Étranger

Face-à-face : Sergio Ramos VS Thiago Silva

A gauche, Sergio Ramos, talent multicartes, Dark Vador du Real et de l’Espagne. A droite, Thiago Silva, roc et capitaine de la Seleçao, Luke Skywalker du PSG. Choix des armes et duel au sabre au pays des étoiles…

■ RELANCE

Sergio Ramos : 8/10
Reconverti défenseur central, il a longtemps évolué dans le couloir droit où il était d’ailleurs déjà considéré comme le meilleur au monde. A droite, il prenait le couloir et offrait des solutions offensives. Dans l’axe de la défense, il est certes très largement au-dessus de la moyenne au niveau de la qualité technique de la relance mais reste en dessous de Thiago Silva, sans doute le numéro un dans ce domaine. Sergio Ramos ne se hasarde pas, par exemple, à effectuer une première relance verticale du pied gauche. Thiago Silva si.

Thiago Silva : 10/10
Pas la peine d’en rajouter. Dès ses premières touches de balle avec le PSG (en Ligue des champions contre le Dynamo Kiev, match au cours duquel il a marqué), tout le monde est tombé d’accord. Sa qualité technique se conjugue au plus que parfait. Il choisit toujours la passe juste. On ne trouve pas plus sûr ni plus calme à son poste. Aussi précis axe gauche que droit puisqu’il joue sans problème des deux pieds.

■ DUELS

Sergio Ramos : 9,5/10
On peut faire plus jeune ou plus vieux que son âge. Ramos, lui, fait plus grand que sa taille. Quel que soit le gabarit qu’il se coltine au marquage, on a toujours l’impression qu’il est au moins aussi grand que son adversaire. Et pourtant, avec son 1,83 m, l’Espagnol rend souvent les centimètres. Sa détente et son explosivité lui permettent de s’élever plus haut qu’on ne l’imagine, son goût pour le duel et sa grinta le rendent souvent infranchissable. Un petit bémol : un excès d’engagement qu’il a corrigé depuis ses débuts (qu’est-ce qu’il filait !) mais qui le guette toujours. Souvent puni d’un carton.

Thiago Silva : 9/10
« Avec lui derrière, personne ne passe. Pas la peine de s’inquiéter. » Les mots sont de Zlatan Ibrahimovic et datent de son arrivée à Paris. Le géant suédois, qui s’y connaît en marquage et en défenseur centraux, a appris à l’apprécier à Milan. Peut-être a-t-il un peu aussi survendu le produit. Thiago fait la même taille que Ramos mais donne l’impression d’être plus petit. A son avantage : il ne se jette que très rarement et sait récupérer le ballon en restant debout. Il préfère par ailleurs jouer avec un vrai stoppeur. Alex ou Sakho, c’est très bien pour lui. Sergio Ramos serait parfait aussi !

■ IMPACT

Sergio Ramos : 9/10
Leader naturel, il s’impose et en impose partout où il joue. Pièce maîtresse, dès son plus jeune âge, au FC Séville, Sergio Ramos ne s’est pas démonté lorsqu’il a rejoint le Real, dont il porte aujourd’hui le brassard. Il est sûr de lui, c’est un vrai compétiteur au plus haut niveau. Pour Ramos, chaque match est une remise en question totale. Normal quand on enchaîne les semaines à trois rencontres avec Lionel Messi et Robin Van Persie comme voisins de palier, comme il le fit début mars. Son pain quotidien. Il peut pécher par gourmandise. Dans le vestiaire du Real, il est un gardien du temple mais aussi parfois un pyromane. Son côté sudiste sans doute.

Thiago Silva : 10/10
Au Paris SG, on met tout en œuvre pour couver ses stars. Avec lui, c’est particulier. Carlo Ancelotti avait retardé le retour aux affaires de son boss par crainte d’une rechute. Il a fait sans lui début 2013. Il était hors de question de partir à l’assaut du printemps sans son Thiago Silva. Zlatan a refusé le brassard ? Pas lui. Partout où il passe, il est le patron. C’est comme ça, c’est naturel et ça veut tout dire. Capitaine de la Seleçao, quand même… Il faut voir comment, tant par le geste que la parole, il transpire l’autorité. Et autant sur Clément Chantôme que sur Zlatan Ibrahimovic. Le Barça lui fait du charme et il a clairement envie de s’en aller. Autant pour le prestige du club catalan (le PSG ne peut pas encore lutter) que pour l’offre mirobolante qui lui a été soumise…

■ EXPERIENCE

Sergio Ramos : 10/10
Il ne lui aura fallu que deux saisons pleines au FC Séville, où il avait été formé, pour attirer les gros poissons. Après ? Sergio a bouclé une huitième saison au Real. On a coutume de dire que, rayon expérience justement, une seule là-bas vaut trois ou quatre ailleurs. Celle qu’il vit avec la Roja, équipe à battre depuis plus de quatre ans maintenant, donne encore plus de poids à la valise. Une valise de latéral puis de défenseur central. La valise d’un monstre d’expérience. Archi-pleine.

Thiago Silva : 10/10
Son premier passage en Europe (à Porto puis au Dynamo Moscou en 2004-2005) a constitué un échec total. En même temps qu’une expérience indélébile. Atteint par le virus de la tuberculose, le Brésilien est resté cloué sur un lit d’hôpital six mois. Même à 49 millions d’euros le transfert à Paris, le foot paraît toujours plus léger après ça. De retour au pays, il s’est fait virer de Flamengo, non retenu, et envisageait d’arrêter le foot ! Heureusement, Fluminense lui a offert une seconde chance, qu’il a saisie pour ne plus rien lâcher. L’expérience avec un grand E.

■ PALMARES

Sergio Ramos : 10/10
Comme pour tout joueur du Real qui se respecte, les trophées se bousculent dans la maison de famille. Celle des Ramos abrite, en plus, deux championnats d’Europe et une Coupe du monde. Déjà inégalable. Et il y reste de la place.

Thiago Silva : 8/10
Une Coupe du Brésil avec Fluminense, une Supercoupe d’Italie et un Scudetto avec le Milan AC, un titre de champion de France avec le Paris SG. Médaille d’argent aux J.O. de Londres, il a remporté son premier trophée international avec la Coupe des confédérations. S’il n’arrive pas au protège-tibia de son adversaire madrilène, c’est dans ce domaine.

■ VERDICT
Sergio Ramos : 46,5/50
Thiago Silva : 47/50

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