Équipe de France

Les 50 qui vont faire 2017 (6)

Ils ont le sort de la planète football entre leurs mains.

22. N’Golo Kanté
Il était la révélation à Caen. Il est devenu la révélation à Leicester. Champion d’Angleterre. Le voilà révélation à Chelsea. Les années filent, N’Golo reste le même. Un joueur qui bluffe ses entraîneurs, ses coéquipiers, les supporters. Il est à peine arrivé chez les Blues que Nemanja Matic, la grande tige serbe de Stamford Bridge, s’enflamme. « Pour moi, ce n’est pas le nouveau Claude Makelele. N’Golo est plus fort. » C’est comme ça avec lui. Il n’y est pour rien. Il joue et les superlatifs lui tombent sur le râble. « Il y a beaucoup de très bons milieux à Chelsea mais la plupart du temps, je joue avec Nemanja Matic et c’est un très bon joueur, dit-il dans un sourire. A l’entraînement, on travaille beaucoup ensemble et on se comprend très bien en match. » Quels que soient son ou ses partenaires, le monsieur est une machine à laver les ballons. Interceptions, passes coupées, kilomètres parcourus, tacles. Il touche les plafonds dans tous les classements. Cesc Fabregas, lui, touche le banc depuis le début de la saison. Kanté, c’est en moyenne plus de 80 ballons par match. Il anticipe, il joue en souriant et Eden Hazard, bluffé comme tous les autres, lui a déjà trouvé un surnom : « Le Rat ».

23. Jürgen Klopp
A l’époque, c’était un inconnu dans un survêtement jaune et noir, celui du Borussia Dortmund. Son sourire et sa barbe de trois jours, toujours taillée à la hirsute, se sont imposés comme une référence du jeu et du métier d’entraîneur en Bundesliga. Et comme c’est tout sauf un feu de paille, Klopp nous refait le coup chez les Reds de Liverpool. Au moins, maintenant, on en est sûr : ce type est un phénomène. Il incarne une certaine idée du foot. Capable de débouler en salle de presse, après que son équipe a mené 3-1 pour finalement s’incliner 4-3 (contre Bournemouth), pour dire… qu’il n’est pas en colère. « Je ne peux pas changer ce qui est arrivé. Alors, pourquoi être en colère ? Les garçons ne voulaient pas perdre, je l’ai vu. Ils ne voulaient pas me faire ça. Ils sont trop bons pour ça. » Il arrive donc qu’il n’ait plus de prise au cours d’un match. Mais sur l’année qui s’ouvre, on peut être sûr qu’il va encore avoir son influence.

24. Noël Le Graët
Le 18 mars prochain, Noël Le Graët remettra son mandat sur la table et entre les mains des votants. A 75 ans (il les fêtera le 25 décembre, doux prénom), le Breton a pour lui son bilan. Elu en 2011 et reconduit en 2012 à la tête d’une Fédération qui partait à vau-l’eau, aussi bien en termes d’image, dans le sillage de Knysna, qu’en termes de résultats financiers, dans le sillage du même village d’Afrique du Sud, il a su reconstruire la maison pièce par pièce avec quelques décisions fortes et toujours le même sens aiguisé du réseau et des relations. Didier Deschamps à la tête des Bleus, c’est lui. Quatre ans après, l’équipe de France a retrouvé les sommets et s’avance même vers la prochaine Coupe du monde avec une étiquette que beaucoup lui envient. Le nombre de licenciés repart à la hausse, le nombre de licenciées explose et pour la première fois, les aides distribuées au football amateur ont dépassé les 60 millions d’euros. « J’ai hésité longtemps, j’ai 75 ans. Mais je vous le dis, je n’ai pas de coup de mou. Je repars avec l’idée de faire quatre ans. » Et l’ambition de renégocier à la hausse le contrat qui lie les Bleus à leur équipementier. Le précédent, qui rapporte 42 millions d’euros par an jusqu’en 2018 à la FFF, était déjà un record. L’appel d’offres pour la période 2018-26 démarre avec un moral au beau fixe. Face à lui ? François Ponthieu, l’ancien président de la DNCG, qui était déjà candidat en 2012. L’avocat avait réuni 13% des suffrages.

25. Thomas Lemar
L’enfant de Baie-Mahault, en Guadeloupe, a toujours été une promesse, enfin surtout son pied gauche. D’abord à Caen, qui l’avait repéré lors d’une détection sur son île et où il avait explosé lors de sa première saison de Ligue 1, à seulement 18 ans. Puis à Monaco, où il a mis un peu de temps à digérer son transfert et son nouvel environnement mais où, déjà, quelques arabesques donnaient le sentiment qu’il avait quelque chose en plus sous la semelle. Il a vraiment changé de dimension cette saison. Dans l’élan de Wembley, un soir de Ligue des champions, où il remplaça au pied levé Nabil Dirar contre Tottenham, avant de marquer le but de la victoire monégasque en exécutant Hugo Lloris. Devenu incontournable dans le onze monégasque, il est un nouveau Bleu depuis que Didier Deschamps l’a appelé en novembre. A 21 ans, il offre une palette rare, entre justesse technique, vision du jeu et efficacité, notamment sur coups de pied arrêtés. L’envol est récent et on se dit que l’année 2017 devrait être placée sous l’influence prononcée de sa patte gauche. Très prononcée.

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