Étranger

Australie : Mais si, Aussies !

Pour la quatrième fois d’affilée, les Socceroos vont disputer la Coupe du monde. Cela a été long et difficile mais ça commence à ressembler à quelque chose.

Harassant. Stressant. Irrespirable, par moments. Les rimes s’enchaînent, pauvres ou riches mais rapides. Les Australiens sont passés par toutes les couleurs sur la route de la Russie. Depuis qu’ils ont rejoint la Confédération asiatique, la logistique n’est plus tout à fait la même, c’est vrai. Mais les problèmes sont allés bien au-delà des temps de parcours.
Troisièmes seulement de leur groupe de qualification derrière le Japon et l’Arabie Saoudite, ils n’ont pas pris le chemin le plus court, avec deux barrages au programme. Le premier pour s’extraire pleinement de la fameuse zone Asie, avec quelques sueurs froides face aux surprenants Syriens qui les ont poussés jusqu’à la prolongation au retour, à l’ANZ Stadium de Sydney. Incroyable détresse pour les Syriens qui sont passés tout près d’un exploit inédit. Coup de chaud terrible pour les Aussies, aussi.
Il aura donc fallu attendre les derniers mètres d’un vrai chemin de croix pour voir Mile Jedinak envoyer les cousins des Wallabies au Mondial. Une quatrième participation consécutive qui fait leur bonheur. Mais la surprise est venue d’Ange Postecoglou. Le sélectionneur d’origine grecque, qui a grandi à Melbourne, a préféré rendre le tablier une fois la qualification acquise ! Depuis son arrivée en 2013 et la qualification pour la Coupe du monde au Brésil, il avait initié une transformation profonde de la sélection avec l’incorporation de la nouvelle génération à certains postes clés.
Les Massimo Luongo, Mathew Leckie, Mathew Ryan (dans les buts) et Trent Sainsbury arrivent à maturité. Avec Mile Jedinak pour encadrer tout ça et Tim Cahill, bien sûr, l’artiste, qui aura 38 ans et demi en Russie l’été prochain. Chapeau, Monsieur ! Et si on ne connaissait pas encore l’identité de leur coach à l’heure du tirage au sort à Moscou (ils étaient les seuls dans ce cas, drôle d’exception quand même), on se souvient de leur parcours en Allemagne en 2006 : un penalty presque douteux, à quelques minutes de la fin, avait permis aux Italiens, futurs champions du monde, de les éliminer en huitièmes de finale…

L’homme à suivre : Mile Jedinak
Un peu à l’ombre de la Deuxième division anglaise, à Aston Villa, l’ancien partenaire de Jordan Amavi a attiré la lumière – et même un peu plus que ça – lors du barrage contre le Honduras. L’ex-grand échalas, qui ne ressemblait à rien, a pris une autre dimension physique avec sa barbe de Viking (qui lui donnerait presque une place de titulaire dans le onze d’Islande). Mais le grand Mile ne s’est pas arrêté à la coquetterie. 0-0 à l’aller, 0-0 à la mi-temps du retour. Et puis Mile, capitaine et fier de l’être, a pris les choses en main contre le Honduras. Un premier but, puis un autre, et puis un autre. Deux pénos en guise d’assurance annulation. Jedinak a validé, à lui seul ou presque, le visa des Socceroos pour la Russie. Avec plus de 70 sélections au compteur, il fait partie des cadres, ceux appelés à guider la nouvelle génération aussie. La barbe lui va bien, finalement.

1er tour
Le 16 juin 12h, Stade de Kazan : Australie-France
Le 21 juin à 14h, Stade de Samara : Australie-Danemark
Le 26 juin à 16h, Stade Ficht à Sotchi : Australie-Pérou

Visa mondial
• Superficie : 7 692 000 km2
• 24,13 millions d’habitants
• Capitale : Camberra
• Fédération : Football Federation Australia Ltd. (FFA)
• Année de fondation : 2006
• Affiliation FIFA : 2006
• Couleurs : maillot et short orange, bas verts
• Equipementier : Nike

Le chiffre : 32
Comme le nombre d’années qui séparent la première participation de l’Australie à la Coupe du monde (en 1974) de la deuxième (en 2006).

Comment ils jouent
Ange Postecoglou avait réussi à changer les mentalités pour poser ses principes de jeu dans la sélection aussie. Les Australiens, qui évoluaient plutôt à cinq derrière, étiraient le rideau jusqu’aux lignes de touche, avec Mathew Leckie et Aziz Behich sautant souvent dans le camp adverse. Et surtout avec l’idée de prioriser le jeu de passes et plutôt le jeu court. Avec ou sans la barbe, Mile Jedinak est la tour de contrôle au milieu, tandis que Robbie Kruse, peut-être le plus doué techniquement, est plus un joker qu’un titulaire. Dommage. Sinon, Tim Cahill est revenu aux affaires au bon moment. On va donc le voir à l’œuvre en Russie à 38 ans et demi. Respect, l’artiste.

Leurs éliminatoires
Zone Asie
Tour final – 3e du groupe B
19 pts, 5 v, 4 n, 1 d, 11 bp-5 bc
1.09.2016 : Australie-Irak 2-0 (Massimo Luongo, Tomi Juric)
6.09.2016 : Emirats Arabes Unis-Australie 0-1 (Tim Cahill)
6.10.2016 : Arabie Saoudite-Australie 2-2 (Trent Sainsbury, Tomi Juric)
11.10.2016 : Australie-Japon 1-1 (Mile Jedinak s.p.)
15.11.2016 : Thaïlande-Australie 2-2 (Mile Jedinak 2 s.p.)
23.03.2017 : Irak-Australie 1-1 (Mathew Leckie)
28.03.2017 : Australie-Emirats Arabes Unis 2-0 (Jackson Irvine, Mathew Leckie)
8.06.2017 : Australie-Arabie Saoudite 3-2 (Tomi Juric 2, Tom Rogic)
31.08.2017 : Japon-Australie 2-0
5.09.2017 : Australie-Thaïlande 2-1 (Tomi Juric, Mathew Leckie)
Barrage Asie
5.10.2017 : Syrie-Australie 1-1 (Robbie Kruse)
10.10.2017 : Australie-Syrie 2-1 a.p. (Tim Cahill 2)
Barrage intercontinental
10.11.2017 : Honduras-Australie 0-0
15.11.2017 : Australie-Honduras 3-1 (Mile Jedinak 3 dont 2 s.p.)

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