Équipe de France

Les 50 qui vont faire 2017 (5)

Ils ont le sort de la planète football entre leurs mains.

18. Pep Guardiola
On ne sait pas si City remportera un ou plusieurs titres à la fin de la saison. Mais une certitude, déjà, fait l’unanimité parmi ceux qui suivent de près comme de loin la Premier League et les Citizens depuis l’arrivée de Pep à leur tête. Si ce type n’est pas un magicien – quoique -, la façon qu’il a de dessiner ses équipes et leur façon de jouer forcent l’admiration. Petit flashback. Rappelez-vous le printemps dernier, quand City éliminait le Paris SG en quarts de finale de la Ligue des champions : Kevin De Bruyne était l’homme providentiel et Joe Hart celui par qui la bourde pouvait arriver. En quelques semaines, le Belge est devenu un milieu relayeur, Hart un joueur du Torino et City une équipe à trois défenseurs. Une équipe où les arrières latéraux sont des attaquants. Jesus Navas et Leroy Sané, par exemple, contre Chelsea début décembre. Un bloc à monopoliser le ballon, à dicter le rythme d’un match, à jouer tout simplement. Alors oui, Guardiola a quand même une sacrée influence sur ses joueurs, sur ses équipes surtout. La sienne s’appelle aujourd’hui City et on devrait en entendre parler en 2017.

19. Eden Hazard
Oubliée la galère de la saison dernière, avec en point d’orgue l’échec retentissant des Diables Rouges à l’Euro. Sous la houlette d’Antonio Conte et de son 3-5-2 d’école, Eden retrouve ses sensations et ça n’a pas tardé à se voir. Titulaire indéboulonnable depuis le début de la saison, il avait déjà marqué 8 buts après les 14 premières journées de Premier League. Des stats en adéquation avec ses performances dans le jeu et dans la droite ligne, aussi, de sa saison 2014-15, qui l’avait vu couronné meilleur joueur du championnat. Il a retrouvé son punch, sa vitesse et la simplicité. En un mot, sa fraîcheur. Antonio Conte y est pour beaucoup, c’est sûr, mais quand Eden redevient Hazard, c’est tout Chelsea qui est transformé et toute l’Europe qui bave d’envie. Alors, même s’il est sous contrat jusqu’en 2020, il faudra forcément rester attentif à sa situation quand on réglera les horloges sur l’heure d’été, au printemps.

20. Gianni Infantino
Il a toujours le costume, très bien taillé d’ailleurs, toujours la même coupe de cheveux, rien à redire, hein, et toujours le sourire, plein d’empathie. Mais Gianni Infantino n’est plus l’homme de main de Michel Platini à l’UEFA, celui qui amusait la galerie et animait comme un chef les tirages au sort des Coupes d’Europe. Président de la FIFA, le Suisse n’a pas tardé à montrer la couleur : une Coupe du monde à 40, l’arbitrage vidéo dès 2018. Il a d’emblée posé les projets et les réformes sur la table. Attaqué dès les premières semaines de son mandat, son nom a été évoqué dans l’affaire des Panama Papers. Mais il a été totalement blanchi par la commission d’éthique. Pour le moment, il faut bien reconnaître qu’il fait plutôt ce qu’il dit. « J’ai été élu sur un programme de réformes et je crois beaucoup en elles, en leur mise en place. » Pas mal de décisions seront prises en 2017. Au rayon hommes d’influence, difficile de trouver mieux.

21. Leonardo Jardim
Il a été raillé par certains lors de son arrivée à Monaco, moqué chaque week-end pour son drôle d’accent, quand il s’adresse à son interlocuteur en français. Vilipendé, c’est un peu moins rigolo, tout au long de la saison dernière, quand l’ASM était désignée comme l’équipe la plus triste du championnat, le Portugais a de quoi sourire cette saison. Mais il ne le montre même pas. Pas le genre de la maison. L’AS Monaco, qui carbure à une moyenne assez vertigineuse de 3 buts par match, est tout simplement la meilleure attaque d’Europe sur la première moitié de la saison. Leonardo Jardim a relancé Falcao, ce qui est déjà un exploit, et replacé Valère Germain au cœur du projet, pas une mauvaise idée non plus. Il met en place ses idées et fait taire tout le monde en renvoyant cette image du compétiteur hermétique à la pression. Surtout, à son contact, ses joueurs paraissent en progression perpétuelle. Tiémoué Bakayoko, Bernardo Silva, Kamil Glik, Thomas Lemar… On pourrait tous les citer. Ils sont l’équipe de Jardim. Une équipe qui commence à faire causer en Europe.

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