Équipe de France

Bayern Munich-Arsenal : La malédiction des huitièmes

Aller le 15 février, retour le 7 mars. Cela fait sept ans maintenant qu’Arsenal n’a plus posé un crampon en quarts de finale. Du côté de l’Emirates, il est grand temps que ça change. Problème : face à eux, les Gunners retrouvent leur plus fidèle bourreau…

Pour les Gunners, il faut que la série s’arrête. Mais que la route se poursuive. Depuis la saison 2009-10, les hommes d’Arsène Wenger ont pris la fâcheuse habitude de caler en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Ça fait boum, comme un coup de frein à main qui fait valdinguer le bolide dans le sempiternel tête-à-queue d’une fin de saison blanche et sèche.
C’est vrai que c’est toujours fade, un printemps sans Europe quand on est hors course dans la course au titre. Pour tout dire, ça fait même grincer quelques dents, même à l’heure du thé, du côté d’Islington. Il faut que ça change et ça a d’ailleurs déjà changé.
Arsène Wenger et ses ouailles avaient en effet perdu l’habitude de boucler une première phase de Ligue des champions à la 1ère place de leur groupe. Leur superbe victoire à Bâle, ajoutée à la faute professionnelle du Paris SG contre Ludogorets au Parc au soir de la dernière journée, leur offre cette fois la récompense. Bon, au tirage au sort, pas sûr que cela change grand-chose pour eux…
On finirait par croire Arsène quand il répète à qui veut l’entendre mais surtout à la presse londonienne qu’il ne fait pas trop de différence entre la 1ère et la 2e place du groupe. Car si ce n’est ni le Barça, ni le Real qui se dresse devant eux, les Gunners retrouvent le Bayern Munich, autrement dit l’équipe qui les a foutus dehors au cours des deux dernières saisons, exactement à ce stade de la compétition.
Alors, never two without three ? Pas sûr qu’à Londres, on connaisse le proverbe. Ça tombe bien. L’entraîneur d’Arsenal a d’autres comptes à régler, apparemment. « Sur les six dernières années, on n’a pas dépassé les 8es. Or, on dit que Dieu a fait le monde en sept jours. C’est le septième jour pour nous, donc on doit avoir un jour spécial. » Si même lui commence à faire dans le divinatoire…
Pour appuyer sa causerie, le coach londonien pourra toujours rappeler la dernière confrontation et cette victoire des Gunners sur la pelouse de l’Allianz Arena, 2-0 (buts d’Olivier Giroud et Laurent Koscielny). Le Bayern avait gagné à l’Emirates (3-1) mais les Allemands avaient tremblé jusqu’au bout et doivent encore s’en souvenir.
Et puis côté bavarois, le changement d’entraîneur a forcément modifié la donne car si les joueurs sont pratiquement les mêmes, on ne passe pas de Pep Guardiola à Carlo Ancelotti sans mettre à jour quelques logiciels dans le moteur. Un chance pour les Gunners ? Peut-être, si l’on se fie encore à la forme du moment d’un Olivier Giroud, inarrêtable depuis la dinde et les marrons, passé du statut de remplaçant à supersub’ puis capitaine (en Coupe), buteur, sauveur. Pour illustrer le truc, on rappellera que le Français affichait même à la mi-janvier le meilleur ratio buts/minutes jouées d’Angleterre. Canonnier !
On connaît tout d’Arsenal et de son goût pour le jeu. On n’ignore rien du Bayern, de sa force de percussion et de perforation. Mais on a envie de voir le Laurent Koscielny d’aujourd’hui, celui qui a pris une nouvelle dimension encore depuis l’Euro, face à Robert Lewandowski. Envie de vérifier si Thomas Müller est toujours à l’ouest. A moins que la bête ne finisse par se réveiller. Envie de voir Francis Coquelin, qui a prolongé son contrat en même temps qu’Oliv’ et Kos’.
Pour sa causerie, Arsène peut aussi convoquer les souvenirs plus anciens et rappeler à ses joueurs que la dernière fois que les Gunners ont terminé premiers de leur groupe sans connaître la défaite, ce qu’ils ont su faire cette saison, ils avaient atteint la finale (en 2006).
Côté allemand, Ancelotti connaît les pièges. Si les Bavarois en sont à 15 victoires consécutives à domicile en Ligue des champions (un record dans la compétition), ils vont disputer leur 17e rencontre face à un club anglais lors des cinq dernières saisons. En 2012, ils avaient perdu aux tirs au but en finale contre Chelsea. C’était à l’Allianz Arena. Personne n’a oublié, hein.

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