Étranger

Bayern Munich, le géant qui ne dort jamais (2/2)

Le géant de Bavière porte bien son nom. Parce qu’à l’échelle du monde, c’est Shrek, le plus gros des ogres, et parce qu’il porte fièrement les couleurs de sa région, jusque dans son nom. Bayern… Six lettres et tout est dit. Enfin, presque. Voici le reste.

La revanche de 2001
Vingt-cinq ans après sa dernière victoire, le Bayern remporte sa quatrième C1, sa première en forme Ligue des champions, en faisant valdinguer pour de bon les souvenirs hantés de Barcelone. Deux ans auparavant, en effet, les Anglais de Manchester United avaient privé les Bavarois du sacre en retournant la situation dans les dernières secondes. Le Bayern exorcise ses démons en battant MU en quarts de finale puis en terrassant le Real Madrid, le tenant du titre qui l’avait éliminé en demi-finales la saison précédente. A Milan, c’est le Valence CF qui plie sous les coups de boutoir allemands. Et surtout grâce à la vigilance d’Oliver Kahn. Après que Mendieta et Steffan Effenberg ont marqué sur penalty dans le temps réglementaire, le grand « Oli » stoppe un penalty de Mauricio Pellegrino en toute fin de prolongation, avant de s’imposer lors de la séance des tirs au but. Bixente Lizarazu et Willy Sagnol soulèvent la coupe aux grandes oreilles.

Le grand chelem de 2013
Pour la troisième fois en quatre saisons, le Bayern atteint la finale de la C1. Et cette fois, les Bavarois vont au bout. Après les défaites face à l’Inter Milan en 2010 (à Barcelone) et surtout Chelsea en 2012 (à Munich), le Borussia Dortmund ne peut rien face au talent et au niveau de jeu de Franck Ribéry, Arjen Robben et compagnie. Le Bayern remporte tout cette saison-là et à 68 ans, Jupp Heynckes laisse son fauteuil de coach en réussissant le Grand Chelem. Standing ovation pour l’ancien attaquant champion du monde 1974 avec la Mannschaft, qui jubile : « Dans toute l’histoire de la Bundesliga, aucune équipe n’a été aussi régulière à un aussi haut niveau. Le temps était venu pour des joueurs comme Robben, Philipp Lahm ou Bastian Schweinsteiger de gagner quelque chose d’aussi grand. » C’est le premier sacre européen pour Franck Ribéry, l’un des leaders de cette équipe de feu. « On a tellement galéré pour l’avoir… C’est extraordinaire, se réjouit le Français. Il n’y a pas de mots. Ce club le mérite. On a fait un travail énorme et on est allé la chercher. »

Les joueurs du Hall of Fame
Le Bayern a établi une liste officielle de 16 noms pour « honorer les joueurs emblématiques du club ». Ils en sont aujourd’hui officiellement les ambassadeurs. Konrad Heidkamp est le seul élément présent dans cette liste ayant évolué au club avant les années 60. Quant à Giovane Elber et Bixente Lizarazu, il s’agit des deux seuls étrangers présents dans ce Hall of Fame.

Hall of fame du Bayern
Klaus Augenthaler, Franz Beckenbauer, Paul Breitner, Stefan Effenberg, Giovane Elber, Konrad Heidkamp, Uli Hoeness, Oliver Kahn, Bixente Lizarazu, Sepp Maier, Lothar Matthäus, Gerd Müller, Franz Roth, Karl-Heinz Rummenigge, Mehmet Scholl, Hans-Georg Schwarzenbeck.

Säbener Strasse, le foot en mode high-tech
A la Säbener Strasse, c’est tout le Bayern qui est réuni en un lieu unique qui regroupe l’administratif, le staff et le sportif. Plus de 80 000 mètres carrés de pelouses de foot, sans oublier un terrain de… beach-volley. Voilà pour les terrains. A l’intérieur des murs, tout y est aussi, du restaurant au centre médical. C’est marrant mais d’un coup, on comprend mieux Jacques-Henri Eyraud qui trouve la Commanderie « un peu petite »

Les grands noms allemands
Klaus Augenthaler, Michael Ballack , Mario Basler, Franz Beckenbauer, Andreas Brehme, Paul Breitner, Stefan Effenberg, Mario Gomez, Konrad Heidkamp, Dieter Hoeness, Uli Hoeness, Oliver Kahn, Jürgen Klinsmann, Philipp Lahm, Thomas Müller, Lothar Matthäus, Sepp Maier, Gerd Müller, Manuel Neuer, Franz Roth, Karl-Heinz Rummenigge, Mehmet Scholl, Hans-Georg Schwarzenbeck, Bastian Schweinsteiger, Roland Wohlfarth, Christian Ziege.

Les grands noms étrangers
David Alaba, Giovane Elber, Jorginho, Sören Lerby, Robert Lewandowski, Bixente Lizarazu, Lucio, Roy Makaay, Jean-Marie Pfaff, Claudio Pizarro, Franck Ribéry, Arjen Robben, Zé Roberto, Hasan Salihamidzic, Roque Santa Cruz, Luca Toni, Mark Van Bommel.

Le onze de Carlo Ancelotti
Aujourd’hui, le onze de Carlo Ancelotti, qui est revenu au 4-2-3-1 (contrairement à ce que mettait en place Pep Guardiola), ressemble plus ou moins à ça. Et effectivement, ça a de l’allure.

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