Équipe de France

Coup de folie sur la Ligue 1 (3)

Julian Draxler à Paris, Memphis Depay à Lyon, Morgan Sanson à Marseille. Ou comment, en plein froid polaire, janvier a enflammé la Ligue 1.

Sanson à l’OM : Pour lancer le projet McCourt

C’est un mois de janvier assez ébouriffant que viennent de vivre les supporters marseillais. Pas une journée, pas une heure sans avoir des nouvelles. Sur les dernières évolutions du dossier Payet. Dimitri qui veut revenir à l’OM, West Ham United qui ne veut plus de Dimitri mais qui veut des sous… Non, il ne s’est pas passé une journée sans que la situation tourne, se retourne et fasse la cabriole.
Et la première recrue de l’ère Frank McCourt n’a pas, au bout du compte, le même clinquant. Pas le même pedigree. Pas le même âge non plus. Morgan Sanson est donc le premier transfert d’Andoni Zubizarreta à l’OM. Le joueur au micro : « J’avais d’autres contacts, notamment avec Monaco et la Roma, et il y avait un intérêt du Borussia Dortmund. Mais je suis jeune et je pense que j’ai encore une marche à gravir en France. Beaucoup de jeunes joueurs sont partis à l’étranger et sont revenus peu de temps après. C’est sûr qu’il y a eu une réflexion. Le choix de Marseille s’est, finalement, imposé naturellement. J’ai eu le coach et les dirigeants au téléphone et tout ça a fait que j’ai senti que c’était là que je voulais aller pour ma progression. »
Il semble que le discours de Rudi Garcia ait pesé de tout son poids dans la réflexion en question.

« J’ai eu l’entraîneur au téléphone, oui, et le feeling est vraiment bien passé. C’était important pour moi. Même chez les dirigeants, j’ai senti une grande ambition. Je suis quelqu’un qui désire franchir des caps, tout cela a pesé dans ma décision. »

Et puis dans la réflexion, il y avait ce petit coup de cœur, quand même. « Ce qui a compté, aussi, c’est ce stade, cette ambiance. J’avais vraiment envie de connaître ça et de pouvoir dire un jour que j’avais été joueur de l’OM, avec cet incroyable public. On fait également du foot pour découvrir de telles ambiances. J’ai disputé le premier match dans le nouveau Vélodrome. On avait gagné avec Montpellier et je me souviens du bruit, de l’air, de tout. »
Avec Sanson, l’OM se dote d’un des plus gros espoirs du foot français au milieu du terrain. Un complément idéal, peut-être, pour Maxime Lopez. Un choix fort sur l’avenir. « Les dirigeants ont énormément d’envie et ils vont recruter beaucoup de joueurs, je pense, lors du mercato d’été. Je suis vraiment serein pour l’avenir. Ils visent les sommets de L1 dès la saison prochaine, il faut être le plus rapidement possible en Ligue des champions et redevenir important au niveau européen. L’OM était déjà un grand club. Je pense qu’il va redevenir plus grand encore. »

Morgan Sanson en trois passes
« J’avais besoin de l’OM pour progresser »

Où préfères-tu évoluer ?
Dans le cœur du jeu. C’est là que le coach veut m’utiliser, soit en six, soit en huit, plus haut. J’ai le sentiment d’être utile à ce poste car beaucoup de ballons transitent par moi. Je me sens moins à l’aise sur un côté. Je prends plus de plaisir et je m’estime plus influent dans l’axe du terrain.
N’as-tu pas ressenti trop de pression au moment de signer à l’OM ?
Non, je savais où j’arrivais, comme je sais d’où je viens. Je ne lis pas trop la presse, je ne prête pas spécialement attention à ce qui peut se dire sur moi, même quand cela se passe bien. C’est ce que je vais continuer à faire ici, encore plus même. J’ai prévenu mes proches, je leur ai dit que ce n’était pas la même dimension, j’ai eu une grosse discussion avec eux, pour les protéger aussi par rapport à ça. Ce n’est jamais agréable de lire ou d’entendre des choses qui peuvent vous affecter. Mais je suis préparé. Réussir à Marseille, c’est quand même quelque chose. J’avais besoin d’un contexte et d’un club comme l’OM pour progresser.
Physiquement, comment te sens-tu après ton opération des croisés en avril 2015 ?
J’avais déjà mon caractère avant cette blessure. Il a été encore renforcé. Au niveau mental, ça a décuplé mes forces. Il n’y a rien de pire pour un footballeur que de vivre une blessure mais rien de mieux, aussi, pour se forger un mental. Quand tu dois travailler sept heures par jour en rééducation et que, une fois de retour à l’entraînement, tu bosses une heure et demie, tu te dis qu’il y a un problème. Tous les jours, maintenant, je travaille plus que les autres.

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