Étranger

Claudio Marchisio, la classe à l’italienne

Dans le sillage d’Andrea Pirlo, l’autre milieu de la Juventus a imposé sa loi au milieu durant l’Euro. Mais lui, l’avenir lui appartient !

Bien sûr, il y a eu Andrea Pirlo. Fuoriclasse. Il y eut Gianluigi Buffon, éternel. En surprenant tout son monde durant l’Euro 2012, la Squadra de Cesare Prandelli a rappelé qu’un monstre de compétition ne mourait jamais totalement. Elle a apporté, cependant, une nouvelle information, à prendre avec toutes les craintes qu’elle fait naître. Le monstre se régénère. Les Italiens ont déjà réussi leur impressionnante mue. Les trentenaires ont transmis le flambeau à la nouvelle génération, née pour jouer, jongler et marquer des buts. On est bien loin des standards d’un autre siècle, le dernier, catenaccio et tutti quanti.
Si l’Italie a joué le jeu à ce point, c’est qu’elle avait les joueurs pour. Et notamment au milieu du terrain. C’est là qu’elle a osé défier la Roja, référence suprême de ces dernières années, lors de son entrée dans le tournoi. Score final, 1-1. Et l’idée que la Squadra avait largement supporté la comparaison avec les référents espagnols. Au milieu, aux côtés de Pirlo, Claudio Marchisio a traversé cet Euro comme une météorite. Intouchable, dans l’élan de sa saison 2011-12 avec la Juventus. Avec son maître, toujours le même, il était de l’équipe de tous les records en Italie. Aucune défaite (23 victoires, 15 nuls). Les Bianconeri ont établi un record de points dans un championnat à 20 équipes. Vingt 20 buts encaissés (dont 8 seulement à l’extérieur), c’est également une référence.

Conte : « Il est devenu un joueur de classe mondiale »
Avec ses 36 matches, 9 buts et 4 passes décisives, Marchisio s’est imposé comme la pierre angulaire du milieu, à la droite de Pirlo. Décisif tout au long de la saison écoulée et surtout dans les grandes occasions, comme contre le Milan AC, plus gros rival pour le titre, lorsqu’il signa un doublé. Surnommé « Il Principino » (le Petit Prince), Claudio est l’un des chouchous du tout neuf Juventus Stadium. Antonio Conte, son entraîneur en club, n’était pas étonné outre mesure de ses performances à l’Euro. « Il est devenu un joueur de classe mondiale, se situant au niveau des plus grands milieux de terrain européens. »
Comparé à Steven Gerrard et Frank Lampard par Marcello Lippi, lorsque ce dernier l’avait appelé pour la première fois en sélection, Claudio totalise aujourd’hui 30 capes. Il s’est imposé comme un homme de base de Cesare Prandelli qui érige le jeu au centre de son projet. « C’est notre seule arme, explique le sélectionneur. Nous cherchons toujours à libérer un joueur grâce aux mouvements des autres. Dans cette optique, Claudio est le meilleur que je connaisse à son poste. » De son côté, l’intéressé assurait : « Nous allons disputer une grande finale face à l’Espagne. Lors du premier match face à eux, on a montré qu’on avait vraiment le niveau. »
Lui le premier, qui avait cavalé un peu plus que les autres. Un peu beaucoup, même. Plus de 12 kilomètres…

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