Équipe de France

XV de France : Maintenant, à eux de jouer !

Plusieurs cadres ont quitté le groupe France et certains joueurs n’iront sans doute pas jusqu’à la prochaine Coupe du monde en Angleterre. Aussi, de jeunes talents du Top 14 pourraient être amenés à intégrer le XV tricolore rapidement. L’arrière clermontois Jean-Marcellin Buttin a ouvert la voie. Aux autres de confirmer en club pour prendre la relève des finalistes du Mondial néo-zélandais.

Jean-Marcellin BUTTIN
Le Fidjien blanc

En Auvergne, ses coéquipiers l’appellent « le Fidjien blanc ». Un surnom qui dit tout des qualités de cet arrière de 20 ans au gabarit plus que solide (1,92 m, 90 kg) et à la tête bien pleine (il est étudiant à Polytechnique). Véritable révélation de la saison 2011-12 avec 6 essais en 21 matches de Top 14, Jean-Marcellin Buttin a parfaitement saisi sa chance en faisant parler sa puissance, sa vitesse et ses appuis de feu. Il a aussi profité de la sélection de Lee Byrne et de la blessure d’Anthony Floch. Formé à Metz comme un certain Morgan Parra, il s’est installé dans l’équipe clermontoise pour un bon bout de temps. Le jeune arrière est conscient des progrès qu’il doit faire, notamment au pied et dans son placement, mais il a tapé dans l’œil de Philippe Saint-André qui l’a appelé pour affronter le Pays de Galles dans le Tournoi des VI Nations 2012.
Retenu pour la tournée des Bleus en Argentine.

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Christopher TOLOFUA
La force brute

Christopher Tolofua a débuté en équipe première du Stade Toulousain en janvier dernier face au Connacht, en Coupe d’Europe, après l’avalanche de blessures qui a touché les talonneurs rouges et noirs. A tout juste 18 ans, ces quelques apparitions ont marqué les esprits. Titulaire en équipe de France des U20, Tolofua se pose déjà comme le possible successeur de William Servat, son futur entraîneur. Neveu de l’ancien pilier Abraham Tolofua, passé par Grenoble et Montferrand, ce jeune talonneur est une vraie force de la nature. Pesé à 115 kg pour 1,82 m, le Wallisien développe une puissance dévastatrice balle en mains. Juan Imhoff, l’Argentin du Racing, peut en témoigner après avoir été balayé tel un fétu de paille. S’il doit encore progresser dans les phases statiques, Christopher fait preuve d’une activité et d’une justesse remarquables pour un élément de son âge. « On connaissait son potentiel, on espérait cette performance mais tant qu’il n’avait pas joué, on n’était sûr de rien. C’est un futur très bon et c’est pour ça qu’on le garde », a annoncé Guy Novès après sa première titularisation. Avec un mentor comme Servat, sa progression semble sans limites.
Retenu pour la tournée des Bleus en Argentine.

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Yann DAVID
L’homme du renouveau

Appelé dans le groupe des 30 pour le Tournoi des VI Nations 2012, Yann David n’est pas vraiment une révélation puisqu’il a disputé son premier match en Bleu en 2008 face à l’Italie. Si son coéquipier Florian Fritz lui a finalement été préféré pour le dernier match au Millenium Stadium face au Pays de Galles, Yann (à 24 ans) incarne l’avenir au centre de l’attaque tricolore. Freiné en 2010 par une fracture tibia-péroné, il est revenu en grande forme avec le Stade Toulousain. « PSA » suit ce joueur puissant (1,83 m, 109 kg), redoutable défenseur. David n’a plus défendu les couleurs de l’équipe de France depuis une victoire sur les Springboks à Toulouse en 2009. Ses qualités de perforateur pourraient faire du bien à un groupe qui peine à franchir la ligne d’avantage. Capable de faire jouer derrière lui, Yann libère des espaces. Avec David, Wesley Fofana pourrait se régaler. « Voilà une paire de centres jeunes et à gros potentiel », commente le sélectionneur national.

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Brice DULIN
Le roi de la chistera

Plusieurs fois champion de France de pelote basque, Brice Dulin se blesse à un genou à l’âge de 14 ans. Après cela, il décide d’essayer le rugby. Brice marche sur les traces de son frère Renaud, professionnel à Mont-de-Marsan. En quelques années, ses qualités le propulsent chez les U19 français. Titulaire à Agen, il remporte le titre de champion de France de Pro D2 en 2010. Plutôt léger (1,78, 81 kg), ce jeune arrière joue essentiellement sur sa vitesse et sa science du placement héritée de la pelote basque. L’an prochain, ce talent pur (22 ans) évoluera à Castres. « C’est vrai que je suis jeune mais j’ai passé trois années avec les mêmes coaches. J’ai appris beaucoup de choses. Maintenant, je veux que mon jeu évolue », explique-t-il. Très sûr sur les ballons hauts, cet excellent relanceur possède un jeu au pied long intéressant. Nul doute qu’on en entendra parler rapidement.
Retenu pour la tournée des Bleus en Argentine.

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Henry CHAVANCY
Un dieu en devenir

Chavancy a beaucoup fait parler de lui en début de saison pour avoir posé dans le calendrier « Les Dieux du Stade ». Mais Henry n’est pas qu’un beau gosse. Le jeune centre du Racing peut également apporter une solution à un poste où l’équipe de France ne manque certes pas de talents. Complet et sans réelle faiblesse, si ce n’est un léger manque de vitesse, ce joueur solide s’est rapidement imposé dans son club formateur, touché par de nombreuses défections sur blessure. Confronté à la concurrence de Juan Hernandez, François Steyn ou Fabrice Estebanez, Henry Chavancy a été régulièrement aligné par Pierre Berbizier. Diplômé de management, ce fils de militaire a une tête bien remplie et il ne veut surtout pas griller les étapes. Sélectionné en France A pour la Churchill Cup aux Etats-Unis en 2010, il n’a plus été appelé depuis mais il pourrait faire partie d’une revue d’effectif large en vue de la prochaine Coupe du monde, en 2015 en Angleterre.

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Gillian GALAN
Le faux nounours

Si Louis Picamoles n’avait pas été retenu pour le Mondial néo-zélandais, on n’aurait peut-être pas beaucoup entendu parler de ce jeune troisième ligne centre au visage poupin. Avec Shaun Sowerby, Gillian Galan a parfaitement assuré l’intérim en début de saison. On peut même dire qu’il a crevé l’écran. Et ce n’est pas le fruit du hasard : le staff rouge et noir avait prévu le coup. « J’ai eu droit à beaucoup de physique, pour augmenter mon volume de jeu, et à de la muscu pour être plus solide face aux autres joueurs du Top 14. » Alors qu’il n’était pas encore professionnel, ce solide gaillard (1,93 m pour 120 kg) figurait régulièrement sur les feuilles de match. Pas de quoi lui faire tourner la tête cependant. Formé à Montauban, le demi-finaliste de la Coupe du monde des U20 est étonnamment mobile pour son gabarit. Adroit balle en mains, il sait faire jouer autour de lui. Reste à confirmer.
Retenu pour la tournée des Bleus en Argentine.

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Marvin O’CONNOR
Le feu follet

Le Franco-Australien de Bayonne (21 ans le 18 avril) connaît déjà l’équipe de France. Passé par toutes les sélections de jeunes, il a remporté le Tournoi des VI Nations chez les U20 en 2010. Formé à la mêlée au sein du pôle France de Marcoussis, il se révèle à l’aile en Pro D2, à Grenoble. Alors qu’il a tapé dans l’œil de beaucoup d’équipes, Marvin O’Connor choisit de rejoindre l’Aviron bayonnais pour l’exercice 2011-12. Dans une équipe qui peinait à sortir des bas-fonds du classement en dépit d’un effectif ronflant, ce petit gabarit de 1,78 m s’est fait sa place. Il évoluait fièrement aux côtés de Yoann Huget, Joe Rokocoko et Cédric Heymans qu’il cite en exemple. « C’est vrai que petit, j’étais fan de lui. Je le suis encore d’ailleurs. Cédric a beaucoup d’expérience, il sait exactement quoi faire dans toutes les situations. » Fils d’un treiziste australien, Marvin sait qu’il doit tirer le maximum de l’expérience accumulée auprès de joueurs confirmés. « Avec eux, je ne peux que progresser », expliquait le feu follet en pensant également à Pepito Elhorga ou Lionel Mazars. S’il continue, il pourrait bien regoûter aux Bleus. Les grands cette fois.

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Benoît GUYOT
Plaqueur-gratteur

Champion de France cadets avec le Stade Français, Benoît Guyot a rejoint le Biarritz Olympique en 2009 après six saisons dans le club parisien. International U20, le jeune troisième ligne centre a profité de l’absence des Mondialistes pour goûter aux joies du groupe pro. A 23 ans, il a succédé à Raphaël Lakafia et Wenceslas Lauret, révélations de la troisième ligne basque ces dernières années. « Même si la fatigue s’accumule, le fait d’avoir beaucoup de temps de jeu permet de progresser, de passer un cap en termes de tactique, de physique et de confiance », souligne Guyot. Le staff l’a bien remarqué puisqu’il était souvent sur le terrain. Dans un club moribond, le flanker a eu tout loisir de démontrer ses qualités défensives et notamment ses aptitudes de plaqueur-gratteur. Avec son gabarit assez léger (1,84 m, 100 kg), il a su faire évoluer son jeu. « Il est très important dans la liaison avants/trois-quarts, aussi bien défensivement qu’offensivement », précisait Patrice Lagisquet, son coach.

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Alexandre LAPANDRY
L’athlète

Pur produit de la formation clermontoise, le troisième ligne des Jaunards affiche déjà quelques sélections au compteur. Il a notamment participé au Grand Chelem 2010 après une première cape en 2009. Alexandre Lapandry a manqué la Coupe du monde néo-zélandaise d’un rien. A 23 ans, il est du voyage en Argentine en dépit d’une concurrence féroce en troisième ligne. « J’ai la jeunesse pour moi. J’ai le temps de bosser et de progresser », explique-t-il. Longiligne (1,94 m pour 100 kg), Alexandre n’hésite pas à aller au combat. Ce gros plaqueur est un athlète complet. Il a franchi 5 m à la perche sous l’œil médusé du champion Renaud Lavillenie… Sa saison 2011-12 a été gâchée par une blessure qui l’a tenu éloigné des terrains pendant cinq mois. C’était l’une des raisons de son absence dans le groupe France. « Pour être en sélection, il faut être bon en club. J’ai été blessé et j’ai manqué pas mal de matches mais ce ne sont pas des excuses. J’ai payé physiquement deux saisons où j’avais totalisé beaucoup de temps de jeu. »
Retenu pour la tournée des Bleus en Argentine.

Paul PERIE / UNIVERS DU RUGBY

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