Équipe de France

Transferts : ça peut faire du bruit ! (5)

Entre les coaches qui connaissent déjà leur futur club (Pep Guardiola à Manchester City, Carlo Ancelotti au Bayern Munich), les stars en fin de contrat (Zlatan Ibrahimovic à Paris) et les OPA d’envergure internationale (« CR7 », Paul Pogba, Robert Lewandowski…), il n’y a pas que l’Euro qui annonce un été torride. Entre les premiers bruits de couloir, les rumeurs qui se confirment, les indiscrétions et les vraies infos, premier tour d’horizon avant le début des hostilités. Attention, dossier brûlant !

Quand les bancs s’emmêlent
C’est un marché parallèle mais tout sauf un marché de dupes. Premier fusible ou premier choix, c’est selon. C’est le drôle d’univers des entraîneurs, avec un sacré chassé-croisé annoncé cet été.

Pep Guardiola change de palace
Il a, dans son style, réinventé la profession. Plus proche de ses joueurs, la proximité de l’âge sans doute, puisqu’il n’avait pas encore 40 ans quand il a pris en main l’équipe première en Catalogne et qu’il a tout gagné. Après quelques mois sabbatiques du côté de New York, Guardiola rejoint la Bavière en ayant appris la langue de Goethe. Il fait sa première conférence de presse en allemand et donne l’impression de connaître, déjà, le club de fond en comble. Il est parvenu à mettre en place au Bayern Munich ses principes de jeu, en transformant les Bavarois en une machine à possession de balle. Il fallait quand même oser, ne serait-ce qu’y penser, au pays de la frappe de mule et du un contre un.
Il a signé à Manchester City, il l’a annoncé en milieu de saison. Il est comme ça, droit et sincère. Il ne veut pas faire la saison de trop. Comme il l’avait décidé à Barcelone. Et même si le Catalan ne parvient pas à remporter la Ligue des champions avec le Bayern, son crédit ne sera nullement entamé.
Fidèle à ses habitudes, il prépare déjà le terrain pour la saison prochaine. Il a été aperçu à Amsterdam, en rendez-vous privé, avec Txiki Beguiristain, le directeur technique de City (et ex du Barça), pour échanger, notamment sur la possible arrivée d’Ilkay Gündogan à Manchester. Et il est tellement fort que ça ne dérange même pas son employeur, le Bayern.
Karl-Heinz Rummenigge a déclaré dans « Bild » : « Pep réalise de l’excellent travail, il est tout aussi concentré qu’au premier jour. Ce qu’il fait sur ses jours de repos ne regarde que lui. Moi, je trouve légitime qu’il se prépare déjà pour la saison prochaine. Il serait naïf, de notre part, de penser qu’il ne s’y mettrait qu’après le 30 juin. Je n’y vois aucun problème. »
C’est un peu comme si la vie était toujours belle avec Pep. Pour la petite histoire, son agent se prénomme Pere. C’est son frère. ●

Carlo Ancelotti revient
Lui aussi a pris une année sabbatique. Lui aussi a mis le cap sur l’Amérique du Nord. Mais au Canada, pas à New York. Après Chelsea, le Paris SG et le Real Madrid, Carletto poursuit son tour d’Europe avec l’Allemagne. Il prendra la succession de Guardiola en juillet et il n’en est pas peu fier. « Je suis très honoré d’être l’entraîneur du Bayern Munich la saison prochaine. » Apparemment, il devrait être accueilli avec quelques égards. Rummenigge n’en fait pas mystère. « Nous sommes reconnaissants envers Pep Guardiola qui a tout donné pour notre club mais avec Ancelotti, nous faisons signer un autre très grand entraîneur. Nous sommes impatients de travailler avec lui. » Franck Ribéry, lui aussi, s’en réjouit. « Je pense qu’Ancelotti est génial en tant que coach et en tant que personne. Nous nous sommes déjà rencontrés et j’ai souvent entendu dire qu’il avait un très bon contact avec ses joueurs. » Pour mémoire, Carletto avait fait le forcing (sans succès) pour recruter Ti’ Franck à Chelsea. Avec l’arrivée de l’Italien, les rumeurs vont bon train. On parle déjà de James Rodriguez, voire de Karim Benzema en Bavière la saison prochaine, étant entendu que Roberto Lewandowski devrait plier les gaules. ●

Antonio Conte va remettre le survet’
Annoncé à Chelsea, l’actuel sélectionneur de l’Italie devrait rendre son costume de sélectionneur après l’Euro pour enfiler à nouveau le survêtement. Il est en manque de terrain. Il l’a fait savoir et Roman Abramovitch a jeté son dévolu sur lui. Conte pourra-t-il mettre en application à Londres ses principes de vie et de jeu, qui ont mené la Juve sur le toit du Calcio, sans rival, mais pas sur les cimes de la Ligue des champions (c’est avec Massimiliano Allegri que les Turinois sont allés en finale la saison dernière, battus par le Barça 3-1 à Berlin) ? C’est une curiosité. ●

Rafael Benitez a déjà rebondi
Répudié de Santiago Bernabeu, l’Espagnol n’a pas supporté l’image que renvoyait son Real Madrid. Bon, on n’a pas vraiment compris pourquoi il avait été embauché, si ce n’est pour préparer un peu mieux le terrain à Zinédine Zidane… Toujours est-il que Benitez, qui a quand même remporté la Coupe UEFA (avec Valence) et la Ligue des champions (avec Liverpool), a encore la cote dès lors qu’il s’éloigne un peu de Castille. La preuve, il vient de signer à Newcastle. Saura-t-il relancer les Magpies, perdus depuis trop de saisons dans les bas-fonds de la Premier League ? That is the question. ●

Manuel Pellegrini ne sait pas
Le Chilien n’aura pas toujours eu le sourire à Manchester City. Toujours très propre sur lui, c’est vrai qu’il allait bien dans la place très smart des managers de Premier League. Le costard bien taillé ou même la parka du club, tout lui va. Son équipe, en revanche, paraît en bout de course en championnat. Qualifiés pour la première fois pour les quarts de finale de la Ligue des champions, les Citizens ont quelque peu délaissé les affaires locales. Il laisse quand même un titre de champion et deux Coupes de la Ligue à City. Mais il est arrivé en fin de cycle dans le Nord de l’Angleterre. Son nom revient avec insistance du côté de Valence mais il devrait avoir le choix. ●

José Mourinho va revenir
« Chelsea a perdu le plus grand entraîneur de son histoire. » Il n’est pas le « Special One » pour rien, même au fond du trou ou avec un pied sur l’échafaud. Il l’a encore montré quand il s’est fait licencier par Chelsea, au bout du bout d’un début de saison cataclysmique pour les Blues, champions en titre et aux portes de la zone de relégation, incapables d’enchaîner deux victoires, pendant plus de quatre mois. C’est la première fois de sa carrière que José Mourinho touche à ce point l’échec. Mais on peut compter sur son caractère, sa science du jeu et du « Je » pour rebondir. On en parle beaucoup, peut-être un peu trop même, du côté de Manchester United pour succéder à Louis Van Gaal. Bon, de toute façon, les Red Devils ne peuvent pas perdre au change. Ce n’est pas qu’on vénère l’ami José mais on ne pleurera pas le Batave, qui ressemble quand même de plus en plus à une bonbonne de gaz et de moins en moins à un coach. ●

Slaven Bilic et Mauricio Pochettino ont la cote
Déjà remarqué lorsqu’il était le sélectionneur de la Croatie, Slaven Bilic confirme à West Ham United ses qualités de meneur d’hommes et de projet. Avec les Hammers, il valide non seulement le présent mais aussi le futur, en s’inscrivant dans la durée et en inscrivant le club parmi les nouveau prétendants en Premier League. C’est lui qui a voulu Dimitri Payet et il n’est pas étranger à l’épanouissement rapide de l’ancien de l’OM en Angleterre, où il n’est jamais facile de s’imposer la première année. Demandez à Florian Thauvin, par exemple, ou à tellement d’autres. Bilic, c’est un coach très « in » en England. Mais ce n’est pas le seul. A Tottenham, Mauricio Pochettino confirme tout le bien que Daniel Levy, le président des Spurs, et beaucoup d’autres pensaient. Il a redonné du souffle et surtout replacé le mot « Efficacité » au centre des discussions à White Hart Lane. Il y avait bien longtemps qu’on n’avait pas vu les Spurs à la lutte pour le titre. ●

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