Équipe de France

11 bonnes raisons de croire en ces Bleus (3)

Les Bleus s’avancent aujourd’hui avec quelques certitudes en plus. Du statut à la maturité nouvelle du groupe en passant par le jeu et l’esprit, on a répertorié onze motifs de croire en l’avenir immédiat de l’équipe de France. Avec, dans le viseur, comme objectif majeur, la campagne de Russie. Décryptage point par point.

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Un jeu porté vers l’avant avec beaucoup de solutions

C’est une nouveauté qui s’est transformée en logique sportive : depuis quelques mois, l’équipe de France penche sacrément vers l’avant. Tout pour plaire, vraiment.

Le Powerpoint est toujours bien huilé et ça commence à faire, maintenant. Chaque annonce de liste du sélectionneur s’accompagne de la même rengaine : les noms se succèdent, un par un, dans l’ordre alphabétique, poste par poste. On commence par les gardiens, on termine avec les attaquants. C’est là que la bascule s’opère.
Souvent – c’était déjà le cas avant que Didier Deschamps ne soit celui qui égrène les noms des heureux élus -, la liste officielle de la Fédé fait la part belle aux attaquants. Il était courant d’y trouver Florent Malouda ou Mathieu Valbuena dans un passé plus ou moins éloigné. On y trouve toujours Dimitri Payet par les temps qui courent. Mais Didier Deschamps, depuis plus d’un an, n’a plus besoin de pareille ficelle pour faire pencher la balance. Les Bleus de 2016 penchent naturellement vers l’avant.
La question s’était invitée dans le débat pour les 23 de l’Euro : fallait-il se priver d’un huitième défenseur pour faire une place à Hatem Ben Arfa dans la liste ? La réponse fut non. Mais « DD » ne s’en cache pas : alors que l’équipe de France a toujours bâti ses conquêtes sur la base d’une organisation défensive au-dessus de la moyenne (Lilian Thuram-Marcel Desailly-Laurent Blanc-Bixente Lizarazu devant Fabien Barthez en 1998 et 2000), à grands renforts de milieux défensifs (Didier Deschamps-Christian Karembeu-Emmanuel Petit en 1998, l’émergence de Patrick Vieira en 2000), voire d’un quatuor qui ferme tout dans l’axe (William Gallas-Lilian Thuram-Pat Vieira-Claude Makélélé en 2006), les Bleus de 2016 font la part belle aux talents de devant.
Abondance de biens ne nuit pas mais même Deschamps, dont on connaît le goût pour l’organisation défensive et le positionnement tactique, fait son beurre avec ses joueurs offensifs. Ils se bousculent, ils se cognent, ils se complètent. Et il faut bien l’avouer, la question se pose de façon très objective : a-t-on déjà connu ça en équipe de France, un tel fourmillement de phénomènes offensifs ? La prise de pouvoir d’Antoine Griezmann n’y est pas pour rien mais c’est autour du « Grizou » qu’il faut développer. Olivier Giroud, André-Pierre Gignac et Kevin Gameiro offrent trois profils de neuf différents. Ça fait déjà 4G, en mode très haut débit. Avec Anthony Martial, Kingsley Coman, Ousmane Dembélé et Nabil Fekir, la palette devient multicolore et largement au-dessus du lot de pas mal de sélections. Il faut encore y ajouter Dimitri Payet, dépositaire, visionnaire, indiscutable. Ainsi, lorsque l’on demandait à Deschamps ce qu’il attendait du duo Gameiro-Griezmann avant France-Bulgarie, il répondit à sa manière : « Et Gignac, vous le mettez à la poubelle ? Tous peuvent être associés et complémentaires. »
En 2016, les Bleus tournaient à plus de deux buts par match. Antoine Griezmann a terminé meilleur buteur de l’Euro et même quand Deschamps module son système pour incorporer Moussa Sissoko au milieu, le Spur cisaille tout dans la verticalité. Il impressionne son monde par sa faculté à briser les lignes adverses. On est loin du rajout d’un troisième milieu défensif (Karembeu en finale du Mondial 98), destiné à casser les passes adverses et à fermer les portes. Sur la route de Russie, les Bleus sont vraiment d’attaque. Et tout ça sans Karim Benzema.

L’œil de Grégoire Margotton

« Ce n’est pas un leurre. Didier Deschamps s’appuie sur ses forces au moment M. Et au moment de l’Euro, les forces n’étaient pas forcément en défense, même si elles se sont révélées là, dernièrement. A l’Euro, les forces, c’était devant. Pour une bonne et simple raison : quand un joueur d’exception se révèle, on s’appuie sur lui. Donc, on s’appuie sur Griezmann. Donc, l’équilibre penche vers Griezmann. Pour moi, il reste une incertitude au niveau des remplaçants. Ils doivent tous confirmer. Pour le moment, ils sont là mais un cran derrière. Je pense à Martial, Coman, Dembélé… Le vivier est extraordinaire mais vont-ils vraiment exploser au plus haut niveau ? S’il y en a déjà deux sur quatre, ce serait magnifique. Mais il faut attendre un peu. Ils sont encore si jeunes… Un mot aussi sur Olivier Giroud qui est, pour moi, d’une résilience étonnante. Ce type a une force mentale extraordinaire. »

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