Équipe de France

Face-à-face : Diego Godin VS Raphaël Varane

A gauche, Don Diego, le sang rouge de l’Atléti et la Céleste dans le cœur. Le soldat de Diego « Cholo » Simeone, l’Uruguay à corps perdu. A droite, Don Limpio, Monsieur Propre du Real et Bleu jusqu’au bout des ongles. Le sergent de Zinédine Zidane, un Ch’ti devenu grand. Mais au fait, qui est le meilleur défenseur de la Liga ?

Jeu de tête

Raphaël Varane
Pas facile d’enlever des points quand il n’y a rien à jeter. Le domaine aérien, c’est domaine réservé chez Raphaël, qui pèse déjà bien lourd avec ses 191 centimètres, auxquels il faut ajouter sa détente assez phénoménale. Sa lecture du jeu, qui lui permet d’anticiper et donc de gagner du temps – mais on en reparlera plus loin – est un atout de plus dans son timing aérien. En défense, il sait s’imposer au duel. L’image de Matts Hummels au Maracana en 2014 est de plus en plus gommée, voire totalement effacée. Et en phase offensive, quand il déboule lancé, ça fait toujours occasion, parfois but. Du lourd.
10/10

Diego Godin
Il rend quelques centimètres à Varane au niveau de la taille mais sinon, c’est tout pareil. Pas de raison d’enlever un point à celui qui est considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de l’espace aérien du monde. On insiste un peu mais la photo qu’on vous propose ne ment pas non plus. L’Uruguayen possède ce don, à la tombée d’un ballon, de se trouver souvent au bon endroit au bon moment. Soit en avance grâce à son placement, soit en domination grâce à sa grinta et son timing de feu. Il est, à l’instar de notre Monsieur Propre national, une assurance tous risques devant son gardien et un danger permanent dans la surface adverse.
10/10

Placement, anticipation, relance

Raphaël Varane
Sa marque de fabrique depuis tout petit. C’est par sa science du jeu et de l’anticipation qu’il s’est fait remarquer à ses débuts. Toujours debout, toujours en avance, voilà le parfait exemple du footballeur qui joue avec sa tête. Il voit tout, il voit loin, sa vitesse de course lui permet de venir couper les balles en profondeur dans le dos de son latéral. C’est un cérébral et c’est aussi pour cela qu’il s’agit d’un phénomène. Car techniquement, le Madrilène n’a non seulement pas de problème avec le ballon mais il peut aussi se servir sans souci de son pied gauche pour relancer latéralement.
10/10

Diego Godin
Un modèle du genre, aussi bien dans la science du placement que la science des déplacements. Godin, c’est le patron de la défense, quelle que soit la défense dans laquelle il se trouve. A l’Atlético, il est devenu le boss de Simeone et ça veut tout dire, puisqu’« El Cholo » construit surtout ses équipes autour d’un bloc. Mais c’est pareil avec la Celeste où il règne en maître sur la ligne de derrière. Il va peut-être moins vite que Varane mais c’est aussi un faux lent, capable, même à rebours, de revenir couper in extremis dans une situation désespérée. Parce qu’il joue lui aussi avec sa tête. Un maître du genre.
10/10

Poids dans l’équipe

Raphaël Varane
Là, il n’y a pas match. OK, Raphaël est l’un des capitaines de Didier Deschamps. Il est même devenu le plus jeune capitaine des Bleus de l’après-guerre et le brassard lui sied plutôt (très) bien. Il va naturellement vers les autres et assume son statut en équipe de France. Mais dans le quotidien de Madrid, il ne pèse pas bien lourd dans l’ombre de Cristiano Ronaldo et, à un degré moindre, de Sergio Ramos par rapport à Diego Godin, qui est le relais et le leader naturel de l’Atlético. Il a encore du temps pour le devenir, l’avenir parle pour lui mais la photographie actuelle ne laisse pas de place au doute.
7/10

Diego Godin
Il est un emblème de l’Atlético et le capitaine de l’Uruguay. Il est considéré comme le meilleur défenseur de la Liga espagnole et l’un des meilleurs spécialistes au monde à son poste. Il parle beaucoup, use de toute son expérience sur le corps arbitral et passe parfois, grâce à elle, entre les gouttes et les cartons. A 30 ans, il se trouve dans la force de l’âge et ses 107 sélections avec la Celeste veulent tout dire : nous avons là un héros très discret, certes, mais un héros national à Montevideo. Un monument.
10/10

Expérience

Raphaël Varane
A 23 ans, il a déjà tout connu ou presque. Il a passé son baccalauréat en raccrochant au nez de Zidane, on l’a assez écrit. Il a disputé un quart de finale de Coupe du monde, a manqué l’Euro sur blessure mais est venu soutenir les troupes, se retrouvant au milieu de ses potes, sur la pelouse du Stade de France, dans la tristesse de la défaite en finale. Et s’il n’a pas deux mais un seul club espagnol à son CV, contrairement à Godin, difficile de dire qu’un garçon qui dispute sa sixième saison au Real, à son âge, soit en retard sur quiconque.
9/10

Diego Godin
Il est un centenaire au pays et ça commence à compter, forcément. Godin, c’est 107 sélections avec la Celeste et une Copa America 2011 dans la besace. Il s’agit d’un monstre de régularité, d’un joueur à plus de 50 matches par saison depuis bientôt dix ans, une valeur sûre. Mais à y regarder de plus près, l’artiste ne compile « que » deux clubs différents en Espagne. Après le CA Cerro et le Nacional Montevideo, il est arrivé à Villarreal en 2007 puis a rejoint l’Atlético en 2010. Une jolie carte postale mais de là à toiser Raphaël…
9/10

Palmes

Raphaël Varane
Aucun trophée pour Rapha avec l’équipe de France. Une question de temps, on l’espère. Mais au Real, ça commence à chiffrer : champion d’Espagne (2012), Copa del Rey (2014), un Mondial des clubs (2014, en attendant 2016…), une Supercoupe d’Europe (2016) et deux Ligues des champions (2014 et 2016), même s’il n’a pas disputé la finale cette saison, blessé. Les deux fois vainqueur face à l’Atlético Madrid de Diego Godin en finale. Ça vaut un petit point de plus, non ?
9/10

Diego Godin
Il a tout gagné en Espagne avec l’Atlético. La Liga en 2014, la Coupe du Roi en 2013, la Supercoupe en 2014. Il a soulevé deux Supercoupes d’Europe aussi, en 2010 (il venait d’arriver) et en 2012, après avoir remporté la Ligue Europa au printemps. Une Copa America trône dans son salon aussi, souvenir de 2011. Mais il lui manque la dernière touche avec ces deux finales perdues en Ligue des champions en 2014 et 2016. A chaque fois face au Real Madrid de Raphaël Varane…
8/10

Verdict
Raphaël Varane, 45/50
Diego Godin, 47/50

Populaires

Presse magazines

Société d’Édition de Sites Internet Musicaux et Sportifs

Vélo Tout Terrain Planète Cyclisme City Ride Ride it

© 2017 Editions Le Nouveau Sportif / SESIMS

To Top