pharaons dans leur stade fétiche Borg el-Arab d’Alexandrie, en autant de matches de qualifications. Ils se sont renseignés. Ils ne pourront pas l’emmener en Russie.

Comment ils jouent
Hector Cuper a validé son 4-2-3-1 pour laisser tout le pouvoir de percussion et de décision à son étoile, Mohamed Salah. Couloir droit sur le papier, la star égyptienne dézone à gogo, décroche et fixe toujours à lui seul plusieurs défenseurs, ce qui libère notamment Abdallah Said, très efficace lors des qualifs. Le reste est assez costaud, avec la charnière Ahmed Hegazy-Rami Rabia notamment, et Mohamed Elneny qui gère les affaires courantes au milieu.

Leurs éliminatoires
Zone Afrique
2e tour
14.11.2015 : Tchad-Egypte 1-0
17.11.2015 : Egypte-Tchad 4-0 (Mohamed Elneny, Abdallah Said, Ahmed Hassan)
Tour final
1er du groupe E
13 pts, 4 v, 1 n, 1 d, 8 bp-4 bc
9.10.2016 : Congo-Egypte 1-2 (Mohamed Salah, Abdallah Said)
13.11.2016 : Egypte-Ghana 2-0 (Mohamed Salah s.p., Abdallah Said)
31.08.2017 : Ouganda-Egypte 1-0
5.09.2017 : Egypte-Ouganda 1-0 (Mohamed Salah)
8.10.2017 : Egypte-Congo 2-1 (Mohamed Salah 2 dont 1 s.p.)
12.11.2017 : Ghana-Egypte 1-1 (Shikabala)

Le coach : Hector Cuper
62 ans
Argentin
En poste depuis mars 2015
« Nous nous retrouvons contre l’Uruguay, un ancien champion du monde, et face à la Russie, très motivée chez elle. Ça s’annonce corsé mais on veut passer. »

Populaires

Presse magazines

Société d’Édition de Sites Internet Musicaux et Sportifs

Vélo Tout Terrain Planète Cyclisme City Ride Ride it

© 2017-2018 Editions Blue Print / SESIMS

To Top