Équipe de France

Jean-Michaël Seri, very, very Nice

Le milieu de terrain ivoirien Jean-Michaël Seri a réalisé une première partie de saison en fanfare avec l’OGC Nice. Buteur et surtout passeur décisif, il a gagné sa place de titulaire pour former un tandem virevoltant avec Valère Germain dans le couloir gauche.

Il a fait son entrée dans le championnat de France sur la pointe des pieds, l’été dernier. Six mois plus tard, c’est à pas de géant que Jean-Michaël Seri avance. Il ne fait pas autant parler de lui qu’Hatem Ben Arfa et il serait même plutôt dans son ombre. Mais finalement, cette situation ne le gêne pas vraiment. Au contraire. En seulement quelques semaines, il a répondu aux attentes que les dirigeants niçois avaient placées en lui. Et elles étaient plutôt élevées : consolider le milieu de terrain aux côtés de l’étoile montante Vincent Koziello et redonner un allant offensif à un club dans le dur depuis quelques années.
Claude Puel n’a pas mis très longtemps à lui accorder toute sa confiance. Le milieu ivoirien a disputé toutes les rencontres de la phase aller de Ligue 1 dans la peau d’un titulaire. Il est devenu un élément discret mais parfaitement incontournable de l’OGCN, telle une machine parfaitement rodée, grâce à une belle technique et une grosse présence dans les zones de récupération du ballon. Fin novembre 2015, il n’a eu aucune pitié, mettant le milieu de terrain lyonnais au supplice (l’OGC Nice s’est imposé par trois buts à zéro). Ce jour-là, Jordan Ferri et Rafael avaient fait la connaissance de Seri mais ils n’avaient pu que le voir passer.
Il est rare de pouvoir tirer un bilan sportif au bout de seulement six mois mais aujourd’hui, le million d’euros investi par Jean-Pierre Rivère semble avoir déjà été largement rentabilisé. En tout cas, l’intéressé s’est parfaitement fondu dans le collectif azuréen et il rêve désormais de sommets encore plus hauts : « Nice m’a respecté dès les premiers contacts et je suis conscient que porter ce maillot constitue un privilège. Je fais tout pour l’honorer comme il se doit. » Nice, son style de jeu si particulier et ses joueurs de poche : l’ensemble lui va comme un gant et c’est à la vitesse de l’ultrason qu’il s’est adapté à son nouvel environnement.
Avec Ben Arfa, Germain et Koziello, Seri et l’attaque du Gym ont réalisé des miracles durant la première partie de saison. Cela donne la bagatelle de 25 buts en dix rencontres, soit l’un des meilleurs ratios européens. Pour un club souvent habitué à lutter pour le maintien ces dernières années, le changement est aussi brutal que plaisant. Et son nouveau quatuor offensif n’y est évidemment pas étranger.
Pourtant, il y a encore à peine quatre ans, rien ne prédestinait l’Ivoirien à atteindre ce niveau. Jean-Michaël Seri est de ceux dont la carrière a basculé de manière inattendue. De la Côte d’Ivoire (en 2010) aux pelouses de Ligue 1 (en 2015), le chemin parcouru semble très long. Et il pourrait encore s’allonger en sélection. Jean-Michaël a été appelé, pour la première fois, en 2015, sans entrer en jeu. Une juste récompense pour ces premiers mois très réussis sur le sol français. D’ailleurs, ceux qui sont passés par le poste de sélectionneur des Eléphants ne tarissent pas d’éloges en évoquant le milieu de terrain de 24 ans. « C’est un garçon doué, qui a besoin de jouer. Il est intelligent dans le jeu et possède une bonne technique. Maintenant, il s’agit d’un petit gabarit, donc il a encore besoin de travailler sur certaines choses », disait Sabri Lamouchi (sélectionneur entre 2012 et 2014). « Il s’agit d’un joueur capable de conserver le ballon et qui possède une belle activité », complétait Hervé Renard (2014-15).
Pour le reste, l’avenir de Seri devrait, au moins à moyen terme, continuer à s’écrire le long de la côte niçoise. Surtout vu l’attachement de la direction du Gym et de Claude Puel vis-à-vis de leur trouvaille.

Camille LEDUN / PLANETE FOOT

Sur la piste de Carlos Eduardo
En 2013, alors qu’il évoluait avec l’équipe réserve du FC Porto, Jean-Michaël Seri avait croisé la route de Carlos Eduardo, avec lequel il est ensuite resté en contact. Deux ans plus tard, lorsque l’Ivoirien a reçu une offre de l’OGC Nice où avait été transféré le Brésilien, il n’a pas vraiment hésité. Il a d’abord pris son téléphone pour demander quelques conseils à son ami et dans la foulée, il est monté dans l’avion, direction la Côte d’Azur.

Profil
■ Né le 19.07.1991 à Grand-Béréby (Côte d’Ivoire)
■ Milieu
■ 1,68 m, 65 kg
■ Roadbook : ASEC Mimosas (C.I., 2010-12), Porto B (POR, 2012-13), Paços Ferreira (POR, 2013-15), Nice (depuis 2015).

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