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100% attaquants : Les 15 plus fines gâchettes (5)

Ils sont gauchers, droitiers ou gauchers des deux pieds. Parfois, on s’y perd : c’est avec leur « mauvais » pied qu’ils ont marqué leur dernier but et on n’y a vu que du feu. Parce que ça décoche trop vite, ça frappe trop fort. Parce que le but, c’est leur vie. Bienvenue dans le grand monde. De Cristiano Ronaldo, qui trône tout seul, pour le moment, au-delà des 100 buts marqués en Ligue des champions à Kylian Mbappé, le petit dernier qui défouraille plus vite que son ombre, voici les quinze plus fines gâchettes de l’année. Il y en a pour tous les goûts et toutes les langues. Normal, ça parle football. Régalez-vous !

Luis Suarez, le Pistolero aux dents longues

L’idole de Montevideo cultive son image de buteur gourmand en même temps que son côté mauvais garçon. Mais il s’en moque, il n’a qu’un but : marquer.

Un cas à part. Le genre de gâchette qu’il ne fait pas bon croiser le soir, dans l’obscurité d’une ruelle sauvage ou dans la pénombre d’une surface de réparation surpeuplée. Luis Suarez, c’est le buteur terrible, le but par essence, le tueur des surfaces. Une sorte de David Trezeguet, la vitesse en plus. Le profil type d’un joueur capable de sortir d’un match avec zéro ballon touché mais un but marqué quand même. Ça n’interpellerait personne.
Mais la gâchette est aussi un cavaleur. Il absorbe les espaces, il dévore les couloirs. Il va vite et il a une qualité de frappe qui le rend redoutable, même en dehors des seize mètres cinquante. Tout ceci étant dit, Luis Suarez, c’est aussi une sale tête de vilain garçon. Attaquant aux dents longues.
Après une première saison européenne au FC Groningue, l’Ajax Amsterdam le révèle et le casier parle déjà très fort : 81 buts et 53 passes décisives en 110 matches de championnat. En 2010, il termine la saison meilleur buteur de l’Eredivisie avec 35 buts au compteur. En 33 matches !
Pareil à Liverpool où il transforme les caviars de Steven Gerrard en menu gourmand, avec fromage et dessert : 82 buts en 133 matches chez les Reds. De quoi ne plus jamais marcher seul. En Catalogne, où son mordant ne faiblit pas depuis trois ans, l’odeur du 100 ne l’effraie pas : déjà 116 buts au bout de 140 matches chez les Blaugrana. Buteur en herbe et carnassier.
L’ami Luis a pris la fâcheuse habitude de se servir de ses canines pour marquer son territoire. Il y a eu Branislav Ivanovic en Premier League puis Giorgio Chiellini lors de la Coupe du monde au Brésil. Un bis puis un ter repetita puisque l’artiste s’était révélé en 2010 quand, à l’Ajax, il avait mordu l’épaule d’Otman Bakkal et écopé de sept matches de suspension, ce qui avait précipité son transfert vers Liverpool.
Mais à Barcelone, Luis les dents longues s’est fondu dans le moule « MSN », où son intelligence offensive et son partage des tâches avec Neymar et Lionel Messi font des merveilles. Un peu en dedans peut-être aujourd’hui, à l’image de son équipe, il n’en reste pas moins l’un des plus grands numéros neuf de la planète, comme en atteste sa ligne de statistiques personnelles de la saison : 24 buts et 12 passes décisives, rien qu’en Liga. Luis Suarez, c’est la gâchette facile. La mitraille.

Tendance mercato
Au FC Barcelone depuis : juillet 2014
Contrat jusqu’en : juin 2021
Valeur transfermarkt.com : 90 M€
Il a prolongé son contrat au Barça, en décembre, et jusqu’en 2021. Après Neymar et Javier Mascherano. Sa clause libératoire est fixée à… 200 M€. Pour l’arracher aux Catalans, il faudra en mettre au minimum 90 sur la table. Mais c’est un minimum.

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