Cyclisme

Planète Cyclisme 75

Il l’a fait !

Planète Cyclisme 75 – Oct. Nov. 2017

Peter Sagan n’est pas un champion comme les autres. 48 heures avant le Mondial de Bergen, il nous racontait qu’il n’avait pas effectué d’entraînement pendant trois jours après avoir été alité à son retour du Canada. Info ou intox ? Il n’y a rien de vérifiable. Il s’est écoulé 15 jours avec le G.P. de Montréal, sa dernière course avant le Mondial, et, depuis son exclusion du Tour le 4 juillet à Vittel, le Slovaque n’avait que 14 jours de courses dans les jambes au moment de débarquer en Norvège pour tenter le casse du siècle. Tony Gallopin aura cette phrase terrible après la course : « On ne l’a pas vu de la journée ! Il s’est désintéressé de la course. » Pour mieux resurgir au bon moment ! Incroyable Sagan. À l’inverse, Gallopin, Alaphilippe, Gilbert, van Avermaet, Kristoff, Viviani, Matthews, Kwiatkowski, tous les cadors du WorldTour étaient au charbon depuis plus d’un mois. Même Tom Dumoulin avait remis les gaz depuis début juillet. Si le Néerlandais a été récompensé avec deux médailles d’or dans les chronos, tous les autres ont été battus par le phénomène Sagan. Les superstars Gilbert et van Avermaet pensent que Sagan est un des meilleurs coureurs de sa génération. Ils se trompent, il est tout simplement THE BEST. Unique par son talent qui le classe à seulement 27 ans dans l’histoire de son sport avec trois titres mondiaux consécutifs. Du jamais vu ! Anquetil, Merckx, Hinault, Indurain ont remporté 5 Tour de France et constituent un quarteron d’exception dans l’histoire des grands tours. Sagan ne fait pas partie des leurs. Il a un autre terrain de chasse pour marquer l’histoire à sa manière. Il a choisi les Championnats du monde avec une équipe de Slovaquie faite de bric et de broc année après année, en jouant sur les forces et faiblesses des équipes nationales adverses. Sagan, c’est le Machiavel de la pédale qui tire partie des grandes manoeuvres pour s’offrir les plus belles pages de l’histoire des Mondiaux. Il faut être habile, tacticien, sacrément malin pour réussir des coups comme celui de Bergen. Ça laisse rêveur, même si lui ne rêve pas en matérialisant tout ce qui se présente. Il est dans le concret, le rationnel. Roulez jeunesse. Par contre, il y en a un chez nous, qui a eu peur de ne plus rouler. Il était sur la jante à cause du retrait de son sponsor, l’Américain Cannondale. Pierre Rolland a été remis en selle avec son ami Rigoberto Uran par l’arrivée d’un nouveau sponsor. L’Orléanais se verrait bien continuer jusqu’à 35 ans au moins ! Il prend du plaisir sur le Giro, on s’en doutait, et il nous dit qu’il attend avec impatience les parcours du Tour d’Italie et de la Vuelta. C’est à lire à travers une grande interview. Vous allez retrouver Warren Barguil, qui nous a consacré un tête à tête à Bergen, pour revenir sur ses exploits du Tour. Le Breton est cash – évidemment on adore ça – et n’élude aucun sujet, dont le divorce d’avec Sunweb, sa nouvelle popularité en France et son ADN avec la Bretagne. Il sera impatient de découvrir la carte du Tour 2018, comme ils le sont tous à cette période. Froome fait durer le suspens dans ses futurs choix en Grand Tour. C’est de bonne guerre dans le business des patrons du Giro et de la Vuelta et les fans à travers le monde. Mais on ne prend pas beaucoup de risque en disant qu’il sera au Grand Départ en Vendée dans la quête d’une 5e victoire pour rejoindre le fameux clan des têtes couronnées. À chacun son Panthéon ! Froome dans l’histoire du Tour, peut-être demain, Sagan dans celle des Championnats du monde.

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