Étranger

Livre d’or 2015-16 : Angleterre, le casse du siècle pour Leicester

Dans un championnat où le règne est toujours le domaine réservé des ogres, le premier titre de Leicester constituait une surprise en mode « GG » : géniale et géante !

Pas sûr que la majorité des abonnés de Canal étaient capables de placer Leicester sur la carte de l’Angleterre l’été dernier… Pas évident que les nouveaux abonnés de SFR, qui diffusera la Premier League en exclusivité la saison prochaine, sachent le faire. So, Leicester ! Un temple de l’ovale chez les British. Dix titres de champion d’Angleterre, deux sacres européens, ça parle. Mais question foot… So, Leicester !
Les Foxes ont occupé la tête du championnat au soir de la 13e journée. A l’époque, ils faisaient rire. Puis ils y sont restés. On s’est dit qu’ils étaient marrants quand même, les leaders du championnat. Après tout, ça ne leur allait pas si mal. On leur promettait la misère aux alentours des fêtes de fin d’année, au moment de la trêve partout en Europe, sauf en Angleterre, là où les matches s’enchaînent et où, souvent, le titre se joue. Ils ont boxé au Boxing Day, ont passé le cut de 2016 dans la peau du 1er. Et ils n’ont jamais quitté la tête.
Le sacre de Leicester, aussi surprenant soit-il, est aussi la récompense d’une folle régularité. Jamais les hommes de Claudio Ranieri, promus en 2014 et qui avaient frôlé l’ascenseur de la relégation, il faut quand même le rappeler, n’ont vacillé. Emmenés par un trio Jamie Vardy-Riyad Mahrez-Ngolo Kanté lui aussi géant, lui aussi génial. Dire que les Foxes viennent d’écrire le plus gros exploit de ce XXIe siècle n’est pas forcément exagéré.
Le richissime président thaïlandais Vichai Srivaddhanaprabha, que l’on ne place pas non plus facilement sur la carte de l’Angleterre et encore moins au Scrabble, a déboursé 72 millions d’euros pour constituer son effectif de champions. Ce qui plaçait les dépenses de Leicester au… 17e rang de la Premier League l’été dernier. Huit fois moins que Manchester City…
Riyad Mahrez, élu meilleur joueur du championnat anglais, peut jubiler. « Nous n’étions pas programmés pour devenir des joueurs professionnels. Nous vivons avec une certaine forme d’insouciance. Avec Ngolo (Kanté), on en rigole. C’est impossible notre histoire. » Un truc de fou qui est aussi le sacre de Claudio Ranieri, répudié par Monaco, vrai loser avec la Grèce et qui revient par la porte principale, les poignées cousues d’or.
Il faut remonter à 1995 pour trouver trace d’un champion qui n’appartient pas au « Big Four » (Manchester United, Chelsea, Arsenal, Manchester City). C’était Blackburn Rovers. Et à… 1978 pour découvrir un nouveau champion (Nottingham Forest) ! Un truc de dingue qui a rendu riches quelques supporters parieurs mais pas John Micklethwait. Depuis 20 ans, il pariait chaque saison 25 euros sur le sacre de son équipe fétiche. Sauf cette année. Il a oublié et il est passé à côté de plus de 130 000 euros. La cote était à 5 000/1…

Le chiffre : 4
Quatre clubs seulement (Everton, Southampton, Stoke City et West Bromwich Albion) ne comptaient aucun joueur français sous contrat au coup d’envoi de la saison. La France est toujours la nation la mieux représentée (hors Grande-Bretagne) en Premier League. La tendance n’est pas à l’inversion de la courbe.

Le top : Dimitri Payet
Neuf buts, douze passes décisives en trente matches sous les couleurs de West Ham United. Dimitri n’a pas fait les choses à moitié en terminant meilleur buteur et meilleur passeur de son équipe. Arrivé en provenance de Marseille, il est devenu la coqueluche d’Upton Park et le joueur clé de Slaven Bilic, qui a repoussé une offre de 30 millions avant même la fin du championnat. « Dimitri est l’un des maillons forts de la Premier League. C’est notre locomotive. La qualité de ses performances et le niveau des adversaires contre lesquels il les a réalisées sont incroyables. Pour moi, il pourrait jouer dans n’importe quelle sélection nationale. » Didier Deschamps le préfère en bleu.

Le flop : Newcastle
Ça fait plusieurs saisons qu’ils sont concernés par cette catégorie. Là, ils décrochent la palme d’or. Les Magpies, sauvés in extremis l’an passé grâce à Moussa Sissoko, buteur providentiel contre West Ham lors de la dernière journée, n’ont rien pu faire ce coup-ci. Depuis le temps qu’ils flirtaient avec le vide… Les voilà plongés dans la chambre noire. A l’échelle de Saint-James Park, ça ressemble quand même à un sacré gâchis. Bonnet d’âne, les Magpies !

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