Étranger

Arabie Saoudite : Le grand retour des fils du désert

Plus de dix ans après leur dernière participation, les Faucons saoudiens toquent à nouveau à la porte. Comme remplumés.

Absente depuis l’édition 2006 en Allemagne, l’Arabie Saoudite revient par la grande porte mais avec un coach tout nouveau. Et tout beau ? A peine la campagne qualificative terminée et le billet pour la phase finale en poche, Bert Van Marwijk, le sélectionneur néerlandais (celui qui avait emmené les Oranje jusqu’en finale en Afrique du Sud en 2010), a rendu le tablier. C’est l’Argentin Edgardo Bauza (celui qui avait pris en main les rênes de l’Argentine, le temps que Lionel Messi dise « Stop » puis revienne en sélection) qui a repris le collier en septembre avant d’être limogé en novembre après deux matches amicaux qui n’ont pas plu. Ambiance… Deux certitudes : le groupe très resserré (ce sont quasiment toujours les mêmes qui jouent) ne devrait pas trop bouger d’ici juin. L’autre concerne le banc. C’est Juan Antonio Pizzi qui a été nommé le 28 novembre.
Deuxièmes de leur groupe, juste derrière les Japonais, les Saoudiens n’ont pas tremblé une seconde, laissant aux Australiens « la joie » de disputer un barrage intercontinental pendant que la liesse s’emparait du stade King Abdullah à Jeddah. Plus de 60 000 fans s’y étaient massés pour voir les hommes en vert battre le Japon grâce à Fahad Al-Muwallad, le « supersub » de l’équipe (deux buts lors de la dernière phase, dont celui qui changea tout ; l’expérimenté attaquant d’Al-Ittihad a vraiment mis à profit ses entrées en jeu). L’histoire ne dit pas encore si le plus beau but du Mondial 2018 sera l’œuvre d’un Faucon – personne n’a oublié le chef-d’œuvre de Saeed Al-Owairan aux Etats-Unis, en 1994 contre la Belgique. Un but entré dans l’histoire de la Coupe du monde et ancré à jamais dans les cœurs, de Médine à Jeddad.
Pizzi a pour lui la clarté de la feuille de route. Et une petite pression aussi. Car si les Saoudiens n’ont plus pris part au grand rendez-vous depuis 2006, on sait bien qu’à Riyad, la maison mère du régime, on verrait forcément d’un bon œil une participation aux huitièmes de finale. On va un peu loin ? C’est l’exploit que les fils du désert avaient réussi pour leur toute première participation, aux Etats-Unis. Après une grosse dizaine d’années de traversée du désert, les héritiers d’Al-Owairan sont enfin là, à découvert et le bec en l’air plutôt que dans l’eau.

Classement FIFA : 63e

1er tour
Le 14 juin à 17h, Stade Loujniki à Moscou : Arabie Saoudite-Russie
Le 20 juin à 17h, Stade de Rostov : Arabie Saoudite-Uruguay
Le 25 juin à 16h, Stade de Volgograd : Arabie Saoudite-Egypte

Visa mondial
• Superficie : 2 149 690 km2
• 31 millions d’habitants
• Capitale : Riyad
• Fédération : Saudi Arabian Football Federation (SAFF)
• Année de fondation : 1959
• Affiliation FIFA : 1959
• Couleurs : maillot, short et bas verts et blancs
• Equipementier : Nike

Le chiffre : 13
Comme le nombre de matches disputés par les Saoudiens en phase finale de Coupe du monde en quatre participations. Avec deux victoires seulement, deux nuls et neuf défaites. Bof, bof.

L’homme à suivre : Osama Hawsawi
Il tient bien son rôle, pilier central dans la défense de la sélection depuis plus de dix ans. Il dépasse les 100 capes et après une traversée du désert d’une décennie, cette Coupe du monde est son oasis. Et c’est mérité. En 2012, Osama Hawsawi a signé à Anderlecht, devenant le seul joueur du royaume à évoluer en Europe. Bon, ça n’a pas duré mais son retour à Al-Ahli s’est transformé en vraie réussite. Aujourd’hui capitaine d’Al-Hilal, où il évolue avec la moitié de la sélection, il est aussi le capitaine de route de Ramon Diaz, son coach. Tout sauf un mirage.

Comment ils jouent
C’est une bonne question… Le départ de Bert Van Marwijk à la fin des qualifications a-t-il redistribué les cartes ou bien Juan Antonio Pizzi, succeseur d’Edgardo Bauza, qui ne sera resté que deux mois au poste, va-t-il s’appuyer sur ce que le Néerlandais avait mis en place ? Comme on penche pour la deuxième solution, on rappellera que c’est surtout la stabilité qui prime depuis deux ans maintenant. Peu d’essais mais une ossature resserrée et qui joue tout ou presque. On imagine mal Pizzi tout réécrire à quelques mois de poser le pied en Russie. Ce serait donc, sur le papier, une ligne de quatre derrière et un milieu renforcé avec une seule pointe aux avant-postes. Mais ils jouent tous au pays et on n’en sait que peu de choses.

Leurs éliminatoires
Zone Asie
Tour final : 2e du groupe B
19 pts, 6 v, 1 n, 3 d, 17 bp-10 bc
1.09.2016 : Arabie Saoudite-Thaïlande 1-0 (Nawaf Al-Abed s.p.)
6.09.2016 : Irak-Arabie Saoudite 1-2 (Nawaf Al-Abed 2 s.p.)
6.10.2016 : Arabie Saoudite-Australie 2-2 (Taisir Al-Jassim, Nasser Al-Shamrani)
11.10.2016 : Arabie Saoudite-Emirats Arabes Unis 3-0 (Fahad Al-Muwallad, Nawaf Al-Abed, Yahya Al-Shehri)
15.11.2016 : Japon-Arabie Saoudite 2-1 (Osama Hawsawi)
23.03.2017 : Thaïlande-Arabie Saoudite 0-3 (Mohammad Al-Sahlawi, Tanaboon Kesarat c.s.c., Salman Al-Muwashar)
28.03.2017 : Arabie Saoudite-Irak 1-0 (Yahya Al-Shehri)
8.06.2017 : Australie-Arabie Saoudite 3-2 (Salem Al-Dawsari, Mohammad Al-Sahlawi)
29.08.2018 : Emirats Arabes Unis-Arabie Saoudite 2-1 (Nawaf Al-Abed s.p.)
5.09.2017 : Arabie Saoudite-Japon 1-0 (Fahad Al-Muwallad)

Le coach : Juan Antonio Pizzi
49 ans
Hispano-argentin
En poste depuis novembre 2017
« Je découvre cette sélection que j’apprends à connaître. C’est un honneur de disputer le match d’ouverture. Le tirage est ardu mais nous allons tout donner. »

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