Équipe de France

A la loupe : Pourquoi il est Zlatan

Le géant suédois n’est pas qu’un immense joueur, un énorme buteur et une grande bouche. Chez lui, tout se compte en triple XL.

■ La tête dure : « Ici les pères boivent, chacun vit dans la violence »
C’est une tranche de vie rapportée dans son autobiographie. Sa maman avait l’habitude de lui casser des cuillères en bois sur la tête. Ça, c’était quand le « petit » Zlatan ne filait pas assez droit. Faut dire qu’il a grandi avec la madre (croate), donc, ses deux frères et sœurs mais aussi trois enfants issus d’une première relation. Tout ça à Rosengard, pas vraiment un coin tranquille, à la périphérie de Malmö. Et avec un père bosnien… un peu apatride. « Ici, les pères boivent et chacun vit dans la violence, se souvient Ivan Kurtovic, l’un des ses premiers entraîneurs au FK Balkan. Il y a de la ségrégation à Rosengard. Peu de Suédois. On trouve des familles de douze enfants là où les Suédois en ont deux. » Depuis, Ibra offre chaque année des cuillères à sa mère pour Noël.

■ Le casque lourd : 325 km/h pour semer les flics
Fait divers d’hiver, révélé dans son autobiographie « Moi, Zlatan », coécrite avec le journaliste Daniel Lagenkrantz et qui s’est écoulée à plus de 500 000 exemplaires rien qu’en Suède : Ibra ne s’est jamais caché d’aimer les belles voitures, bien au contraire. Mais une fois, il s’est caché des képis. « J’ai conduit comme un fou. J’ai roulé à 325 km/h pour semer des policiers. Depuis, je me suis calmé. » Un jour de février 2012, sur le sol gelé de Milanello, il avait bien failli rouler sur le pied d’une journaliste, quand même.

■ Le sexe faible : « Demande à ta sœur de venir »
C’est une photo de lui aux côtés de Gérard Piqué, lors de sa saison au Barça, qui a tout déclenché. A la sortie de l’entraînement, alors qu’une rumeur circule sur une possible liaison entre les deux joueurs, une journaliste interroge Zlatan sur son éventuelle homosexualité. Réponse toujours très fleur bleue de l’artiste : « Viens chez moi, je vais te montrer si je suis gay. Et au fait, demande aussi à ta sœur de venir ! »

■ A Paris, les chiffres fous
> Meilleur buteur de l’histoire du Paris SG
En octobre dernier, il a dépassé Pauleta (109) au nombre de buts marqués sous le maillot du PSG, toutes compétitions confondues. Surtout, il l’a fait en trois saisons (cinq pour Pedro Miguel, entre 2003 et 2008). Il avait marqué 110 buts en 137 matches, soit 0,8 par match. Et depuis, ça monte, ça monte encore…
> Meilleur buteur de l’histoire du Clasico
Il a marqué 8 buts en 9 rencontres contre l’OM. Il est bien seul, là aussi, devant Pauleta (6).
> Meilleur buteur du PSG en Ligue 1
En décembre dernier, il a effacé à Nice le précédent record de Mustapha Dahleb (85 buts marqués entre 1974 et 84). Et ça monte, toujours, toujours…
> Meilleur buteur de l’histoire du PSG sur une saison
En 2014, il est même devenu le meilleur buteur de l’histoire du club sur une saison, toutes compétitions confondues, avec 40 buts marqués au total. Mieux que le précédent record, détenu par Carlos Bianchi : 39 buts en… 1977-78. 

■ Grand corps (pas) malade : 47 et demi les pompes
Si tout se vit à une autre échelle chez Zlatan, c’est d’abord son corps qui donne le la. Et là, y’a pas à tortiller, comme dirait l’autre, c’est du géant dans toutes les langues : cent-quatre-vingt-quatorze centimètres pour quatre-vingt-dix kilos. Soit. Et une pointure à faire frémir les popotins de ses gosses : 47,5 ! Il tient beaucoup au « et demi ».

■ Les comptes bancaires à bloc : 169,1 millions de transferts cumulés
Son arrivée au PSG et son salaire astronomique de plus de 14 millions d’euros par an en ont fait, à une époque, le joueur le mieux payé du monde. Plus que Lionel Messi et Cristiano Ronaldo. Un coup de com’ de folie pour QSI dans sa quête de reconnaissance internationale mais un symbole de plus de l’incroyable pouvoir de séduction que le Suédois fait valoir depuis le début de sa carrière, à Malmö. Avec 169,1 M€ au total (voir ci-dessous), Zlatan est le deuxième joueur le plus cher de l’histoire en transferts cumulés. Seul l’Argentin Angel Di Maria, son coéquipier au PSG (179 M€ de transferts cumulés), le dépasse depuis l’été dernier. De quoi faire tourner les têtes ? Pas la sienne : « J’ai bien contrôlé, je me suis imposé partout. Surtout, je ne dois remercier personne, à part moi-même. » De rien.
• 2012 : du Milan AC au Paris Saint-Germain (21 M€)
• 2011 : du FC Barcelone au Milan AC (6 M€ de prêt en 2010 puis 24 M€)
• 2009 : de l’Inter Milan au FC Barcelone (69,5 M€)
• 2006 : de la Juventus Turin à l’Inter Milan (24,8 M€)
• 2004 : de l’Ajax Amsterdam à la Juventus Turin (16 M€)
• 2001 : de Malmö à l’Ajax Amsterdam (7,8 M€)

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