Équipe de France

Imanol Harinordoquy-Maxime Médard, mots croisés

Interview décalée avec un avant et un arrière de l’équipe de France, histoire de pénétrer dans l’intimité des Bleus. Ambiance assurée…

UNIVERS DU RUGBY : Quelle a été ta plus grosse fête dans le rugby ?
Maxime Médard :
C’était en 2008 après le titre de champion de France avec Toulouse. Mon premier avec le Stade. Derrière, il y a eu une bonne nouba. Quand tu rentres dans ta ville avec le Bouclier, c’est vraiment spécial.
Imanol HARINORDOQUY (ci-dessus en photo) : La fête organisée par le B.O. en fin de saison, après notre défaite dans les barrages du Top 14. On a fait une journée méchoui dans une ferme un peu perdue à Ascain, près de Saint-Jean-de-Luz. On a été reçu par une famille vraiment incroyable… On s’est régalé !

UDR : La meilleure farce que tu aies faite à tes partenaires ?
M.M. :
J’essaie de mettre un canard dans une chambre mais je n’ai pas encore réussi. Je ne me décourage pas, donc méfiance les gars…
I.H. : Je ne peux pas la raconter… Tout le monde pense que c’est moi mais personne n’a de preuve. En revanche, je n’attaque jamais gratuitement. Attaque gratuite, réponse disproportionnée !

UDR : Quel est le vestiaire où tu as le plus de frissons ?
M.M. :
Je ressens toujours une émotion particulière dans notre vestiaire à Ernest-Wallon. J’ai la chance de pouvoir représenter ma ville, étant né à Toulouse. J’ai réalisé un rêve d’enfant en jouant pour le Stade Tou­lousain. Depuis mes débuts au Stade, ce vestiaire respire une atmosphère particulière. J’ai mon casier avec mon nom, ça suffit à mon bonheur depuis six ans.
I.H. : Anoeta, le stade de Saint-Sébastien.

UDR : Quel est le plus beau maillot que tu aies échangé ?
M.M. :
Sans aucun doute celui de Mils Muliuana, l’arrière des All Blacks.
I.H. : Quand je jouais en moins de 21 ans, j’étais capitaine pour la Coupe du monde en Australie. J’avais offert un maillot à Sean Fitz­patrick et lui m’en avait donné un des Blacks. Ce n’était pas un vrai échange d’après-match mais pour moi, c’était un cadeau incroyable. Ça m’a marqué.

UDR : Quelle est la plus grande gueule chez les Bleus ?
M.M. :
Vincent Clerc.
I.H. : On est 33 quand même… Allez, Morgan Parra !

UDR : A qui confierais-tu le but de la gagne à la dernière seconde d’une finale de Coupe du monde ?
M.M. :
A moi ! Non, je rigole. Je le file à Imanol…
I.H. : Dimitri Yachvili, sans hésitation. J’ai confiance en lui, je le côtoie en club et il fait preuve d’un sang-froid incroyable. Il m’a déjà fait gagner des finales.

UDR : Quel est le joueur que tu voudrais avoir dans ton équipe de club ?
M.M. :
Il y en a tellement… Je n’ai pas envie de faire de jaloux ou de déçus.
I.H. : Les meilleurs joueurs du championnat sont en équipe de France… Je prends Maxime. Il est jeune, il pourrait jouer longtemps avec moi… (Rires) Il a de nombreuses qualités et un gros potentiel. Il a un profil qui me plaît avec ses relances et son jeu. Si je devais ajouter un joueur interna­tional en équipe de France, je prendrais Dan Carter.

UDR : Pour quel joueur serais-tu prêt à payer ta place au stade ?
M.M. :
James O’Connor, l’Australien. C’est le top, ce mec !
I.H. : Honnêtement, j’adore le rugby. Même pour aller à Biarritz, je paye ma place. Chaque joueur paie un abonnement et je trouve cela très bien. J’aime bien regarder une équipe plus qu’un joueur.

UDR : Avec quel joueur n’aimerais-tu pas chercher d’embrouilles ?
M.M. :
Le Montpelliérain Mamuka Gorgodze.
I.H. : C’est compliqué, tout ça ! Aucun… Ça va, en équipe de France, ils sont tous cools.

UDR : Quel est le joueur le plus drôle ?
M.M. :
Cédric Heymans et Fabien Barcella.
I.H. : Y’en a beaucoup, des comiques… Il y a les vrais comiques et les faux qui s’amusent à faire des blagues un peu sournoises dans les chambres… Le plus drôle est Fabien Barcella.

UDR : Quel est le joueur le plus athlétique chez les Bleus ?
M.M. :
Yoann Huget*.
I.H. : Je ne vois pas…

UDR : Le plus guerrier ?
M.M. :
Dimitri Yachvili.
I.H. : Il y en a quelques-uns… Disons Lionel Nallet.

UDR : Quel est le joueur le plus chambreur dans l’équipe ?
M.M. :
Vincent Clerc.
I.H. : Sylvain Marconnet.

UDR : Quel est le joueur français qui a le plus de succès auprès des filles ?
M.M. :
Cédric Heymans, c’est pas mal mais il est battu par Vincent Clerc… (Il éclate de rire)
I.H. : Yoann Huget*, surnommé « Giuseppe ». C’est un peu un faux Italien. On pense qu’il vient du Portugal, en fait !

UDR : Vous avez joué le jeu dans cette interview décalée, merci messieurs…
M.M. :
Ça permet de décompresser un peu. On s’est bien marrés !
I.H. : C’était avec plaisir !

* Interview réalisée avant l’exclusion du Bayonnais.

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