Editos

Planète Foot 254

La ligue 1 n’est plus une île

Planète Foot 254 – Juin Juillet 2017

C’était une île sans espoir d’espérance. C’était une île un peu perdue en mer. Larguée au large. Abandonnée, un peu oubliée. C’était la Ligue 1 d’avant. Juste avant cette saison pleine d’envies. Avec du jeu, des buts, du spectacle et tant d’autres choses. On a suffisamment regretté la frilosité de la majorité des acteurs de notre championnat, derrière Lyon, hier, derrière Paris, récemment, pour ne pas apprécier le scénario un peu fou et tellement passionnant, si souvent haut en couleurs aussi, qui vient de nous être proposé en version HD. Avec les géniaux Monégasques et leur attaque terrifiante, magnifiques et nouveaux champions de France, tellement emballants, qui, en prime, se sont offert une demi-finale de Ligue des champions au bout d’une campagne européenne entamée en juillet dernier. PSG ? Résumer la saison de l’ancien maître des lieux à la fameuse remontada catalane – avec, quand même, au moins deux buts, disons, discutables, au minimum – nous paraît un brin réducteur. Tant à l’aller l’éclatante victoire parisienne, avec quatre réalisations qui, elles, ne souffraient pas la moindre discussion, nous avait amenés sur de si hautes cimes au niveau du jeu comme des intentions. Il y a également eu Nice vraiment very nice. Et Lyon, qui a certes alterné le chaud et le froid, dans le style “le grand toboggan des montagnes russes”, mais a aussi atteint les demi-finales de la Coupe UEFA, après s’être offert le scalp de la Roma. Tiens, cela nous rappelle qu’il fallait remonter à une éternité en arrière – treize ans précisément – pour trouver trace, entre C1 et C3, de deux formations françaises (l’ASM et l’OL donc) qualifiées à ce stade de la compétition. Ne pas oublier, non plus, l’OM et Bordeaux auteurs de quelques jolies envolées, au cours d’une deuxième partie de saison aussi solide que prometteuse. Et Nantes, ressuscité d’entre les morts depuis l’arrivée de Sergio Conceiçao aux commandes de la maison jaune. Et beaucoup d’autres belles choses encore dont on a envie de se souvenir. Oui, la Ligue 1 a définitivement et de manière remarquable changé de dimension. Question : où la situer par rapport aux quatre autres grands championnats – Liga, Premier League, Bundesliga et Serie A – aujourd’hui ? Le rapport de force qui, auparavant, tournait inexorablement à notre désavantage, a-t-il évolué ? C’est l’objet de notre dossier du mois. On a tout scruté au laser, tout passé à la moulinette de Planète : les stades et les ambiances, les têtes d’affiche, les perfs’ européennes, le poids des jeunes, le jeu et le spectacle. Le résultat et notre verdict, vous le trouverez dans les pages qui suivent. On ne vous en dit pas plus. Enfin si… Juste un indice : on confirme, la Ligue 1 n’est plus une île à la remorque des grands d’Europe. C’est nouveau, comme s’il y avait quelque chose de changé au royaume de France. Nous, on veut le croire sur la durée.

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