Équipe de France

Slovaquie : Même pas peur !

Les hommes de Jan Kozak ont plutôt bien mené leur barque en qualifs, battant notamment l’Espagne. Après une première Coupe du monde en 2010, les voilà prêts pour leur premier Euro, où ils ne comptent pas venir pour compter les trèfles.

On les a découverts en Afrique du Sud. Ça date un peu mais ça avait eu un certain écho. Pour leur toute première phase finale, les hommes en bleu avaient battu l’Italie, championne du monde en titre, et s’étaient hissés en huitièmes de finale. En matant l’Espagne au début de la campagne des éliminatoires, ils ont montré que les maillots étoilés les inspiraient plutôt bien. Mais c’est à l’Euro qu’ils sont conviés. Là encore, leur premier.
Pour la première édition à 24 équipes, on peut penser que l’élargissement de l’échiquier leur a facilité la vie. Il ne faudra surtout pas les réduire à ça. Déjà, les Slovaques possèdent une arme redoutable en la personne de Marek Hamsik. Le 10 à la crête d’Iroquois, star à Naples mais trop méconnu en Europe, fait partie des meilleurs joueurs de sa génération. Il ne s’était pas fait prier pour le montrer en AfSud. Soyez sûr qu’il ne va pas demander son reste en juin !
Hamsik, c’est un key-player. Un quarterback en même temps qu’un finisseur. Capable de faire le jeu, de donner le ton, le tempo et de jouer les solos. Dans un orchestre, ça aide et Jan Kozak, le sélectionneur, n’a pas besoin d’enfiler la queue de pie pour redistribuer les rôles. Les Slovaques évoluent ensemble depuis plusieurs années déjà. La moitié du groupe qui sera présent à l’Euro ou presque formait déjà l’ossature en Afrique du Sud, il y a six ans. Ils se connaissent par cœur, il jouent ensemble depuis qu’ils sont tout petits et même si pour quelques-uns, la trentaine est passée par là depuis plusieurs années déjà, ils possèdent quelques flèches nouvelles, des têtes jeunes et rapides (Erik Sabo, Miroslav Stoch, à surveiller celui-là, Ondrej Duda), qui donnent à l’ensemble une homogénéité et des allures très « internationales ».
Avec quelles ambitions débarquent-ils ? Kozak a déjà prévenu : l’Angleterre lui paraît intouchable, le Pays de Galles est terrible et la grande Russie forcément plus forte que la petite Slovaquie. Une très diplomatique façon de laisser la pression sur les autres. Bon, il a aussi lancé sa petite pique vers le voisin russe. « Parmi les équipes du chapeau 2, nous sommes contents de tomber sur la Russie parce que ses performances dans les tournois ne sont pas toujours régulières et cela nous laisse une chance. » Kozak, qui faisait partie de l’équipe de Tchécoslovaquie troisième de l’Euro 1980, aura sans doute quelques autres souvenirs à narrer à ses joueurs. Il ne serait pas étonnant de voir les hommes en bleu au rendez-vous des huitièmes.
Après, si la route commence à monter en même temps que la course se met à durer, il faudra surveiller leurs défenseurs, Martin Skrtel en tête. La tête chercheuse de Liverpool fait encore partie des joueurs ayant récolté le plus de cartons lors des éliminatoires. Or, les Slovaques pâtissent d’un manque de profondeur de banc. Effectif restreint, ordre serré mais orchestre prêt pour le concert. Ça peut être une partition surprenante et agréable à l’oreille.

Classement FIFA : 32e

Bilan Euro : Aucune participation à l’Euro

La cote de Planète : 2

Comment ils jouent
Jan Kozak ne touche jamais à son 4-2-3-1 avec Martin Skrtel en chef de défense. Il forme avec Hubocan une charnière très rugueuse. Kornel Salata a été titularisé en mars en Irlande mais c’est bien le duo Tomas Hubocan-Martin Skrtel qui devrait démarrer à l’Euro. Il faudra surveiller le retour de Norbert Gyömber, victime d’une fracture d’un orteil mais qui devrait revenir à temps. Le défenseur de l’AS Roma est aussi un bon client. Entre Ondrej Duda, Jan Gregus et Viktor Pecovsky, le milieu est toujours fourni. Pas forcément le plus rapide mais toujours pressant, teigneux. Devant, Marek Hamsik est une star qui assume son statut. Il frappe les coups de pied arrêtés, il joue juste, il voit vite. Il est celui qu’on cherche en priorité. Le relais et l’homme de la dernière passe. Adam Nemec envoie du lourd, lui aussi, au poste 9. Mais Robert Vittek est revenu aux affaires contre l’Irlande, en mars. Un signe ? Nous avons là le meilleur buteur de la Slovaquie, tout simplement.

Le coach : Jan Kozak
Né le 17.04.1954 à Matejovce nad Hornadom
En poste depuis juillet 2013
25 matches, 15 v, 5 n, 5 d

La parole à… Marek Hamsik
« J’espère faire de bonnes choses avec la sélection à l’Euro. Nous avons réussi une bonne phase éliminatoire, nous avons pris confiance en nos possibilités et nous nous connaissons très bien, nous jouons ensemble depuis plusieurs années maintenant. On a hérité d’un groupe très relevé, avec l’Angleterre, qui représente un immense défi. Nous connaissons bien la Russie et nous connaissons tous très bien Gareth Bale, qui peut faire basculer un match sur une seule action. Que de très grosses équipes. Normal, nous sommes à l’Euro ! »

Leurs éliminatoires
2e du groupe C
22 pts, 7 v, 1 n, 2 d, 17 bp-8 bc
08.09.2014 : Ukraine-Slovaquie 0-1 (Mak)
09.10.2014 : Slovaquie-Espagne 2-1 (Kucka, Stoch)
12.10.2014 : Biélorussie-Slovaquie 1-3 (Hamsik 2, Sestak)
15.11.2014 : Macédoine-Slovaquie 0-2 (Kucka, Nemec)
27.03.2015 : Slovaquie-Luxembourg 3-0 (Nemec, Weiss, Pekarik)
14.06.2015 : Slovaquie-Macédoine 2-1 (Salata, Hamsik)
05.09.2015 : Espagne-Slovaquie 2-0
08.09.2015 : Slovaquie-Ukraine 0-0
09.10.2015 : Slovaquie-Biélorussie 0-1
12/10/2015 : Luxembourg-Slovaquie 2-4 (Hamsik 2, Nemec, Mak)

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