Équipe de France

Inside Clairefontaine

Le lieu de résidence de l’équipe de France a subi un sérieux lifting ces dernières années. D’abord avec la réfection du Château, où logent les joueurs et le staff, puis à travers la sortie de terre d’un tout nouveau bâtiment principal, inauguré en avril. Un chantier colossal. Un résultat saisissant. Visite guidée de l’historique mais tout nouveau quartier général des Bleus à l’Euro.

Le « Couvent », comme le surnommait Bixente Lizarazu lors de la Coupe du monde 1998, n’est plus tout à fait le même. Le Centre Technique National de Clairefontaine est toujours là, Domaine de Montjoye, en forêt de Rambouillet, toujours à quelques encablures de l’autoroute, à une grosse demi-heure de la Porte d’Italie si tout va bien. Mais le changement est à l’intérieur. C’est une fois qu’on y pénètre que l’on comprend. On a montré patte blanche, la barrière s’est levée. Alors, on est entré…
D’abord, il y a eu la réfection du Château. La Résidence des A. Là où logent les joueurs et les joueuses de l’équipe de France. Là où chacun, chacune tremble les soirs de première, quand il faut monter sur la chaise pour chanter la chanson du bizuth, là où tous ont leurs habitudes, leurs repères par la suite.
Pourtant, question repères, il faut bien avouer que le CTNF nouvelle formule a de quoi surprendre. Les grandes arcades qui se dressaient tout autour du bâtiment principal ? Disparues. La Coupe du monde, sur la pelouse, pas très loin de l’entrée du centre, qui rappelait qu’il s’était passé quelque chose dans le coin ? Déplacée mais toujours bien là, elle. C’est vrai que le tout méritait un léger coup de fraîcheur. Mais là, c’est une tornade qui est passée. Et c’est impressionnant.
Les travaux ont été lancés en mars 2014, ils auront duré deux ans. Aujourd’hui, le nouveau bâtiment, qui s’étend sur 5 200 m2 (contre 1 200 m2 pour le précédent, plus de quatre fois la mise, donc), regroupe la Direction Technique Nationale (DTN), toute l’administration du CNF (Centre National du Football), l’Institut de Formation, sans oublier le pôle audiovisuel et l’espace dédié aux séminaires, avec notamment deux amphithéâtres (250 et 110 places). En tout, plus de 900 m2 de salles de réunion et de bureaux.
Au rez-de-chaussée de cet espèce de paquebot architectural, l’immense salon Jules Rimet (600 m2) et un musée entièrement dédié à l’histoire de l’équipe de France (300 m2). On y trouve des maillots, bien sûr, une collection impressionnante de plus d’un siècle en bleu, des ballons de certains matches historiques mais aussi des objets plus inattendus, comme ce siège (ah, s’il pouvait parler celui-là) du stade Centenario de Montevideo où s’est disputée la première Coupe du monde en 1930. Evidemment, il y a un espace dédié au 12 juillet 1998 qui fout un peu le frisson quand même, avec le paperbord original du « Dimanche 12 », tel qu’il a été écrit par Aimé Jacquet et son staff, pas très loin de la réplique de la Coupe du monde.
Didier Deschamps connaît la portée symbolique de la chose au moins autant que la qualité du lieu. « Se retrouver ici, c’est toujours particulier. C’est un endroit riche en émotions pour moi, qui représente beaucoup de bonheur. Après mes émotions de joueur, j’y suis revenu pour passer mes diplômes d’entraîneur parce que c’est aussi ça, Clairefontaine. C’est la maison du foot français. La maison de l’équipe de France. On s’y sent chez nous. »
Voilà pour le symbole. Et pour la qualité ? « Les conditions de travail sont vraiment au top. Entre les infrastructures, les terrains qui ont été refaits récemment et l’hébergement, les conditions sont optimales à tous les niveaux. » Une idée développée par Noël Le Graët, plutôt fier lui aussi du résultat. « Clairefontaine, ce n’est pas seulement la résidence de l’équipe de France A. C’est aussi les sélections de jeunes, les féminines, la formation, des stages de détection, des séminaires… C’est un outil pour l’ensemble du football français. Une référence. » Toute neuve et toute belle, qui nous ferait presque adhérer à cette citation anonyme (signée : une petite fille) qui lézarde la façade du hall d’entrée, en bas, côté salon Jules Rimet : « Tu préfèrerais un petit frère ou une petite sœur ? – Un ballon ! »

Clairefontaine, c’est où ?
900. Le nombre d’habitants de cette petite commune parmi les 51 qui forment le Parc Naturel Régional de la Haute Vallée de Chevreuse. La forêt d’Yveline pour nature, les gros chênes et les rhododendrons pour cadre. Clairefontaine, c’est la quiétude à six kilomètres seulement du centre-ville de Rambouillet. Mais cette quiétude a un certain coût. Difficile de trouver une maison, pardon, une villa, un manoir ou une authentique longère à moins de 500 000 euros. Avec un petit million de bugdet, vous avez plus de chances de dénicher votre bonheur. Une seule route (départementale) passe dans le village. Sinon, c’est plutôt du chemin vicinal et de la voie privée. C’est donc là, sur les hauteurs du Château Ricard (ancien lieu de rassemblement de l’équipe de France de rugby), que le CTNF est né en 1988, à l’initiative de Fernand Sastre. Forêt domaniale de Rambouillet, département des Yvelines, région Ile-de-France.

Populaires

Presse magazines

Société d’Édition de Sites Internet Musicaux et Sportifs

Vélo Tout Terrain Planète Cyclisme City Ride Ride it

© 2017-2018 Editions Blue Print / SESIMS

To Top