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Angleterre 2016-17 : Si Antonio m’était conté

Sous les ordres du technicien italien Antonio Conte, Chelsea a effectué un incroyable come-back tout en haut de l’affiche pour s’adjuger le sixième titre de son histoire.

Après une saison 2015-16 désastreuse pour une formation du standing de Chelsea – 16e au moment du renvoi de José Mourinho, à la mi-décembre, 10e au final sous les ordres de Guus Hiddink -, on attendait évidemment une réaction des Blues. Une réaction ? Une rédemption, vous voulez dire. Antonio Conte, qui restait sur trois titres en club avec la Juventus Turin, est arrivé. Et il a tout chamboulé. Son 3-4-3, qui pouvait s’apparenter à un sacré coup de poker, s’est transformé en coup de génie qui a désarçonné tous ses adversaires dans le Royaume, incapables de trouver la parade à son audacieux système.
Dès la 12e journée de championnat, les Londoniens se sont emparés du leadership et ils ne l’ont plus lâché, malgré la volonté des voisins de Tottenham de venir les titiller. Du grand art et une vraie leçon. Avec un Thibaut Courtois impressionnant dans ses cages, une défense à trois impériale (qui croyait encore en David Luiz à ce poste et dans ce schéma ?), un N’Golo Kanté un peu plus monstrueux à chaque sortie (voir « Carton bleu »), un Eden Hazard libéré, plein d’allant et d’envie, redevenu celui qu’il était, et tous les autres à l’unisson.
« Mon plus grand succès, assure le technicien transalpin, c’est que les joueurs se sont montrés prêts à travailler dur, sur le plan physique, tactique, comme lors des séances vidéo. » De très bons élèves, quoi, avec un excellent maître. Il y a eu, en prime, les adieux réussis de John Terry – devenu leader du banc – après plus de 700 matches disputés pour son club de cœur. Vingt ans de carrière sous le même maillot.
Au rayon des accessits, il convient de saluer la performance des Spurs, très convaincants dauphins, qui finissent la compétition avec la meilleure attaque et la meilleure défense de Premier League. Arsenal, privé de Ligue des champions pour la première fois depuis… 19 ans, se consolera (un peu) avec son succès en Cup, obtenu aux dépens de… Chelsea. Quant à José Mourinho, mine de rien, il termine sa première saison chez les Red Devils avec trois nouveaux trophées dans sa (déjà très lourde) besace : la Ligue Europa, la Coupe de la Ligue et le Community Shield. De quoi lui permettre d’oublier ses six derniers mois (juillet-décembre 2015) chez… les Blues.

Le chiffre : 2 000
Le très jeune et prometteur milieu offensif anglais de Manchester United Angel Gomes est devenu le premier joueur né en 2000 à fouler une pelouse de Premier League. C’était dans les dernières minutes de la dernière journée de championnat, à l’occasion de la réception de Crystal Palace (victoire 2-0 des Red Devils). Le natif de Londres, qui a vu le jour le 31 août 2000, avait précisément 16 ans, 8 mois et 20 jours. Baby boom.

Le podium des buteurs
1. Harry Kane (Tottenham), 29 buts
2. Romelu Lukaku (Everton), 25 buts
3. Alexis Sanchez (Arsenal), 24 buts

Carton rouge : David Moyes
L’Ecossais avait une solide réputation d’entraîneur, qu’il s’était forgée au fil de ses années à Everton. Mais depuis qu’il a quitté son cocon, tout va de mal en pis. La cassure ? Sans doute quand, adoubé par Alex Ferguson himself, il a été invité à assurer la « terrific » succession du Sir à MU. Dans ce costume trop grand pour lui et au bout d’une saison calamiteuse, qu’il n’a d’ailleurs pas terminée (viré à quelques journées de la fin), il est parti tout penaud et couvert de sarcasmes. Ce n’est pas à la Real Sociedad, où il a à peine officié un an – une nouvelle fois convié à prendre la sortie -, qu’il a redoré son blason. Arrivé à Sunderland l’été dernier, Moyes a, ce coup-ci, carrément touché le fond. Les Black Cats ont terminé bons derniers du championnat, complètement largués par le reste de la troupe. Le 22 mai, le coach, lucide, a démissionné. Il en était à 499 matches en Premier League. Le 500e risque d’attendre.

Carton bleu : N’Golo Kanté
Il avait été l’un des principaux artisans du titre surprise – doux euphémisme – de Leicester il y a un an. Les Foxes et leurs fans l’ont un peu mieux compris depuis son départ à Chelsea. C’était un cran plus haut mais rien n’est jamais trop haut pour N’Golo Kanté. Qui monte à chaque fois le curseur de ses performance hors normes, à mesure que la pente s’élève. Pas de coup de blues chez les Blues pour l’ancien Caennais. Au contraire : l’inoxydable milieu, qui gratte tous les ballons qui traînent aux environs et relance toujours avec justesse, a, cette saison encore, été un élément moteur dans la consécration de son club. Entre parenthèses, il est devenu le premier joueur de champ à remporter deux championnats d’Angleterre consécutifs avec deux clubs différents depuis Eric Cantona (Leeds en 1992 puis Manchester United en 1993). Sans surprise – tant le bonhomme a crevé l’écran -, il a été désigné joueur de l’année PFA (titre décerné par ses pairs) et joueur de l’année FWA (titre attribué par les journalistes). Bref, l’international français a mis tout le monde d’accord. Appelez-le « The King » !

Le podium des passeurs
1. Kevin De Bruyne (Manchester City), 18 passes décisives
2. Christian Eriksen (Tottenham), 15 passes décisives
3. Gylfi Sigurdsson (Swansea), 13 passes décisives

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