Équipe de France

Les 50 qui vont faire 2017 (2)

Ils ont le sort de la planète football entre leurs mains.

5. Mario Balotelli
Ça a été le pari le plus fou, le plus insensé et le plus improbable de l’été. Mario Balotelli, ancien génie et footballeur en perdition, à l’OGC Nice, qui aurait pu l’imaginer ? Sa dernière saison à Liverpool avait été calamiteuse, son prêt au Milan AC du même tonneau. Quand l’Italien a débarqué sur la Côte, il en était à 2 buts sur ses… 113 derniers tirs. Au Milan, la saison passée, il avait inscrit, en Série A, un but en 828 minutes de jeu. Est-ce l’air de la Côte qui l’a régénéré ? Pour son premier match de championnat contre l’OM, il réussit un doublé. Aujourd’hui, il en est à six pions en six matches de championnat, plus un autre en Ligue Europa. Certes, il ne joue pas tout le temps. Soit ménagé par son coach, Lucien Favre, soit en train de soigner des petits pépins physiques, mais au moins, « Super Mario » semble revivre du côté de l’OGCN. Il ne fait même plus de folie. A part, peut-être, cette Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio Verde d’une valeur de 81 000 € qu’il vient tout juste de s’offrir et qui peut atteindre une vitesse de pointe de 307 km/h. Prudent, il a dans le même temps commandé une… Fiat 500. Sacré Mario !

6. Marcelo Bielsa
Il ne lui avait fallu que quel­ques semaines pour devenir l’idole du Vélodro­me. Et depuis que Marcelo Bielsa a extrait son séant de la glacière marseillaise, on ne cesse de l’envoyer un peu partout à travers le monde. Dès sa démission de Marseille, certains l’imaginaient déjà à la tête de l’équipe nationale du Mexique, qu’il a refusée. L’été dernier, c’était la Lazio Rome, où il a effectivement signé avant de se rétracter deux jours plus tard. Quand Gérard Lopez était sur la reprise de l’OM, son nom a de nouveau fuité. Encore raté. Et quand le même Gérard Lopez a fini par jeter son dévolu sur le LOSC, la rumeur Bielsa est encore revenue, sans davantage de suites. L’extravagant mais talentueux « Loco » devrait, on n’en doute guère, alimenter la chronique au printemps. Et se lancer vraiment dans un nouveau challenge ? Bonne question !

7. Nathalie Boy de la Tour
Dans le tohu-bohu qui a précédé, cet automne, l’élection du président de la Ligue, c’est un(e) outsider(euse) qui est sorti(e) du chapeau. En octobre, l’affaire avait tourné au véritable fiasco, dans un tintamarre invraisemblable. En novembre, Raymond Domenech paraissait bien placé, avant d’être finalement retoqué. C’est donc Nathalie Boy de la Tour qui a, en fin de compte, été élue. Celle qui se rêvait danseuse dans son enfance a découvert le monde du ballon rond en créant, avec deux associés, le salon « Galaxy Foot » en 2004. Elle s’attelle ensuite à la construction de la Fondation du football avant d’entrer au conseil d’administration de la Ligue en 2013. Dans la confusion du dernier automne, on lui a proposé de prendre la présidence par intérim. Elle a refusé, requérant un véritable mandat. Accepté. Et si les statuts, aujourd’hui, semblent donner plus de pouvoir au directeur général, en l’occurrence Didier Quillot, la dame qui n’est pas née en Haute-Savoie mais à Saint-Cyr-l’Ecole, dans les Yvelines, n’a pas l’intention d’être une potiche dans son nouveau rôle. On a le droit de lui faire confiance et on pourra s’en apercevoir sur les premiers dossiers à traiter à la Ligue, dès début 2017. Wonder Woman ?

8. Gianluigi Buffon
Gigi l’éternel ! En novembre, durant la confrontation amicale entre l’Italie et l’Allemagne (0-0), Gianluigi Buffon a étrenné sa 167e sélection. Il a rejoint ce soir-là l’Espagnol Iker Casillas, devenant le joueur le plus capé en Europe ex aequo. A 38 ans, le mur de la Juve n’a absolument pas l’intention de raccrocher les gants. Imaginez un peu l’Italie en finale de la Coupe du monde en Russie dans 18 mois. Le record toutes catégories de l’Egyptien Ahmed Hassan (184 sélections) serait alors réduit en cendres. Son meilleur souvenir date d’un 9 juillet, en 2006 (« Je me rappelle encore de mon arrêt sur la tête de Zinédine Zidane en fin de match. Je n’en ai jamais reparlé avec Zizou ») et pourtant, on l’aime quand même. Parce que ce type n’est pas qu’un joueur de foot. Buffon, ça va au-delà. Même des chiffres. Buffon, c’est aussi celui qui fait arrêter les sifflets à Bari, en septembre, pendant la Marseillaise, avant Italie-France. Une certaine influence, le Monsieur. Un seigneur, l’étalon italien. Un seigneur éternel.

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