Équipe de France

Belgique : Les Diables s’habillent en rouge (1)

L’armada de Marc Wilmots, quart de finaliste du dernier Mondial, a l’ambition de viser plus haut à l’Euro. Beaucoup plus haut ? Certainement même si elle le dit tout bas, avec sa génération pleine de promesses.

L’avantage, avec Marc Wilmots, le sélectionneur belge, c’est qu’il est plutôt brut de pomme ou franc du collier, si l’on préfère. Quand, à la mi-novembre, les deux nouveaux maillots de l’équipe nationale – domicile et extérieur – ont fuité, il n’y a pas été par quatre chemins. « Le premier, a-t-il expliqué, je le trouve super. Le deuxième, ah… Certainement pas, non, on dirait un maillot de cycliste. » Pour être tout à fait honnête, on est obligés de lui donner raison, tant ce bleu ciel sur les couleurs de la Belgique apparaît d’un autre temps et un brin ringard. Sachant, aussi, qu’au pays du vélo (sur route comme en cyclo-cross) et du foot, la primeur est un véritable exercice entre les deux pôles sportifs majeurs.
Les Diables Rouges ont marqué des points face à leurs homologues à deux-roues en devenant, à la fin du mois d’octobre, number one au classement FIFA. Une sorte de consécration pour ce pays sans palmarès au niveau de l’équipe nationale. Comme un Eden (avec Hazard) et un vrai étonnement, que Marc Wilmots a ainsi commentés : « Ça ne signifie pas que nous sommes la meilleure équipe du monde mais cela montre le travail réalisé. Et moi, je ne me considère pas non plus comme le meilleur entraîneur de la planète mais oui, ce résultat constitue une fierté, surtout quand on sait d’où l’on vient, pour un petit pays de 10 millions d’habitants. Il y a six ans (ndlr : quand il est arrivé comme adjoint en sélection), nous étions la 71e nation mondiale. On a grimpé les échelons. »
Jusque tout en haut. Et maintenant ? Que doit-on attendre de cette équipe carrément impressionnante, depuis ses lignes arrières jusqu’aux postes offensifs, en attendant qu’un attaquant de pointe se dégage ? La jeune troupe de l’époque, pour l’essentiel, a gagné en expérience par rapport au Mondial brésilien où ces diables de Diables avaient atteint les quarts de finale (défaite 1-0 contre l’Argentine) en offrant un spectacle plein de fraîcheur et très prometteur.
On en espère encore davantage, bien sûr. Même si Wilmots, toujours lui, se veut prudent : « N’imaginez pas que l’on va casser la baraque. On doit rester réalistes. Si on atteint les demi-finales de l’Euro, ce sera magnifique. Cette compétition est plus dure qu’une Coupe du monde. Quand on regarde les compétitions en Espagne, en Angleterre, en Allemagne, en Italie ou en France, la Belgique a-t-elle sa place ? Non. Peut-être sommes-nous aussi bons mais pas meilleurs. Disons que nous avons une chance sur quatre ou cinq de gagner l’Euro. Et je le maintiens, une demi-finale serait déjà une grosse performance. »
C’est lui qui le dit et cela n’engage que sa personne. N’empêche que le même Wilmots, parfois critiqué et même chahuté dans la presse belge, malgré les résultats de la sélection, continue de tenir la barre. « Mon équipe, conclut-il, est faite de vedettes mais n’a pas d’egos. Je ne vois qu’une bande de gamins qui vient s’amuser. » Et qui pourrait continuer à bien s’amuser, l’été prochain, en France. Gare à ces Diables si séduisants !

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