Équipe de France

Benfica Lisbonne-Borussia Dortmund, tout feu, tout flamme

Aller le 14 février, retour le 8 mars

Incandescent !

Entre la Luz de Lisbonne et le mur jaune de Dortmund, le huitième de finale entre le Benfica et le Borussia promet du feu, de la lave et des cendres.

Il y a le rouge, d’un côté, mais pas l’odeur du sang. Non, à Lisbonne, c’est le rouge passion qui prédomine. Quand on n’est pas un fada du Sporting, on est un socio du Benfica. Ce n’est pas dur à trouver, de Setubal jusqu’à Marques de Pombal et bien au-delà encore. En fait, ça ne sert à rien de chercher : le Benfica Lisbonne est le club qui compte le plus de socios à travers le monde. Plus de 270 000 au dernier recensement. Un truc de fou qui dépasse donc largement les frontières lusitaniennes mais qui devient carrément lunaire quand on entre dans l’estuaire du Tage.
Lisbonne côté rouge, c’est difficile à expliquer. D’ailleurs, lors du tirage au sort, Thomas Tuchel, le coach du Borussia Dortmund, a très vite marqué le coup :

« Après avoir affronté Porto et le Sporting, nous avons droit au troisième gros club portugais en moins de deux ans. Mais nous avons hâte parce que nous nous apprêtons à vivre deux matches d’une émotion et d’une intensité rares face au champion du Portugal. »

Rare, c’est un peu le mot, oui, quand il s’agit de décrire ce que l’on peut ressentir quand on vit un match à la Luz. Dans le temple d’Eusebio, dont le cortège funéraire avait fait le tour du terrain il y a quelques mois, dans un stade rempli de larmes rouges. C’est toujours la même musique, toujours le même tempo mais on ne s’en lasse pas. Jamais. C’est un orchestre philharmonique d’écharpes. Rouges, les écharpes. Des chœurs de malades et une symphonie toujours aussi fluide. La Luz, ça fait du bruit et ça ne s’arrête jamais de chanter. Et dire que les Aigles restent sur quatre matches sans victoire face à des clubs allemands… As Armas, Benfica.
Il y a le jaune, de l’autre. Le mur jaune. Parce que si Dortmund, c’est le Borussia, Dortmund, c’est aussi le Westfalenstadion. Une enceinte gigantesque dans sa hauteur mais pas que. Connue depuis quelques années sous le naming de Signal Iduna Park. Oui, le Borussia joue dans le plus grand stade d’Allemagne. Plus de 80 000 places et jamais une de libre. Les supporters font partie de ceux qui chantent (comme à Liverpool, bien sûr, mais au Celtic Glasgow aussi) « You’ll never walk alone ». C’est leur chant, leur refrain qui leur va bien, parce qu’ils ne sont jamais tout seuls.


En 2014, le Borussia a bouclé la saison avec une moyenne de 79 647 spectateurs : un record du monde ! Quand on joue à Dortmund, il ne faut pas avoir le vertige. La Südtribüne, mieux connue sous le nom de « mur jaune », et ses 24 454 places, c’est la plus grande tribune debout d’Europe. Ça respire et ça saute en même temps que ça chante. C’est le plus gros top d’Europe avec, dans le désordre, parce qu’on y perd ses repères, plus de 40 mètres de haut sur plus de 100 mètres de large ! Son inclinaison majeure et ce côté vertical, qui lui vaut son surnom de « mur », la rendent carrément enivrante. Et rien que pour le tifo, on vous conseille vivement de ne surtout pas manquer l’entrée des joueurs le soir de Borussia-Benfica !

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