Équipe de France

Les 50 qui vont faire 2017 (12)

Ils ont le sort de la planète football entre leurs mains.

46. Diego Simeone
« El Cholo » a mis tout l’Atlético en émoi, début décembre, en répétant qu’il reviendrait un jour à l’Inter Milan. « Ce n’est ni une information, ni une nouveauté. Mon futur est très clair. Je vais, un jour, entraîner l’Inter. » Celui qui n’a joué que deux saisons en Lombardie y a tout de même remporté la Coupe de l’UEFA aux côtés de Youri Djorkaeff et Ronaldo. Ça marque. Il y aura laissé, comme partout, une trace indélébile. Sous contrat à l’Atlético jusqu’en 2018, son nom revient de toute façon régulièrement sur la table. Parce qu’il a quelque chose d’unique dans sa façon de manager, de coacher et de façonner ses équipes, l’Argentin sera une nouvelle fois au cœur du jeu dans les mois à venir. Et puisqu’il sera toujours à l’Atlético d’ici là, il faudra, encore une fois, être très fort pour sortir les Matelassiers de la course en Ligue des champions.

47. Tite
Nommé en juin à la tête d’une Seleçao au fond du trou, l’inconnu Tite enchaîne les miracles depuis. Il a redonné confiance à ses joueurs, meurtris depuis le 1-7 contre l’Allemagne en demi-finales de la Coupe du monde 2014 et deux ans d’échecs retentissants de Dunga derrière. Il a rajeuni l’équipe, en s’appuyant sur les champions olympiques 2016 comme Gabriel Jesus, Marquinhos ou Renato. Il a enlevé le brassard à Neymar, en le faisant tourner au sein de l’équipe, et il a libéré l’attaquant du Barça, qui évolue exactement comme en Catalogne, côté gauche. Depuis juin, la Seleçao est invaincue. Comme un symbole, elle a terrassé l’Argentine 3-0 en novembre au stade Mineirao, le lieu du crime allemand. Comme pour exorciser pour de bon le traumatisme. Si le Brésil bat l’Uruguay le 23 mars, Tite aura battu un record datant de 1969 : le plus grand nombre de victoires consécutives lors des éliminatoires d’une Coupe du monde. La Seleçao en est à six.

48. Arsène Wenger
Personne ne fait mieux. Personne ne regarde aussi loin. A 67 ans, l’Alsacien est devenu une exception dans le milieu, surtout depuis la retraite de Sir Alex Ferguson, qui le laisse seul au royaume des dinosaures. On en fait trop ? Pas vraiment, si l’on précise qu’il vit sa 21e saison à la tête des Gunners ! Wenger fait le job, comme on dit. Et comme à Bâle, où Arsenal est allé s’imposer 4-1 au soir de la dernière journée de la première phase de la Ligue des champions, pendant que Paris toussait contre Ludogorets au Parc. On verra au printemps mais dans le sillage d’Alexis Sanchez et d’un Mesut Özil redevenu magique cette saison, il y a matière, comme on dit. Surtout, Arsène continue de décider. Özil, justement, et Sanchez, qui veulent renégocier à la hausse leur salaire, sont en train de s’en apercevoir. Arsène the boss, tout simplement.

49. Zinédine Zidane
Il n’y a pas un an qu’il est l’entraîneur du Real Madrid et déjà, il court après les records. Vainqueur de la Ligue des champions après cinq mois de bail, il fallait déjà l’imaginer, celle-là. Voilà maintenant que la Maison Blanche interdite de recrutement. Il faut toujours le rappeler : le Real a égalé contre Dortmund, en Ligue des champions, son record en matière d’invincibilité : 34 matches, toutes compétitions confondues. Jamais, depuis la saison 1988-89 (l’équipe était alors entraînée par Leo Beenhakker), il n’avait connu pareille fête au niveau de ses résultats. Il y avait la patte magique de Zidane. Il y a maintenant la patte Zidane. Elle réalise de sacrés tours aussi.

50. Andoni Zubizaretta
Le nouveau directeur sportif de l’OM arrive à Marseille pour mettre en œuvre plusieurs chantiers à la fois. Recruter malin. Attirer quelques grands noms. Tisser les liens entre la structure pro et le centre de formation, histoire de pouvoir – enfin – s’appuyer sur quelques fondations maison, ce qui n’est pas inscrit dans les plans à Marseille. Si Zubi a déjà annoncé la couleur pour le mercato de janvier, en répétant que le paquet serait surtout mis l’été prochain, chacun de ses choix sera scruté à la loupe. L’Espagnol a la pression. Il le sait. Il est venu pour ça. Après l’Athletic Bilbao et le Barça, son CV parle pour lui. On va voir l’étendue de ses réseaux d’influence. Mais s’il est là, il doit avoir donné quelques garanties. Le duo Frank McCourt-Jean-Henri Eyraud n’a pas l’air d’être venu pour compter les doses de pastis.

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