Étranger

Livre d’or 2015-16 : Allemagne – La « Pep Connection » a encore frappé

S’il n’a pas rapporté la Ligue des champions en Bavière, Pep Guardiola a une nouvelle fois fait surfer son Bayern Munich sur des vagues bien trop hautes pour ses adversaires en Bundesliga.

Quatrième titre consécutif pour le Bayern Munich. C’est une première en Allemagne et ça en dit long sur la domination des Rouges. Pep Guardiola, qui n’aura donc pas réussi à remporter la Ligue des champions en faisant allemand deuxième langue, a plutôt tout maîtrisé dans le doux, dur et dingue pays de la Bundesliga. Troisième titre pour sa troisième saison et pas n’importe lequel puisque le Borussia Dortmund, le dauphin qui avait disparu des écrans radars la saison dernière, est revenu à des standards proches du Full HD sous les ordres de Thomas Tuchel, avec un rythme qui aurait pu être celui d’un champion : deux points par match. Jamais un dauphin n’avait marqué autant (de points). Ce n’était pas encore assez pour battre ce Bayern-là. Le champion est encore en Bavière, il s’habille toujours en rouge et il développe encore d’autres arguments.
Guardiola a réussi ce que ses plus chauds détracteurs présentaient comme un pari perdu d’avance : il a fait jouer « son » Bayern comme il faisait jouer « son » Barça. Possession de balle optimale, une équipe dominante dans tous les domaines, un football offensif basé sur le mouvement perpétuel, symbolisé par l’éclosion de Kingsley Coman et le retour aux affaires de Franck Ribéry. A son contact, chaque joueur du club – pourtant jamais le premier venu – assurait avoir (encore) progressé. Il suffit de voir David Alaba, qui sait tout faire sur un terrain aujourd’hui. Il faut aussi voir Arturo Vidal, le pitbull de la Juve, devenu un Xabi Alonso bis en Bavière. Presque sage, le Chilien, c’est dire…
On n’oublie pas Coman, évidemment, qui a très vite compris qu’il n’était pas là par hasard et qui a explosé à la face de l’Allemagne au dernier trimestre 2015. Puis à la face de l’Europe lors du premier de 2016. On peut rajouter Douglas Costa, qui jouait avec des moufles au Chakhtior Donetsk et qui est devenu l’un des milieux offensifs les plus redoutés depuis qu’il vampirise le couloir droit bavarois. On aurait presque oublié les blessures d’Arjen Robben et Franck Ribéry…
Pep Guardiola, c’est quoi ? Du football total à la sauce 2016, une équipe qui joue à onze mais jamais dans le même schéma. Parfois à trois, parfois à deux derrière, souvent à cinq devant. C’est un bloc en forme de machine agricole qui, d’un contrôle orienté ou d’un faux appel, déclenche les grandes moissons et fauche tout ce qui bouge. C’est un Bayern Munich à la mode Pep qui a surfé sur l’Allemagne ces trois dernières saisons. Un Bayern qui n’a pas laissé une miette aux autres.
Derrière, on se console comme on peut. Ingolstadt et Darmstadt ne sont pas les plus malheureux : pour la première fois depuis cinq ans, les deux promus ont évité l’ascenseur. Et puis une petite mention pour le Borussia Mönchengladbach aussi. Malgré cinq défaites de rang pour démarrer la saison, la désormais ex-équipe de Granit Xhaka, le nouveau Gunner, a réussi l’improbable come-back de l’année pour se hisser à la 4e place. Jamais une équipe n’avait aperçu la première partie du tableau en fin de saison avec un zéro pointé après cinq journées. Le Borussia l’a fait. Et il a même fait mieux : il s’est qualifié pour le 3e tour préliminaire de la Ligue des champions. Bravo.

Le chiffre : 39
Comme le nombre de cartons jaunes reçus par les joueurs du Borussia Dormund (et 0 carton rouge) au cours de la saison. Ce qui fait des hommes de Tuchel (l’homme en survêt’ qui fait peur) l’équipe numéro un au fair-play. Comme quoi, on n’est pas obligé de se transformer en coupe-coupe pour jouer le haut du tableau et se qualifier pour la Ligue des champions. Le Borussia termine vice-champion.

Le Top : Robert Lewandowski force 30
Robert Lewandowski n’est jamais resté plus de trois matches sans marquer. Le meilleur buteur d’Allemagne affiche un nouveau « 30 buts » (en 32 matches, soit 0,94 but par match !) en championnat, au terme de la saison. Pas mal pour celui qui a marqué l’exercice 2015-16 avec son quintuplé réussi en 9 minutes contre le VfL Wolfsburg, à l’automne. Il peut exulter en soulevant la Coupe d’Allemagne. Parce que oui, on avait oublié de vous dire, le Bayern a réussi le doublé…

Le flop : Stuttgart à la cave
Neuf petites victoires et surtout un terrible 75 dans la colonne des buts encaissés ! Le VfB, l’un des historiques du foot allemand, est tombé. Si vous voulez voir un match de Bundesliga la saison prochaine, il ne faudra pas seulement franchir la frontière, il faudra pousser un peu plus loin parce que Stuttgart n’y sera plus.

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