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Bernardo Silva, pourquoi c’est lui le meilleur joueur du championnat

Le lutin de Monac’, 1,73 m tout mouillé, plane sur la Ligue 1 et personnifie à lui seul ou presque la saison pleine de l’ASM. Monaco champion ou pas, il mérite largement l’Oscar en fin de saison. On vous dit pourquoi.

Il est le joueur le plus cher de France
Le baromètre mondial des valeurs des joueurs, dévoilé par le CIES en janvier dernier à l’occasion du mercato d’hiver, est sans équivoque. L’Observatoire du Football CIES, Centre International d’Etude du Sport, analyse depuis 1995 le foot dans ses moindres détails. La fondation, basée à Neuchâtel et partenaire de la FIFA, est une experte mondialement reconnue pour ses recherches et sa capacité à concevoir des indicateurs statistiques. Avec une valeur estimée à 52,5 M€, Bernardo Silva est, d’après l’algorithme, le joueur le plus cher de la Ligue 1 (50e joueur le plus cher du monde). L’étude prend en compte tout un tas de caractéristiques (âge, performances, club, potentiel…) et se veut le plus sérieux indicateur du « juste prix ». Pas étonnant.

Les joueurs les plus chers du championnat de France
(Valeur estimée sur le marché des transferts en janvier 2017)
Bernardo Silva (AS Monaco), 52,5 M€
Lucas (Paris SG), 50,4 M€
Alexandre Lacazette (Lyon), 45,6 M€
Marco Verratti (Paris SG), 40,2 M€
Marquinhos (Paris SG), 37,6 M€

94 matches, 35 fois décisif en Ligue 1
Arrivé à Monaco en août 2014, il a mis un certain temps à s’adapter, à la fois à sa nouvelle vie d’homme (il venait de fêter ses 20 ans, était prêté par Benfica et quittait le cocon pour la toute première fois) et à sa nouvelle vie de footeux (le contexte particulier du Rocher, de l’ASM et de la Ligue 1, qu’il découvrait). Leonardo Jardim l’a fait tourner à plusieurs postes avant de le fixer dans le couloir droit, où son pied gauche et sa « fausse patte » ont fait tant de ravages. En Ligue 1, il a joué 10 fois dans le couloir gauche. Il a marqué 2 buts. Il a joué 23 fois dans l’axe ou en position d’électron libre, en soutien de la pointe. Bilan : 8 buts et 1 passe décisive. Le reste (bientôt 60 matches) affiche 12 buts et 12 passes décisives. Ne cherchez plus… En 94 matches de Ligue 1, Bernardo a été décisif à 35 reprises (22 buts + 13 passes décisives). Soit un ratio de 0,37. Plus d’une fois sur trois. Plutôt Propre.

Depuis janvier, Bernardo, c’est Zorro
Doublé à l’Orange Vélodrome (1-4, 20e journée), but égalisateur au Parc des Princes (1-1, 22e journée) : le Portugais a marqué 3 buts sur ses 3 tirs cadrés du mois de janvier ! L’efficacité avec un grand « E » pour le maestro de l’ASM, qui a aussi remis son équipe à flot contre Bastia, en égalisant de la tête à Furiani. Si l’ASM a pris la tête du classement, elle sait à qui elle le doit, en grande partie. Avec, au passage, deux buts de la tête (à Marseille et Bastia), confirmant que l’on n’a pas besoin de mesurer beaucoup plus que 1,73 m quand on a le talent.

Avec la Seleçao portugaise, c’est quoi le problème ?
Touché à la cuisse droite en toute fin de saison dernière, Bernardo Silva s’était rendu à Lisbonne pour effectuer des examens médicaux avant l’annonce de la liste des 23 Portugais pour l’Euro, communiquée par Fernanto Santos. Des examens qui n’ont pas rassuré le staff. Absent de l’Euro, il n’est donc pas champion d’Europe. Mais depuis, le coach lusitanien n’est pas, non plus, son premier fan : Bernardo Silva est toujours un remplaçant dans le squad de Santos. Bizarre, vous avez dit bizarre ?

« Le foot, c’est dans la tête »
Si son pied gauche, sa conduite de balle et sa science de la passe sont régulièrement mis en avant par les observateurs, le lutin portugais situe ailleurs le facteur déterminant de son jeu. Le secret se trouve un peu plus haut dans son anatomie. « Le plus important dans le football, c’est la tête. La façon de penser le jeu. Si tu penses bien, si tu as une certaine idée de comment jouer le match, pas besoin de physique ou de technique. Il suffit de regarder Andres Iniesta, qui est pour moi le meilleur exemple. Je pense aussi à Xavi, Luka Modric ou Zinédine Zidane, qui sont tous mes idoles. Eux, ils voient avant. Donc, ils savent avant. » Aurait-il tout compris ?

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