Étranger

Allemagne 2016-17 : Le grand écart de Bavière

Une nouvelle fois, le Bayern Munich a écrasé le championnat de bout en bout. Les entraîneurs changent mais le gros braquet reste et le palmarès gonfle, toujours.

Les saisons se suivent et se ressemblent en Allemagne. Même cadre photo et des positions dedans toutes pareilles. Encore une fois, il n’y a pas eu match à l’intérieur d’une Bundesliga archi-dominée par les ogres du Bayern Munich. La première volée de bois rouge de Carlo Ancelotti n’a pas fait varier d’un pouce les standards de la grande maison bavaroise.
Deux défaites au compteur, le genre de soir où l’on trébuche sur un gravillon sans que ce­la laisse la moindre trace sur l’épi­derme, et un road trip maîtrisé de bout en bout. Pas une tournée de vieilles canailles mais des salles pleines partout et toujours le même show. Il aura fallu, cette saison, le Real Madrid de Zinédine Zidane et un petit supplément d’âme de l’arbitre pour leur pourrir leur printemps européen (à tel point que Karl-Heinz Rummenigge a boycotté la finale de Cardiff !). Pour le reste, cela a été zéro suspense, tant le cavalier fut seul.
L’unique interrogation concernait le calendrier : à quelle date le Bayern allait-il être officiellement titré ? Quand faudrait-il sortir les chopes d’un litre à se déverser sur le râble ? Ce coup-ci, c’est la journée étiquetée « 31 » qui a sacré les monstres. Un vingt-septième titre et accessoirement le cinquième consécutif, qui confirme et creuse encore le gouffre qui sépare les Bavarois du reste de la troupe.
Il faut vraiment se tourner pour parler des autres. Du RB Leipzig, qui était un promu incontesté et qui fait un dauphin incontestable. Dans le sillage d’Emil Forsberg, une sorte de Pär Zetterberg en mieux, les gars de l’Est ont marqué la saison non seulement par leurs résultats mais aussi par leur façon de faire. Rapides, techniques : il faudra suivre leurs premiers pas en Ligue des champions, où l’inexpérience est le plus souvent sanctionnée de façon terrible mais où leur insolence ne craindra absolument rien.
Le Borussia Dortmund, brillant vainqueur de la Coupe d’Allemagne après avoir éliminé le Bayern dans un match un peu dingo – et marqué par la dinguerie d’Ousmane Dembélé -, complète un podium sans y être à sa place. C’est plus haut que l’on attendait les hommes de Thomas Tuchel. Mais ils ont plombé leur année par un départ catastrophique (ils ont flirté avec la zone de relégation à l’automne). Laissant un champ vraiment trop libre au Bayern.
En bas du classement, le WfL Wolfsburg a échappé à la relégation en barrage. Ce fut vraiment moins une pour que le club de Volkswagen roule en D2. Le VfB Stuttgart et Hanovre, les deux bonnets d’âne de la saison dernière, remontent illico. Ce qui est un peu mieux comme ça. Pour en revenir au Bayern, ce sera quand même différent sans Xabi Alonso et Philipp Lahm qui ont rendu leur tablier. Deux monstres sacrés qui s’en vont d’un coup.

Le chiffre : 15
Le nombre de points d’écart entre le Bayern et son dauphin. Un écart qui monte à 20 entre le champion et Hoffenheim, 4e du classement. Plombé par son début de saison cata, le Borussia Dortmund n’a jamais pu faire le poids avec les Bavarois. La Bundesliga, c’est un peu un Tour de France au cours duquel le leader tue la course tout de suite. Manuel Neuer et les siens n’emportent pas le même braquet que les autres.

Le podium des buteurs
1. Pierre-Emerick Aubameyang (Borussia Dortmund), 31 buts
2. Robert Lewandowski (Bayern Munich), 30 buts
3. Anthony Modeste (FC Cologne), 25 buts

Le podium des passeurs
1. Emil Forsberg (RB Leipzig), 19 passes décisives
2. Thomas Müller (Bayern Munich), 14 passes décisives
3. Ousmane Dembélé (Borussia Dortmund), 13 passes décisives

Carton rouge : Bayer Leverkusen
Un gros coup de mou pour le club de la Rühr. La BayArena n’a pas eu beaucoup l’occasion de bouillir cette saison, excepté lors de la venue de l’Atlético de Madrid en 8es de finale de la Ligue des champions. Douzièmes au final avec plus de défaites (14) que de victoires (11) : il y a longtemps qu’on n’avait plus vu ça du côté du Bayer. Même Chicharito Hernandez, la tête de gondole mexicaine, est annoncé partant. Sans Coupe d’Europe au menu, on se doute qu’il va falloir passer au régime sec…

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