Équipe de France

Danemark : Dans les pas de Christian Eriksen

Les « Danish boys » peuvent dire merci à leur petit génie Eriksen. Les voilà à la Coupe du monde où ils ont l’habitude de bien figurer.

Tous derrière, Christian devant. Non, on ne parle pas ici de « Téléfoot » ni de Christian Jeanpierre. Ce n’était pas le dimanche matin et ce n’était plus l’heure de l’apéro. De toute façon, c’était à Dublin et c’est toujours l’heure de la pinte à Dublin. So.
Dublin… Rien que le mot convoque les souvenirs. Pour ceux qui savent ce que représente l’ambiance là-bas. Pour ceux qui ont déjà vécu un match couperet face aux Verts dans l’atmosphère surchauffée de l’Aviva, pour ceux qui sont allés à Lansdowne Road en métro un après-midi comme un soir, au milieu de la marée verte. Pour ceux qui tremblaient de voir les Bleus se faire dessus au Stade de France un jour de novembre 2009, à l’entame de la prolongation.
Pour tous ceux-là, on soulignera encore l’ordre de ce barrage entre la République d’Irlande et les rouges danois. Donc : 0-0 à l’aller et match retour à Dublin. C’est donc là, dans ce champignon vert, que Christian Eriksen a sorti ses habits de géant. Un triplé venu d’ailleurs, enfin surtout de sa qualité de frappe de balle. Et voilà un aller simple pour la Russie. Ça sonne tout de suite moins fort aux oreilles des amateurs de foot que Dublin mais c’est leur paradis à eux.
Age Hareide, avec son flegme tout britannique, a réussi son coup. Ce n’était pourtant pas gagné car l’entraîneur norvégien avait quand même pris la succession d’un véritable monument au pays des Vikings. Après quinze ans de bons et loyaux services, Morten Olsen avait laissé le siège vacant, au lendemain de l’élimination en barrages de l’Euro. Un soir où Zlatan Ibrahimovic avait encore bombé le torse, il y a deux ans.
Sans s’affoler, le bon Age a pris le relais en décembre 2015. Bilan ? Trois défaites en 19 matches, une série en cours de 11 rencontres sans revers et une victoire éclatante à Dublin, pour ceux qui n’auraient pas encore compris. Comme une juste reconnaissance de cette génération montante qui a retrouvé son jus, son punch et son éclat légendaire. Si Hareide poursuit le travail avec autant de rigueur et d’enthousiasme et confirme l’idée d’une montée en puissance de cet attelage taillé pour l’aventure, ils n’auront peur de personne. De toute façon, on n’a peur de rien dans les pas de Christian Eriksen…

Classement FIFA : 19

L’homme à suivre : Christian Eriksen
Suivez le guide. Le meneur des Spurs de Tottenham a littéralement surfé sur l’Aviva Stadium de Dublin lors du barrage retour. Si les Danois doivent leur qualification à leur maîtrise collective, ils savent aussi pourquoi ils se mettent au russe. Auteur d’un triplé du droit, du gauche et de l’extérieur de la surface, s’il vous plaît, l’ami Christian était juste en feu en terre celte. Mais il est chaud comme la braise depuis de longs mois déjà. De plus en plus fort sous la coupe de Mauricio Pochettino à Tottenham, il fait assurément partie des meilleurs meneurs de jeu de Premier League. Dans quelle équipe n’aurait-il pas sa place ? A Tottenham, Eriksen a repris celle de Luka Modric, c’est dire. C’est l’homme fort d’Age Hareide. L’arme fatale sur les coups de pied arrêtés, celui qui peut débloquer la situation. Il n’est pas tout seul mais c’est lui le guide.

1er tour
Le 16 juin à 18h, Stade de Mordovie à Saransk : Danemark-Pérou
Le 21 juin à 14h, Stade de Samara : Danemark-Australie
Le 26 juin à 16h, Stade Loujniki à Moscou : Danemark-France

Visa mondial
• Superficie : 2 210 573 km2
• 5,8 millions d’habitants
• Capitale : Copenhague
• Fédération : Dansk Boldspil Union (DBU)
• Année de fondation : 1889
• Affiliation FIFA : 1904
• Couleurs : maillot, short et bas rouges et blancs
• Equipementier : Hummel

Le chiffre : 129
Comme le nombre record de sélections de Peter Schmeichel. Le père de Kasper.

Comment ils jouent
La question, les concernant, a pris un autre sens depuis le barrage retour contre l’Irlande. A quatre derrière (plutôt qu’à cinq, qu’ils pratiquent aussi), ce serait la nouvelle tendance ? Dans ce cas, Andreas Christensen et Simon Kjaer ont peut-être une longueur d’avance mais il y a du monde et des centimètres au poste, avec Andreas Bjelland, Jannik Vestergaard et Mathias « Zanka » Jorgensen notamment. Au milieu, c’est entendu, le duo Thomas Delaney-William Kvist Jorgensen devrait faire la paire. La baguette est le domaine réservé de Christian Eriksen, bien sûr, mais on aimerait aussi le voir associé à Lasse Schöne, de l’Ajax Amsterdam. Ça aurait de la figure, comme dirait l’autre. Pione Sisto apporte sa vitesse et sa vélocité, Nicklas Bendtner son expérience. Ça fait des munitions, mine de rien, tout ça…

Leurs éliminatoires
Zone Europe
2e du groupe E
20 pts, 6 v, 2 n, 2 d, 20 bp-8 bc
4.09.2016 : Danemark-Arménie 1-0 (Christian Eriksen)
8.10.2016 : Pologne-Danemark 3-2 (Kamil Glik c.s.c., Yussuf Poulsen)
11.10.2016 : Danemark-Monténégro 0-1
11.11.2016 : Danemark-Kazakhstan 4-1 (Andreas Cornelius, Christian Eriksen 2 dont 1 s.p., Peter Ankersen)
26.03.2017 : Roumanie-Danemark 0-0
10.06.2017 : Kazakhstan-Danemark 1-3 (Nicolai Jorgensen, Christian Eriksen s.p., Kasper Dolberg)
1.09.2017 : Danemark-Pologne 4-0 (Thomas Delaney, Andreas Cornelius, Nicolai Jorgensen, Christian Eriksen)
4.09.2017 : Arménie-Danemark 1-4 (Thomas Delaney 3, Christian Eriksen)
5.10.2017 : Monténégro-Danemark 0-1 (Christian Eriksen)
8.10.2017 : Danemark-Roumanie 1-1 (Christian Eriksen s.p.)
Barrage
11.11.2017 : Danemark-Eire 0-0
14.11.2017 : Eire-Danemark 1-5 (Andreas Christensen, Christian Eriksen 3, Nicklas Bendtner)

Le coach
Age Hareide
64 ans
Norvégien
En poste depuis mars 2016
« La France est le favori du groupe, elle a tellement de bons joueurs. Ce sera très serré avec le Pérou et l’Australie. Notre objectif est de gagner le premier match, concentrons-nous sur le Pérou. Nous avons une équipe prometteuse. »

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