Cyclisme

Planète Cyclisme 74

Romain Barguil et Warren Bardet

Planète Cyclisme 74 – Août/Sept. 2017

De la “Wawamania” à la “Bardetmania”, il n’y a qu’un boyau sur la ligne. Entre les supporters de Warren Barguil et les fans de Romain Bardet, on ne fera pas d’étude sociologique pour savoir lequel rallie le plus de suffrages chez les cols blancs ou imprime en plus grand nombre du côté des cols bleus, car nos deux héros font l’unanimité dans le coeur de la France de juillet. Une France magnifique, des Vosges aux Alpes en passant par le Jura, les Pyrénées et le Massif Central. Quel spectacle sur la route, et cette beauté des lieux à l’instant T de ce reportage où la Bardetmania est véritablement née entre Laissac-Sévérac L’Église, une petite commune de l’Aveyron où ça sent bon l’Aligot et la Fouace, en direction du Puy-en-Velay atteint après la traversée des majestueux plateaux de l’Aubrac que le Tour de France avait jusqu’alors totalement ignorés. Entre les “Ça va Bardet” et les “Vas-y Wawa”, les supporters ont été à la hauteur de leurs champions. Même Christopher Froome y a trouvé un climat serein et apaisé en déclarant : « J’ai eu beaucoup plus de soutien de la part des fans sur ce Tour de France que les autres années. Le Tour est une course française, en France, avec toute la tradition familiale de juillet. »Yes sir ! Bon ! Quelques esprits mal intentionnés  trouveront toujours un peu de démagogie dans ce type de propos. Pourtant, on peut le croire tant son équipe, Team Sky, et lui-même se sont montrés plus abordables et moins arrogants en corrigeant une image largement écornée depuis cinq ans désormais et le début d’un règne commencé sous l’ère Bradley Wiggins. Mais les Brits ont baissé d’un ton et Chris Froome a dû se contenter du service minimal pour remporter sa quatrième couronne à Paris avec 54’’ d’avance sur le Colombien Rigoberto Uran et 2’20’’ sur Romain Bardet. Tout cela va dans le bon sens, comme cette image du jeune Auvergnat totalement KO à l’issue du contre-la-montre de Marseille, alors qu’il préservait le podium pour une seconde seulement. Waaaooouuuh ! Le Figaro et les grands quotidiens nationaux se sont pris au jeu d’un rêve en jaune à Paris avec Romain Bardet. La France qui gagne n’était pas un mirage. Il fallait s’en convaincre. On ne peut pas véhiculer pendant 107 ans un passé simple qui se résume à Bernard Hinault. Lui-même aimerait voir son successeur dans cette vague bleue qui a déferlé sur le Tour 2017 avec 5 victoires d’étapes, un maillot à pois à Paris avec le Breton Warren Barguil et un deuxième podium consécutif pour Bardet. Nous ne serions pas étonnés que des p’tits Barguil et Bardet en puissance frappent à la porte des clubs à la rentrée. Tout commence par des imitations et des rêves de gosse. Warren, adolescent, imitait le pistolero Alberto Contador et rêvait du maillot à pois de Richard Virenque. Son rêve est devenu réalité. Celui de Romain de remporter le Tour est toujours en marche. De bonnes vagues bleues à tous cet été.

Planète Cyclisme est disponible :

  • Chez votre marchand de journaux
  • Par abonnement
  • En kiosques numériques :

App_Store_pt_blgoogleplay_pt_bl

Populaires

Presse magazines

Société d’Édition de Sites Internet Musicaux et Sportifs

Vélo Tout Terrain Planète Cyclisme City Ride Ride it

© 2017 Editions Le Nouveau Sportif / SESIMS

To Top